SERMON POUR LE JOUR DES MORTS
u Moirr 00 ricanja» n Là noftT do juste
Beati mortui qui in Domima m»numitiir'
Ileureuï soot l« mails qàl aeursal 4ns is Ssiganir.
(j#/M.«SIT,|8.)
Les pasMow hnaiainea ont loajaiirs quelque choae d'étonnant et d^inecMnpréhensible.Toua les hommes veulent TiTrcj ils regardent la mort comme le dernier des malheors; toutes leurs passions les attachent àla vie: et cependant ce sont leurs passions eUes-mémes qui les pousaent sans cesse vers cette mort pour laquelle ils ont tant d'horreur ; et il semble qu'ils ne vivent que pour se hâter de mourir. Ils se promettent tous qu'ils mourront de la mort des Justes ; ils l'espèrent, ibledèsirent.NeponvantseOatter d'être immortebsur la terre, ils comptent du moins qu'avant ce dernier moment, les passions, qui actuellement les souillent et les captivent, seront éteintes. Ils se représentent la destinée d*un pécheur qui meurt dansson pédié et dans la haine de Dieu, comme une destinée affl^use^ et cependant ib se la préparent à eux-mêmes tranquillement et sans inquiétude. Ce terme horrible de la vie humaine, qui est la nprtdansle péché, les saisilet lesépouvanle ; et cependant ilsmarchent en dansant commedes kusensés par la voie qui j conduit. Nous avons beau leur annoncer qu'on meurt comme on a vécu : ils veulent vivre en pécheurs, et mourir pourtant de la mort des Justes.
Je veux donc aujourd'hui, mes Frères, non pas vous détromper d'une illusiua si commune et si grossière (réservons ce sujet pour une autre occasion); mais, puisque la mort du Juste vous parott si désirable, et odle du pécheur si aOînense, je veux vous exposer id l'une et l'autre ; et réveiller sur l'une et sur l'autre vos désirs et votre terreur. Gomme vous mourrez dans l'une de ces deux situations, il importe de vous en rapprocher le spectacle, afln que, vous mettant soos les yeux le portrait affrenxde l'une et rimage consolante de l'autre, vous puissiez dédder par avance laquelle dà deux desti- "lées vous attend, et prendre des mesures afin que la dédsion vous soit favorable.
Dans le portrait du pécheur mourant, vous verrez où aboutit enfin lemondeavec tous ses plaisirs et toute sa gloire: dans le récit de la mort du Juate, voua apprendrez oii conduit b vertu^vec toutes ses peines, dans Tune, vous verresle monde des jeux d*ttn pécheur
Mort du pécheur, btc, lo
qui Ta mourrir : et qo'fl vous parottra Tain et friTole, et difiéreot de ce qall tous parott aujourd'hui ! Dans l'antre, tous Terrez la Terta des yeux du Joste qni expire : et qu'elle tous parottra grande et estimâlde I Dans Tune, tous comprendrez tout le malheur d*nne arae quia Técu dans l'oubli de Dieu; dans l'autre, le bonheur de celle qui n*a Técu que pour le serTir et pour lui plaire. En un mot , le ^ ^lectacle de la mort du pécheur tous fera souhaiter de TiTre de la TÎe du Juste : et l'image de la mort du Juste tous inspirera une sainte hcnreur de la Tie du pécheur. Implorons, etc., Ape Maria.
razMiÈaB faetib.
Nous aTonsbeau éloigner de nous l'image de la mort, chaque jour nous la rapproche. La jeunesse s'éteint, les années se précipitent ;et, semblables, dit l'Ecriture, aux eaux qui coulent dans la mer et qui ne remontent plus Ters leur source» nous nous rendons rapidement dans l'abîme de Vétemité, où, engloutis pour toujours, nous ne re- Tenons plus sur nos pas reparoitre encore sur la terre: Et quasi aquœ dilabimur in terram, quœ non rei^ertuntur {Il Reg. xit, 14).
