‹ Œuvres, évêque de ClermontChapitre 6 sur 96 · BONHEUR DES JUSTES · texte numérisé non relu

BONHEUR DES JUSTES

Ci Félenidfe ciMitiadictioB de tes égir«n^^ . ]labipieBepiiHeinieBFMns,aeiieTerœqiiejem'étoifl|^ p«èy et Tow BionÉrer <iw oe qui rend h destinée des gens de Uea «Doon |ilns digne de tons nos sonhdto, cTest qiie, bmqne les 01^ fatieaniolérieQros viennent à leoraMnqoer, ibontlesseooars extérienrsde la piété^ le soutien des sacrements, qni ne sont plus, poor le péchenr obligé d'en approcber, qo^ine triste bienséance qni le gêne etqiri renbirrassei las excnaples des Sainte et l'bbtolre de leors merveilles que TEglisc nons met sans cesse devant lesyenx, et iMit le pécheur déloame la vue, de penr d'y Tofar sa condamnation; les ni|yBttresadaraUes,o8crt3 Ions les jours sur nos antels , etqoi ne Isimmt aoaventaa péeheorqne le regret de les avoir profanés par saprésenee; les cantiques saints et les prières de FÉglise, qui sechaagentpomrlejiédieurcnmitristeennni; et enfin, la consolation des divines Ecritures, où il ne trouve plus que des menaces et des analbëmes.

Quel délassement en effet, mes Frères, pour une ame fidèle, lorsqu'au sortir des vains entretiens du monde, où l'on n'a parlé que de l'élévation d'une fiunîHe , delà magniOoenoe d'uuMifiee, de ceux qd jouent un rôle brillant dans l'univers , des calamités publiques, des déCsulsde ceux qui sont à la tête des affialres, des événements de lagtMrre^desrantesdontonaccusetousles jours le gouvernement, «ÂsoA, terrestre, on n'a parlé que delà terre c qud déiassement au avtir de là, knque, pour respirer un peu de la fatigue de ces vafais entretâena^une ame fidèle prend le livrede la loi entre les mains, et qn'eHey trouve partout t Qu'il ne sert de rien à l'bommede gagner le monde entier, s'il vient à perdre son ame$ que les conquétesks plus vantées tomberont dans l'ouUi avec la vanité des oonqnérants; fUD le delflt la terrepassevont ; que les royaumes du monde et toute leur gl^ s'useront comme un vêlement, mais que Dieu seul demeuera toujours, et qu'ainsi d'esté lui seul qu'B faut s'attacher! hm insensés m'ont raconté des fables, 4^ mon Dieu! dit alocs cette amcavec le Prophète : mais ^'elles sont diOërentes de votre loi (/^.Gxviu,85)!

Etcertes, mes Frères, que de promesscsoonsdanlesse présentent dansœslivres saints! que de motiCs puissants de vertu! que d'hen-renses précautions "xmtre le vice I que d'événements instructifs ! que de traits heureiuqni blessent Vame ! qneUes idées ft la grandeur de DÉeUiet delà misà« de l'homme! qudie peinture de la laideur do pédié et de la fausM félicité des pécheurs! Mous n'avons pas besoin de votre alliance, écrivoientautrefois Jonathaset tout le peuple juif à ceux de ^nrle, parce qu'ayant entre nos mains les livres saints qui nous tiennent lieu de consolation , nous pouvons BOUS passer du aeeoursdes homoM i Noê^cùm nuUohùmmimdigemmtêf ktémêm

IS lA TOCSSADIT.

SI i«FeK-Vf>iiSf flMt FrtrcA, ^ font o lorle? ce sont les reslM ittfortimés de la crotale d'AiHiodns, amal daof les montagim de la Judée, dépouillés de leurs Usnsel de leurs fiirlunes^ « baisés de Jérusalem el du temple, aà lakomhiBtfon dea idoles aviiii suoeédé au sseriflce du Dieu satDt< et, à peine sorlisd'aB é(at si aflligeaal , ils o'ool besoio de rien, paropqn'ils out aolre las ïùamiiWslivreBSêuÉAi No$^càmnuUohoritmind£gtremuê,k^ iolatio sanctoa libres qui suni in manibus nostris. Et daus uoe €»• Irémité si nouvelle, environnés de toutes parts denations ennemies^ n'ayant plus au milieu de leur armée ni l' Ardie d'Isrsfil^ ni le Tabernsde ssint ; répandant eneore des larmes sur la mort réoentada riimncible JudaS) qui éloit lesalut du peuple etla terreur daslndrconcis; ayant vu égorger à leurs yeux leurs renunesel leorsenAmlss eux-mônics t<»us Ic's jours sur le point de succomber ouà la perfidie de leurs faux fréros, ou aux embûches de leursennends, le iivredela loi UMilsouLsuOit pour leseot soleretpourlesdérendre;etilsGroient pouvoir se passer d*an secours qu'une anciennealliance leur donnoit droit d'implorer : Nos, dun nulh horum indigeremus^ habesuesso* Uuio sancios Ubros qui suni in manibus nosins»

Je ne suis plus surprisaprés cela, mes Frères, si les premiers disciplesderÉvaiH^ileouMioientdans la consolation des Bcrititfes tonte la fureur des persécutions, et si, n'ayant pu ^e résoodre à perdre de vue durant, leur vie ce livre divin, ils vouloient enoureqo'apm leur mort le même tombeau qui les enfermoit renfamât ausri, comme pour y servir de garant à knrs œodro de Timmortaliié qu'il leur avoit promise, et pour le présenter, cesemble, à Jésus-Cbrist, au jour de la révélation, comme le titre sacréqui leur donnoit droitausMens célestes et aux promesses faites aux justes.

