LA TOUSSAINT
de M gloln, MIS ceM qo^ M litmTaiK rim , fur le titae Mém digne do ton cflor, nedwrciM de parfait iKwbear id bu ▼erto et danik joatke; paroaqnVaeraTafleasiél i^eo/s' gitt €Stt/w^ ei êittufUjitêtiiiam^ quoniam ipd saturabuniur (MàJT,j r, 6J.
Heoréos , Ma odid k qid les iKWiliies ont donné les ti(^ de grand et d'inyindUe , mata €dni à qui les malheoirax donnei^ derant Jésos-Christ le titre de pèreet de miaérieordieox ; parœqa'il ;SQEa traité a^ec nnsérioordel Bêotimiêencmtlet, quoniam ipd mû seneardiam eoiuequeniur {VUtt.^ t, 7}.
I Heureux enfin, non cdid qui, toi^oursariritre de la destinée d( ses ennemis, a donné plus d'une fois la paix i la terre , mais cdui qok a pu sela donnera soi-même, et bannir de son oœur les vices et les aflédionsdéréglées qui en troublent la tranquillité ; paroequ'il sera appelé enfant de Dieu 1 Beaiipacifid, quoniamJUii Dû tH^cabunriir(MATT., T, 9).
Yoili, Sire, ceux que Jésus-Clirist appelle beureux; et l'Évangile ne oonnolt point d'autre bonbcur sur la terre que la vertu et l'inno-
Grand Dieu! ce n'est donc pas cette longue suite de prospérités inoifles dobt vous avez favorisé la gloire de son régne, qui peut le vendre le plus beureux des rois;c'est par làqu'ilestjp'and, mais ce n'est pas par là qu'il est heureux. Sa piétéa conunencé sa félIcité.Tont cequi nesanctiûe pasl'bomme nesauroi t faire Icbonhçur de l'homme. Tout ce qui ne vous met pas dans uq àçur, 6 nion IHeu I n'y met ou que de laux biens qui le laissent vide, où que des, maux réeb'qui le remplissent d'inquiétude ; et une conscience pure est la source unique dca vrais plaisirs.
C'est àcette vérité, mes Frères, que l'Églisebomeaojourdlini tout
le fruit de la solennité qu'elle nous propose. Gonune l'erreur ou l'on
est dans le monde, que la vie des Saints à été triste et désagréable t
est un des prindpaux artifices dont le monde se sert pour noua
empédier de les imiter; l'Église, en renouvelant aujourd'hui leui
mémoire , nous fait souvenir en même temps que non seulement ils
jouissent d'unefélidté immortelle dans ledel* mais encore qu'ils ont
été les seuls heureux de la terre , £eaii , etc. ; et que cdui qui porte
riiiiquilé dans son sdn j porte toujours le trouble et la fray^r^ et
, que la destinée des gens de bien est mille fois plus douce et plus tran-
1 quille, en ce monde même, que celle des pécheurs.
; Maisenquoi consiste le bonheur des justes en cette vie? Il consiste
• premièrement dans la manifestation de la vérité cadiée aux sages du
monde; secondement, dans le goût de la charité refuséaux amateun
du monde, dans les lumières de la foi qui adoudssent toutes Ik
peines de l'ame fidèle, et qui rendent celles du pécheur plus amèras :
c'est mon premier point : dans les douceurs de la grace, qui calmeÉI
toutes lés passions, et uni» refusées à un cœur corrompu, le laissenl
on proie à hii-mômc, c est le dernier. Sévcloppous ces deux véritj^
• fiONHEUK DES JUSTES. >
é ]in^[Nne8 àrendre la yertu aiiBàide, el les exemples des Samls utiles. Mais, arant que de comineiicer, imploroiis le secours de l'Esprit-Saint par rinteroessioii de Marie. At^e, Maria.
PRKMltRI PASTU.