Je sabqne nous parlons tous les jours de la briéyeté et de rincer titode de la Tie. La mort de nos proches, de nos sujets, de nos amis, de nos maîtres, souTent soudaine, toujours inopinée , nous fournit mille réflexions sur la fragilité de tout ce qui passe. Nous redi-* sons sacs cesse que le monde n'est rien, que la Tie est un songe, et qu'il est bien insensé de tant s'agiter pour ce qui doit dui'er si peu. Mais ce n'est 1^ qtf nn lîl^gaff'^ > ^"^ n'fi*^ p^^ ^^n sftntiig(»nf ; ce sont \ des discours qu'on donne à l'usage, et c^estTusage qui fait qu'en ^ même temps on les oublie.
Or,me& Fréresjaites-Tous ici-bas unedestinéeàTotre gré, protongeï-y Tus jours dans Totre esprit au-delà même de tos espérances ; je veux TOUÂ laisser jouir de cette douce illusion. Mais enfin il fondra tenir la Toie qu'ont tenue tous tos pères ;tous Terr^ enfin arrirer ce jofir anqnél nul autre jour nesnccéderTS]]^; ercejourlefalKyar TOUS le jour de Totre éternité: heureuse, si tous mourez dans le Seigneur; malheureuse, si TOUS mourez dans Totre péché. C'eslFunede ces deux destinées qui tous attend : il n'y aura que la droite ou la gauche, les boucs ou les brebis, dans la décision finale du sort de tous les hcMnmes. Souffrez donc que je tous rappelle au lit de Totre mort, et que je tous y expose le double spectacle de cette dernière heure, si terrible pour le pécheur et si consolante pour le Juste.
Je dis terrible pour le pécheur, lequel, endormi par de Taines espérances de conversion, arrive enfin k ce dernier moment, plein de désirs, Tide de bonnes œuTres, ayant à peine connu Dieu, et ne pou- Tant lui offirir que ses crimes et le chagrin de Toir finir des jours qu'il aTOit crus étemels. Or, mes Frères, je dis que rien n'est plus affi-eox que la situation de cet infortuné dans les derniers moments de sa TÎe , et que , de quelque c6té qu'il tourne son esprit, soit qu'il
SA LE iÙXjK Ï>£S MÔRt*â.
rappelle le poiié, soit qu'il considère tout ce qai se passe à ses yëut, wii enfin qu'a perce jusque dans cet avenir formidable auquel il touche $ tous œs objets, les seub alors qui puissent l'occuper et se présenter à lui, ne lui offrent plus rien que d'accablant, de désespérant, et de capable de réveiller en lui les images les plus sombres el les plus funestes.
Car, mes Frères, que peut offrir le passe à un pécheur qui, étendu dans le lit de la mort, commence à ne plus compter sur la vie, et Ut sur le visage de tous ceux qui l'environnent la terrible nonvdle que tout est fini pour lui ? que voit-il dans oette longuesuite de jours qu'il a passéssurlaterre?Hélas iilvoitdes peines inutilesjdesplaisirsqui n'ont duré qu'un instant ; des crimes qui vont durer éternellement. Des peines inutiles : toute sa vie passée en un din d'œil s'oflk^ à lui, et il n'y voitqu'une contrainte et une agitation éternelle et inutile. Il rappelle tout ce qu'il a souffert pour un monde qui lui échappe, pour unefortune qui s évanouit, pour une vaine réputation qui neraocom* pagne pas devant Dieu, pour des amis quil perd, pour des maîtres qui vont l'oublier, pour un nom qui ne sera écrit que sur les cendres de son tombeau. Quel regret alors pour cet infortuné, de voir qu'il a travaillé toute sa vie, et qu'il n'a rien fait pour lui I Quel regret de s'être fait tant de violences, et de n en élre pas plus avancé pour le k cid ; de s'être toujours cru trop foible pour le service de Dieu, et I d'avoir eu la force et la constance d'être le martyr de la vanité et ]. d'un monde qui va