‹ Œuvres, évêque de ClermontChapitre 61 sur 96 · DANGER DES PROSPÉRITÉS TEMPORELUSS · texte numérisé non relu

DANGER DES PROSPÉRITÉS TEMPORELUSS

TOire ommge, et iSdIesque j'en aime le rasiède. L*«Ut de ma oonidence me troableî la oorraptioii et le dàsordre de ma yie me eourreat de houle; les remords du crioie me tyramûfleot, et répande&t l'amertimie smr Ions mes joars : achevés, grand Dieu l de rompre des liens déjà à demi brisés; donnes le deniier conp à ma volonté rebdle; sontenes ma foiblesse dans mi eombat oà voos m'avez vu tant de fois sncoondwr; ne vous éloignes pas de moi , et laites qoe je ne retrouve le oahne et la tranquillité que j'ai perdus (pi'en vous devenant à jamais fidèle. Ainsi soU-U.

im LB DAaoBa ms nosvÉaiTAs tsmtobillbs.

BMtfcmdnu Petnu, dUit adJeswm : Dambu , hamm esi no* hietêse, Ptem dit à Jésus t Seigneur» nom sommes bien kd. (Matts. , xvii, i.)

D'où vient que l'Evangile remarque que Pierre ne savolt ce qu*il disait, lorsqu'il exhortoit son divin Maître à fixer sa demeure sur le Thabor ? C'est que ce n'est pas oonnoltre le christianisme, que de vouloir jouir du repos et de la félicité avant le travail et les souffrances. Il falloit que le Christ souffirtt, et qu'il entrât ainsi dans sa gloire ; teUeaéié la voie du chef, telle doit être la voie des membres : U faut que les chrétiens souffirent ici-bas, s'ils veulent qu'il partage un jour sa gloire avec eux ; point d'autre porte que les souffrances , qui puisse nous introduire dans ce séjour de délices qui nous est promis.

Toilà pourquoi la religion ne semble avoir des anathémes que pour ceux qui reçoivent leur consolation en cette vie. Partout, malheur à ceux qui rient, et qui sont rassssiés : partout, les promesses consolantes ne sont faites qu'à ceux qui souffrent ici-bas : partout, lemoadeprésentestlivréaux impies,oommeleur possession et leur héritage : partout, la récompense des saints sur la terre, sont les hirmes et les afflictions : partout enfin, leur royaume n'est pas de ce monde.

Ce n'est pas que le salut ne mi possible à tous les états, ou que la religion condamme les distinctions de la naissance, de la fortune, du rang, de l'autorité, établies de Dieu même, et si nécessaires à la subordination des peuples et à la tranquillité des empires. Les rois ftirent appelés, comme les pasteurs, à l'étable de Bethléem. L'Église eut d'abord des fidèles dans la maison de César, Qui de Cœsaris domosunt (Pbujp., iv, 22), comme sons la tente de Simon le corrojeur. La cour a eu de tout temps ses âmes choisies, comme la

cMtre ; et mn» royons Ui le (rdne encore plus respeetaHe par It pMé, qœ pir kpotasnoe el la mafesCé, do sooTeraîn fpA le rempHl. LesbfearstempDrelleB sente» èUes-méniesroarragedirQpéÉtenrt etdaiieferdredemngeflse, éllesdoiTeotétredesnioyBiiadB fdst, et non pas des instmineiits de perdition et de vice.

Cependant la cormption les a tirées de lenr nsage nattffd : éflea lut servir les dons de IMeaè Tinjostioe; et oonune le serpent laisse on venin dangereux sur les tmitsdont il a goAté, le pi«mier pédieor, en usant oontre l'ordre de Diea des liiens de la terré, les fnfecta, et enfit, pour ainsi dire, nn poison mortel à toutesa postérité. Les dangers de Vatrandanoe ne sont donc pas une suite de Tinstitution de la nature, mais du désordre du péché. L'Iiomme étoit né pour être heureux $ la terre n'avoit reçu la fécondité que pour fournir à ses innocentes délices : mais l'homme abusa des bienfaits de Dieu; dés lors tout plaisir lui fut ici-bas comme interdit; paroeque la joie ne oonyient qu'à l'innocence , et que d'ailleurs il est plus facile à la cupidité de s'en abstenir que d'en user sans excès ; et comme tout est pur à ceux qui sont purs, tout devient souillé à cdui qui l'étoit déjà par sa transgression.

Yoilà le fondement des maximes eSrayantes de Jésus-Christ contre les henreux du siède. Mais que puis-je me proposer en vous exposant le danger de cet état? Ce devroit être sans doute de consoler ceux que la Providence laisse id-lias dans l'indigence et dans In misère; mais cette instruction seroit ici déplacée, et ces sortes de malheureux n'habitent guère les cours des rois : c'est donc de faire sentir k cenx qu'on éloigne des grâces, qui se regardent comme malheureux, qui se plaignent sans cesse de l'injustice dé leurs maîtres, et qui voient, avec une douleur amère, leurs concurrents âevés et comblés ; sorte de mécontents dont les cours ne manquent jamais : de leur faire , dis-je , sentir qu'ils ne connoissent pas le don de Dieu , et les marques signalées de miséricorde que sa bonté leur donne ; et d'apprendre à ceux à qui tout réussit, ei qui semblent n'avoir plus rien à désirer sur la terre, que si leur état paroft digne d'envie, sdon le monde, il est terrible aux yeux de la foi : prenuèrement , paroeque les chutes y sont presque inévitables ; secondement, parœqne la pénitence y est presque impossible* Tout y aide les passions : tout y éloigne les grâces ; et la foi n'y décourre que des occasions do péché , et des obstacles de conversion. Déve* loppons ces deux vérités importantes, ^^e. Maria.

PEBMlftRB PAETIB.

Le monde , dit saint Augustin , est plus dangereux lorsqu'il nous rit, que lorsqu'il nous maltraite ; et les faveurs qui nous le rendent aimable sont plus k craindre, que les rebuts qui nous forcent k le mépriser : Periculosior ui blandus quàm molesius (J^&f ., cxLtv). Bn eOst , soit que nous considérions les prospérités temporelles ptf

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