‹ Œuvres, évêque de ClermontChapitre 39 sur 96 · Î20 LE MERCREDI DES GENDRES · texte numérisé non relu

Î20 LE MERCREDI DES GENDRES

Font ce qai s'est écoulé de yos jcmrs n'est que comme un pokit qq i disparott et qui tous échappe. Tout ce qui tous reste va dtsparoltre en an clin-d'œil. Mettez donc à profit ce moment, pour pleurer les égarements d'nne vie tonte profane. Vous y étesencon à temps ; mais il est temps de commencer. Le long nsagedn monde et des plaisirs ne tous permet pins de tous abuser snr le faux bonheur qu'on se promet dans le crime. Vous avez essayé de tout , et tontYOUsa lassé; et tout ce que tous avez tenté pour vous rendre heureux , n*a fait qu'aigrir vos maux et augmenter vos inquiétu* des. Dieu vous rappelle à lui par les dégoûts qu'il répand sur le erime , par le vide que vous trouvez dans le monde et dans les plaisirs , par le frivole et le faux de toutes les choses humaines. Quel prétexte auriez-vous donc de différer enoMre? Votre vie n'a4-eUe pas été assez criminelle pour interrompre enfin une si affireuse car nère, etenvenir à un changement? Vous attendez-vous que ves chaînes tombent d'elles-mêmes , et à un repentir qui ne vous co&li rien ? Croyez-vous qu'un seul sentiment de frayeur au Ut de la mort expiera tous les crimes de votre vie? Avez- vous renoncé à l'espérance de voire salut, comme ces impies qui n'ont point de Dieu? Quand vous n'auriez eu le malheur que de tomber une seule fois» la vie ne seroit pas assez longue pour pleurer votre chute ; et toute votre vie n'a été jusqu'ici qu'un crime continuel , et vous balancerez encore à consacrer à Dieu les restes d'une vie que le monde et les passions ont tout occupée! Demain on va vous redemande! votre ame ; et ce court intervalle qui vous reste, vous le disputez encore à Dieu 1 Et n'étes-vons pas trop heureux que le Seigneur, toujours bon et miséricordieux, veuille bien accqpier les restes languissants de vos passions et de votre vie ; qu'il vous tende encore la main pour vous essuyer au sortir d'un si long et si triste naufrage; qu'il vous accueille encore usé par le monde et par les plaisirs , inhabile désormais aux passions , peu propre à son service y et que le rebut du monde et du dérèglement puisse encore devenir l'objet de ses miséricordes étemelles ?

Grand Dieu , qui peut me retenir encore en eièt dans les voies du crime où je marche depuis tant d'années ? Détrompé du monde , où rien n'a jamais répondu à mes desirset à mes vaines espérances; lassé des passions, dont les voies ont toujours été pour moi semées d'épines et d'amertumes ; dégoûté des plaisirs que la bienséance olle-méme commence à m'interdire ; peu touché de tout ce qui fait l'empressement des autres pécheurs, portant partout un cœur malade et inquiet, et ne trouvant rien qui le fixe et qui le calme; dicrchant à m'étourdir sur les horreurs de ma vie ei ne pouvant y réussir; fuyant tout ce qui peut réveiller les terreurs de la oon* science, cl les portant partout avec moi ; éloignant toutes ks pensées de l'éternité, et ne pouvant la perdre de vue; faisant des eUoris impies pour vousoiMier, 6 mon Dieu, et vous retrouvant partoul

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