périr I Ah ! c'est alors que le pécheur, accablé, effrayé de son aveuglement et de sa méprise, ne trouvant plus qu'un grand vide dans une vie que le monde seul a tout occupé ; voyant qu'il n'a pas encore commencé à vivre après une longue suite d'années qu'il a vécu; laissant peut-être les histoires remplies de ses actions , les monuments publics chargés des événements de sa vie , le monde plein du bruit de son nom, et ne laissant rien qui mérite d'être écrit dans le livre de l'éternité, et qui puisse le suivre devant Dieu; c'est alors qu'il commence, mais trop tard, à se tenir à lui-même un langage que nous avons souvent entendu : Je n'ai donc vécu que pour la vanité l Que n'ai-je fait pour Dieu tout ce que j'ai fait pour mes maîtres I Hélas 1 falloit-il tant d'agitations et de peines pour se perdre ? Que ne recevois-je du moins ma consolation en ce monde! i'aurois du moins joui du présent, de cet instant qui m'échappe ; et je n'aurois pas tout perdu. Mais ma vie a toujours été pleine d'agrtationSy d'assujettissements, de fatigues, de contraintes ; et tout cela pour me préparer un malheur éternel. Quelle folie d'avoir plus souffert pour me perdre qu'il n'en eût fallu souffrir pour me sauver ; el d'avoir regardé la vie des gens de bien comme une vie triste et in^soutenable; puisqu'ils n'ont rien fait de si difficile pour Dieu que je ne l'aie fait au centuple pour le monde, qui n*est rien, et de qui, par conséquent, je n'ai rien à espérer 1 Ambulaidtnus vias difficiles., . errairimui a irid imntaiis {Sap, v, 6 7).
MORT DU PÊCHEUR, etc. M
Oiûf mes FrèreS) c'est daosce dernier moment que fonte votre Tie 8*offriraà vous, sous des idées bien différentes de celles que tous en avei aujourd'hui. Vous comptez maintenant les services rendusàFélat, les places que vous avez occupées, les actions où vous vous êtes distingués; les plaies qui rendent encore témoignage à votre valeur, le nombre de vos campagnes, la distinction de vos commandements ; tout cela vous paroi t réel. Les applaudissements publics qui Taccom* pagnent, les récompenses qui le suivent, la renommée qui le publie, les distinctions qui y sont attachées ; tout cela ne vous rappelle vos [ours passés que comme des jours pleins, occupés, marqués chacun par des actions mémorables, et par des événements dignes d*étre conservés à la postérité. Yons vous distinguez même dans votre esprit de ces hommes oiseux de votre rang, qui ont toujours mené une vie obscure, lâche, inutile, et déshonoré leur nom par l'oisiveté et par les mœurs efféminées, qui les ont laissés dans la poussière. Mais au lit de la mort, mais dans ce dernier moment où le monde s'enfuit et Té terni té approche, vos yeux s'ouvriront ; la scène changera, l'illusion qui vous grossit cesobjetsse dissipera ; vous verrez tout au naturel ; et ce qui vous paroissoit si grand, comme vous ne l'aviez fait que pour le monde, pour la gloire, pour la fortune, ne vous parottra plus rien: Aperiei oculos suosy dit Job, et nihil im^eniet (Job, xxvii, 19}. Vous ne trouverez plus rien de réel dans votre vie que ce que vous aurez fait pour Dieu; rien de louable que les œuvres delà foi et delà piété; rien de grand que ce qui sera digne de réternité : et un verre d'eau froide donné au nom de Jésus-Clurist, et une seule larme répandue en sa présence, et la plus légère violence soufferte pour lui ; tout cela vous paroitra plus précieux , plus estimable, que toutes ces merveilles que le monde admire et qui périront avec le monde.
