MOTIFS DE CONVERSION
mr met pas s i|oe préteods-je» en voaa fajant eaooro? Ne yoii& latterei-^oiis paa de courir après moi ? Sais*je enonre une de ces brebis qoi mérf lent vos empressements et vos recherches ?
Grand Diea 1 unisses mes peines , en guérissant mes plaies. Fixei mesirrésotolions : soulagez mcm cœur, enle délivant de ses crimes. Rompes des chaînes que je déteste, et auxquelles je n'ai pas la force d'oser toucher. Laissez-yous fléchir à mes vœn, et ne regardez pas mes œuvres. Écoutez mes désirs , et fermez les yeux à mes foi* blesses. Terminez le combat que je sens en moi. Rendez-vous le mailrede mon ame. Devenez le plus fort dans mon cœur. Ce n'est idus moi qui vous résiste , ô mon Dieu ; c'est la foiUesse , c'est l'ascendant de la corruption , c'est le long usage du crime. Prenezmoi donc pour votre partage. Arrachez-moi au monde et aux créatures , pour lesquelles vous ne m'avez pas fait ; et détruisez en moi cet hooÂme de péché que je hais, et qui est devenu plus fort que moi-même.
Mais si la multitude de vos crimes, mon cher Auditeur, et les de* sirs que Dieu vous inspire depuis long-temps de sortir de ce déplorable état, doivent vous déterminer enfln à faire cette grande démarche , le temps de pénitence où nous sonunes entrés, les royst^^ saints qui nous attendent , ne vous laissent plus de prétexte de la différer.
OSOXiiMB MOTIF.
Oui , mon cher Auditeur, que serviront vos jeûnes, si vous ne vous amvertissez pas au Seigneur? Quel fruit vous reviendra-t-il de vos abstinences, de nos instructions et de tons les exercices labo* rieux de cette sainte carrière, si vous ne 8<Hrtez pas de l'abîme où vous vivez, et A une vie toute criminelle met toujours nu chaos entre vous et la grâce ? Vous peuplerez avec les Justes le joug de la loi, et vous n'en partagerez pas avec eux les oousobitions et les grâces. Ge que le Seigneur demande principalement de vous, vous le ' vez, c'est le changement du cœur, c'est un renouvellement de la vie , c'est la fin et la cessation de vos crimes.
Ge n'est pas que vous deviez ajouter au crime de votre impémtence celui de la transgression de laloi du jeûne ; et que , sous pré* texte que l'observance de la lettre ne sert de rien au pécheur obstiné dans le crime, il vous paroisse inutile de vous soumettre à cette rigueur. C'est la disposition de l'impie qui n'espère plus rien de la miséricorde de Dieu, et qui ne trouvant plus de ressource dans la religion, dont ses impiétés semblent lui fermer tous les secours, en cherche une dans le désespoir, et dans le mépris a£Dreux ^eson salut. Mais vous, mon cher Auditeur, que Dieu rappelle enoM à la vérité et à la justice ; vous à qui il fait encore entendre^ dans le fond de l'abîme où vous croupissez , la voix de sa miséri^ eorde ; vous à qui il tend encore.à tous moments la main pour vons