‹ Œuvres, évêque de ClermontChapitre 54 sur 96 · POUR LE LUNDI DE LA PREMIÈRE SKMAIWE DE CARÊMR · texte numérisé non relu

POUR LE LUNDI DE LA PREMIÈRE SKMAIWE DE CARÊMR

ftCR LA VÉRITA D'OlN avenir.

ibant hi in sappiiciam œlermum , Jtuii autem m vilam etternam. Ceux-ci iront dons 1« supplice étemel , et lei Justes frool dans la rie éternelle

( MaTTH. , XXV , 40. )

Voilà, mes Frères, à quoi se lermioeront enCn les dosîrs, les espérances, les conseils et les entreprises dos hommes : voilà où vicHdronl enfin échouer les vaines réflexions des sages et des esprits ^ forts, If s doutes et les incertitudes éternelles des incrédules, les' vastes projets des conquérants, les monuments delà gloire huaiaiiie, les soins de Tambition, les distinctions des taleuts, les inquiétudes de la fortune, la prospérité des empires, et toutes les révolutions finvoies de la terre. Tel sera le dénouement redoutable qui nous développera enfin les mystère^ de la Providence surlesdiversesdestinées des enfants d* Adam, et qui justifiera sa conduite dans le gouvernement de Fonivers. Cette vie n'est donc qu'un instant rapide, et le commencement d'un avenir éiernel. Des tourments qui ne finicont ^lœs ou les délices d*uno félicité immortelle, parlagentat enia le sort de tous les hommes ; et Tune de ces deux destinées doit être la nôtre.

Cependant l'image de ce grand spectacle, qui avoit pu auÛreCns effrayer la férocité des tyrans, ébranler la f<»*meté des philosophes, troubler la mollesse et les volufités des césars, adoucir les peuples les plus barbares, former tant de martyrs, peupler les déserta, eC soumettre tout l'univers au joug de la croix; celte image si effrayante n'est presque plus destinée aujourd'hui qu'à alarmer la timidité du simple peuple : ces graiHis objets sont devenus des peintures vulgaires qu'on n'ose presque plus exposer à la fausse délicatesse des puissants et des sages du monde ; cl tout le fruit que nous retirons d'ordinaire de ces sortes de discours, c'est de faire demander, au sortir de là, si tout se passera comme nous l'avons dit.

Car, mes Frères, nous vivons dans des temps où la foi de piusioars a fait naufrage j où une affreuse philosophie, conmieun veninmovlei, te répand en secret, et entreprend de justifier les abominations et les vices contre la foi des peines et des récompenses futures. Cette plaie a passé des palais des grands jusque dans le peuple; et partout la piété des Justes est blessée par les discours de l'irréligion et les maximes du libertinage.

El certes, mes Frères, je ne suis pas surpris que des hommes dis-

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