Ce n'est pas que le pécheur mourant ne trouve dans sa vie passée que des peines perdues : il y trouve encore le souvenir de ses plaisirs ; mais c'est ce souvenir même qui le consterne et qui l'accable. Des plaisirs qui nont duré qu'un instant! il voit qu'il a sacrifié son •me et son éternité à un moment fugitif de volupté et d'ivresse. Hélas! la vie lui a voit paru trop longue pour être tout entière consacrée à Dieu ; il n'osoit prendre de trop bonne heure le parti de la vertu , de peur de n'en pouvoir soutenir Tennui, les longueurs et les suites; llrcgardoit les années qui étoientencore devant lui comme un espace Immense qu'il eût fallu traverser en portant la croix, en vivantséparé du monde, dans la pratique des œuvres chrétiennes : cette seule pensée avoit toujours suspendu tous ses bon désirs ; et il attendoit, pour revenir à Dieu, le dernier âge, comme celui où la persévérance est plus sûre. Quelle surprise, dans cette dernière heure, de trouver que ce qui lui avoit paru si long n'a duré jju'un moment ; que son enfance et sa vieillesse se touchent de si prés, qu'elles ne forment presque qu'un seul jour ; etque du sein de sa mère il n'a fait, pour fliiisi dire, qu'un pas vers le tombeau ! Ce n'est pas encore ce qu'il
tt LE JOUR DES MORTS.
trouve de plus amer dans le souvenir de ses plaisirs. Ibont disptm comme un songe; mais lui, qui s'en étoit fait autrefois honneur, en est maintenant couvert de honte et de confusion : tant d'emportements honteux, tant defoiblesseetd*abandonnementI Lui qui s'étoit piqué de raison , d^élévation, de fierté devant les hommes, 6 mon Dieu, lise trouve alors le plusfoihle, le plus méprisable de tous les pécheurs! Une vie sage peut-être éù apparence, et cependant toute Jansrinfamie des senset de la puérilité despassions! une vieglorieusè peut-être devant les hommes, et cependant aux yeux de Dieu lapins honteuse, la plus dignede mépris et d'opprobre! une viequele succès a voit peut-être toujours accompagnée, et cependant en secret la plus insensée, la plus frivole, la plus vide de réflexions et de sagesse! Enfin des plaisirs qui ont été même la source de tous ses chagrins , qui ont empoisonné toute la douceur de sa vie, qui ont changé ses plus beaux jours en des jours de fureur et de tristesse ; des plaisirs fu'il a toujours fallu acheter bien cher, et dont il n'a presque jamais senti que le désagrément et l'amertume : voilà à quoi se réduit cette vaine félicité. Ce sont ses passions qui l'ont fait vivre malheureux ; et il n'y a eu de tranquille dans toute sa vieque les moments oùson cœur en a été libre. Les jours de mes plaisirs se sont enfuis, se dit alors à lui-même le pécheur, mais dans des dispositions bien diflérentes de celles de Job ; ces jours, qui ont fait tous les malheurs de ma vie, qui ont troublé mon repos, et changé même pour moi le calme de la nuit en des pensées noires et inquiètes : Dies mei transierunt, cogitationesmeœdissipatce sunt, torquenies corméum (Job, xvif,ll); et cependant, grand Dieu , vous punirez oicore les chagrins et les inquiétudes de ma vie infortunée ! vous écrivez contre moi dans le livre de votre colère toutes les amertumes de mes passions, et vous préparez à des plaisirs qui ont toujours fait tous mes malheurs , un malheur sans fin et sans mesure ! Scribis contra me amaritudines . et consumere nie t^ispeccatis adolescentiœ meœ (Job, xiii, 26)!