La source de nos chagrins est d'ordinaire dans nos enrenrs; ei oons ne sommes malheureox, dit un Père, qae parceqœ nous jugeons mal des biens et des maux réritaUes : Causa taborU igmorantia eu (Saint Ambb.). Les Justes, qui 8<mt des enlants de bmaière, \ sont donc bien plus heureux que les pécheurs, parœqu'ils sont plus \ éclairés. Les mêmes lumières, qui corrigent leurs jugements, adour ' dssent leurs peines; ella foi,qui leur montre le raoodetel qu'il est, change en des sources de consolation pour eux les mêmes événementsou lésâmes Ufrées aux passions trouyent leprincipe de toutes leurs inquiétudes.
Et, pour TOUS faire entrer, mes Frères, dans une Yéritésihouorableà la Ter tu, remarquez, je tous prie, que, soit qu'une amc loi»cbée de Dieu rappelle le passé, et ces temps d'égarementqui préoôdèrent sa pénitence ; soit qu'eUe soit attentîTe à ce qui se passe sous ses yeux dans le monde ; soit enfin qu'elle jette sa Tue dans Tayenir, tout la console, tout l'affermit dans le parti de la Tertu qu'elle a pris, tout rend sa condition infiniment |dus douce que celle d'uneame qui Tit dans ledéswdre, et qui ne trouTe dans ces trois situations que des amertumes et des terreurs secrètes. Car, en premier lieu, qud* que liTré que soit un pécheur à tout l'emportement de son cmur, les plaisirs présents ne l'entraînent pas aTec tant de foreur, qu'il ne tourne quelquefo» les yeux Ters rcs années d'iniquité qu'il amasse derrière lui. Ces jours de ténèbres qu'il a consacrés à la dissolution n'ont pas tellement péri, qu'ils ne reparoissent en certains moments à sonsouTenir : imagesimpcxtunes qui lo troublent, qui le fatiguent, qui le réTallent de temps en 'cmpe de son assoupissement, en Ini BK>ntrant, comme réunis en on point doTue, cet amas monstrueux de crimes qui frappent moins lorsqu'il se les permet, pareequ'il ne les TOit alors que successiTement. I>'uj> coup d'œil s'offlrent à hû des grâces toujoun méprisées, des inspirations toujours rejetées, un usage indigne d'un natund heureux, et formé, ce semble, pour la Tertu; des foibloBses dont il rougit; des monstres et des horreurs sur lesquels il n*ose presque ouTrir les yeux.
VoiUi ce que le pécheur laisse derrière lui. Jl est malheureux, s'il tourne les yeux Ters le passé. Toute sa félicité est comme renfermée dansle moment présent; et, pourétreheureux, il faut qu'il nepense point ; qu'il se laisse mener comme les animaux muels, par l'attiuit des objets présents; et qu'il éteigne et abrutisse sa raison, s'il vent conserTer sa tranquillité. Et de là ces maximes si indignes de l'fan* manilé et si répandues dans le monde, que trop de raison est un Irisie aTanlagOi que les réflexions gfttent tous les plaisirs de la ffe^
» LA TÔUSSAlN*.
el que, pour être hrarcuï. Il îàni peu pomer. 0 brnnine! étok-ce donc po r Ion malb^r qtio le eieM*âVnii donné la raison qui Té* elaire^ou pour l'aMt-r à <lK*rehpr la vérit^^ qui seule peut te rendre heureun? Cette lumière divine qui enibellii Ion être seroit-<*lle dtmc oue punilkM plutôt qu'un don du Créateur? el ne «e dit^lingurroit- , eUe ai g torieusement de la béie que pour te rendre de pire condition qu'elfe?
Oui , mes Frères , telle est la destinée d*ane ame infidèle. Ce n'est
que Tii^Besse, Temportement, Tettincrion de toute raison, qui la
j feod benraïae ; et comme cette rituaUoi» n'est que d'un instant , dès
que 1 i*8prit se calme et revient à lui If charme cesse, le bonheur
s'eofuU , et 1 iiomme se trouve eeci a*^ei sa oinsoience et se» crimes.
Mais que le sort dune ame qui m&rcJie^i&tts vos voit-sest diflérent,
6non INeuieiqqe le monde oui ne «ous eoi^iloti pas est à plaindre !
Lu eflet , im'S Frères, les p'us doi*cet« petiseet» d'une ame juste hout
celles qui lui rappellent le passé, liie s trouve, à la vérité , cette