Telles sont les consolations des âmes fidâes sur la terre. Qoll est donc terrible^ mes Frères, de vivreloin de Dieu sous la tyrannie du péché! toujours aux prises avec soi-même; sans aucune joie véritdile dans le cour; sans goût souventpour les plaisirs comme pour la yerlu ; odieux aux hommes pour la bassesse de nos passions, Insuppertablea à noos-mémes par la biaarrerie de nos désirs ; détestés de Dieu par les horreurs de notre conscience! sans la douceur des sacre^ menis, puisque noscrhnes nous en éloignent; sans la consolation des livres saints, puisque nous n'y trouvons que des analbémes et des menaces ; sans laressource de la prière, puisqu'une vie tonte dissolue ou nous en interdit la liberté, ou nous en fait perdre l'usage! Qu'est-ce donc que le pécheur, que le rebut du del el de la terre ?

Aussi, mes Frères, sa vez-vous quels seront les regrets des réprouvés, an grand jour où il sera rendu à chacun selon ses œuvresf Vous crggrex peut être qu'ils regretteront leur félidtô passée, et qu'ils diront : Nos beaux j^urs se »mi écoulés; et le monde, ou nous avions passé de si «toux moments, n'est plus : la durée de nos plaisirs a imité cdie des songes ; notre bonheur a fim,/}t nos supplices vont

BONHEUR DÉS JOSTËâ. 17

lytnrttofw^fer Vous Toos trompeg, ce ne tm pas là l^n^ tenRig^ Écoutei comme Os parlent dans la Sagesse, et eomme l'Esprit de Dieu nous assova qu'ils parieront mi jour : Noos n'avloiia îaaMJs ) goûté de joie véritable dans le crime, diront-ils ; nous j avions ton- ! joorsmarcképardesvcies t^ttsetdiflcllesibébsletcen'estlà 1 cependant que le commencement de nos mallieors et de nos peines: • ' Ambtdainmut t^ias dificiUs {Sap., v, 7)i nous noos sommes lasses dans les voies de l'iniquilé ; nos passions ont toujours été mille fois plus pénibles pour nous que n'eussent pu élre les vertus les plus austères; et il nous en a plus coûté pour nous perdre, qu'il ne nous en eût coûté pour nous sauver^ et mériter demopter aujourd'hui avei; les élus dans le séjonr de l'immortalité : Lassati sumus in t^id iniqukatU eiperdiiionis {Sap.^ V, 7) ; insensés, d'avoir aciielé, par une vie triste et malheureuse, de^tealteursqui ne doivent plus finir : l^os insensati {Sap. ^ V , ♦ )!

Jji[Q|rfg^ous donc vivre heurefoic sur la terre, mon cheraudiieur^ ^j^^^dlir^^ La piZR'esruBle à ioûl. L'innocellôe dîTcœur

^Sriasource^s vraCTplaisirs. Tournez-vous de tou» les oMé»; îl n'est point de paii pour Fimpie, dit TEsprit de Dieu. Essayes de loua les plaisirs, lis ne gu^lront pas ce fonds d'ennuis et de tristesse que vous traînez parloul avec vous. Ne regardez donc plus la destinéedes gens de bien comme une destinée triste et désagréable : ne jugez pas de leur bonheur par des apparences qui vous trompent. Vous vojtt coider leurs larmes; maisvous^ne voyez pas la main invisiUe'qui les eseuie: vous voyezgémfrleurchair sous le jougde la pénitence; mais ywjA ne voyer pasl'onction de la grâce qui radoucit ? vous voyez des mœurs tristes et austères ; mais vous ne voyez pas une conscience toujours joyeuse et tranquille. Ilssonlsemblables à rArche dlsraâ dans le désert ^ eHe ne pairoîssok revêtue que de peauz d'antmaus ; les apparences en sont viles o» rebutantes : c'est la condition de ce triste désert. Mais si vous pouviez entrer- dans leur emur, dans ci^ sanclurire divin , que de nouvelles merveilles s'y oSriroient à vos yen&ITous le trouveriez revétud'or pur : vousy verriezlagloiredu Dieu qui le remplit : vous y admireriez la deuconr des pmrfums et la ferveur des prières qui montent sans cesse vers le Seigneiv: le feu sacré qui ne s'éteint jamais sur cet autel ; ce silenee, cetle paix, cette majesté qui y régnent ; et le Seigneur lui-mémequi Ta choisi pour son séjour, et qui en Ml ses pliis chères délices.

Que leur destinée vous touche d'une sainte émulation! II ne tient qu'à vous de leur ressembler ! Ik ont été peul^tre autrefois les cornpHces de vos plaisirs : pourquoi rie pourriez-?ous pas devenir l'inritaleur de leur pénitence? Établissez enfin une paiz solide dans votre ccMur ; commencez^ vonslasser de voiB-méme. Jusqu'ici vousn'avcz vécu qu'à deml;car ce n'est pas vivrequedene pouvoir vivreen paix avecsirt. ltevenezàvotre]Meu,qlil vous rappelle et qui vous attend } bamihBez rinlduf tè de votre ame : vous en bannira la souveede vos Ml 2

^d tË HfVk DÈS uoktè.

peiMti f0iftjoi|ir^dftia p«ixderiiiiiooeiioe,Toiis ▼itrex heareat Nur la leiTe;€l€BlKNilieiir temporel ne sera 4|iie le commenoepaeDl d'iia bonheur qui ne fioira plu». Ainsi soù-U

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