Et voilà ce que le pécheur mourant trouve encore dans le souvenir du passé : des crimes qu i dureront éternellement, les foiUesses de l'enfance, les dissolutions de la jeunesse, les passions et les scandales d'un Age plus avancé ; que sai»-je? peut-être encore les dérèglements bonr teux d'une vieillesse licencieuse. Ah! mesFrères, durant la santé nous ne voyons de notre conscience que la surface : nous ne rappelons de notre vie qu'un souvenir vague et confus: nous ne voyons de nos passions que celle qui actuellement nous captive : une habitude d'une vie entière ne nous paroit qu'un crime seul ; mais au lit de la mort, les ténèbres répandues sur la conscience du pécheur se dissipent. Plui il approfondit son cœur» plus de nouvelles souillures se manifestent ; plus il creuse dans cet abtme , plus s'o&ent à lui de nouveaux monstres. Il se perd dans ce chaos : il ne sait par où s'y prendre pour conuneucer à l'édaircir ; il lui faudroit une vie entière, hélas! el le temps passe ; et à peine reste-t-il quelques moments ; et il faut
MOKT DU PÉCHEUR, m. SS
précipiter nne confession à kqudle le |Aas grand Iois|r pourroit à peine suffire, et <pii ne doit précéder que d'un moQient le jugement redoutable de la justice de Dieu. Hélas ! on se plaint souvent durant la Tie qu'on a la mémoire infidèle , qu'on oublie tout : il faut qu'un confesseur siq>pléeà notre inattention , et nous aide à nous juger et è Dousconnottre nous- mêmes. Maisdans ce dernier moment, lepécheur mourant n'aura pas besoin de ce secours ; la justice de Dieu , qui i'ayoit livré durant la santé à toute la profondeur de ses ténèbres , Téclairera alors dans sa colère. Tout ce qui environne le lit de sa mor fait revivre dans son souvenir quelque nouveau crime : des domestiques qu'il a scandalisés , des enfants qu'il a négligés , une épouse qu'il acontaristéepar des passions étrangères; des ministres de l'Eglise qu'il a méprisés ; les images criminelles de ses passions encore peintes sur ces murs ; les biens dont il a abusé, le luxe qui l'entoure, dont les pauvres et ses créanciers ont souffert; l'orgueil de ses édifices^ quelebien de la veuve et de l'orphelin, que la misère publique a peut-être élevés ; tout enfin , le ciel et la terre, dit Job ^ s'élèvent contre lui , et lui rappellent l'histoire affreuse de ses passions et de ses crimes: Ret^elabunt cœli iniquitatem ejus, et terra consurget adt^rsUi eum (Job , xx , 27 ).
ToiU ccmune le souvenir du passé forme une des plus terribles situations du pécheur mourant , parcequ'il n'y trouve que des peines p<»rdnes, des plaisirs qui n'<mt duré qu'un instant, et des crimes qui vont durer éternellement.
Mais tout ce qui se passe à ses yeux n'est pas moins triste pour cet infortuné : ses surprises, ses séparations, ses changements.
Ses surprises ! Il s'étoit toujours flatté que le jour du Seigneur ne le surprendroit point. Tout ce qu'on disoil là-dessus dans la cliairc dirétienne ne Favoit pas empêché de se promettre qu1l mettroit ordre àsaoonsdenceavant ce dernier moment ; et cependant l'y voilà arrivé encore chaîné de tous ses crimes, sans préparation , sans avoir fait aucune démarche pour apaiser son Dieu; Vj voilà arrivé : il n'y a pas encore pensé, et il va être jugé.
Sessurpriites ! Dieu le frappe au plus fort de ses passions, dans le temps que la pensée de la mort étoit plus éloignée de son esprit , qu'il étoit parvenu à certaines places qu'Q avoit jusque là vi vemenl désirées, et que, semblable à l'insensé de l'Évangile, il exhortoit son ame à ae reposer, et à jouir en paix du fruit de ses travaux. C'est dans oe moment que la justice de Dieu le surprend , et qu'il voit en mi din d*csil sa vie et toutes ses espérances éteintes*
Ses surprises! D va mourir; et Dieu permet que personne n'ose lui dire qu'il ne doit plus compter sur la vie. Ses proches le flattent , ses amis le laissent s'abuser; on le pleure déjà en secret comme mort, et on lui montre encore des espérances de vie ; on le trompe afin qn*fl ae trompe lui-même. Il faut que les écritures s'accomfUasent, que le pécheur soit surpris dans ce dernier moment %