‹ Œuvres, évêque de ClermontChapitre 69 sur 96 · LA VOCATION · texte numérisé non relu

LA VOCATION

qpe dèÉboiicNrerM» nom par une àlliaiioe inégale. TeUe^sans aucun allndt pour k retraite, se consacre au Seigneur par pure fierté, parceque, n'ayant pas de quoi soutenir son nom et s'établir contenabkinant dans le monde , un asile saint lui parolt plus honoraMe aux jnmx des hemmaa qu'une fortune obscure et rampante.

PMKMMnepresque ne prend dans son proprecosur la dèdsfôndesa deatinée. Si l'on est maître de son 8ort,c'eBt la crainte du monde et de ses jugements qui en décide: eo unftge tendre, on regarde comme une loi la volonté de ceux de qui l'on tient la vie : on n'ose prodirfre des désirs qui contrediroient knrs desseins : on étouffe des répognanees qui deviendraient MentOt des crimea. Des parentab»bsîreset inhwnains, pour élever un seul de leurs eabnts plus haut .^que sea ancêtres, et en frira l'idole de leurTanHé, ne Comptent pour rien de sacrifier tous les autres et delespréetpHerdanslli* bime t ils amdMnt du monde des enfluils à qui raulorité seule tient lîead'aimit et devoeation peur la retraite t ils conduisent à rautel des Tictfnies inforlunées qui vont 9> Immoler à la cupidité de leurs pères, pinlôtqn'àla grandeur du INen qu'on y adore: ils donnent à rCfl^des ministres que l'Eglise n'appdie point, et qui n'accepleiit lasaint niinlrtèrn que conime un joug odieux qu'Otto iatjusie loi leur imposet enfin, pourvu quecequi paroft d'une famUÉ éclata , brille , et fasse honneur dans le monde , on ne se met point en pejtte que des ténèbsessacrées cachent les duigrins, lesdégufil», leslaruM, le désespoir de ce qui ne parolt qu'aatx yeux de Diefei. O non Bien! que la ptésenoe de ces ■ndhéurauses victimes sera terriMean jour de vos Tcngeances pour cea parents déaatwpés, et que le indheur de leur destinée solliciteni puissanunenf vptt« jwticqàTenBar leur sang contre les noteurs de leur être, etdelenr éteroeUeinfolmie! C'est ainsi que rimpradenoe, Fordredela nal»» sanoe, la cupidité, les égards humains, décident delà destinée de presque tous les hommes t et dé Jà tant de mécontenicflsenisdana tous les états, tant de regreU dans les.mariagea, tant de troubles et de divorces dans lesraniilies,tant de niurmures et de chagrins à la cour, tant de dégoûts dans le service, tant de révnUes, d^ennui , d'amertume dans lesclottrea^ De là chacun se platet de sa condition^ et envie celle d'autmi t la femme du monde regarde l'éponse de Jésus-Christ comme heumnse; l'épouse de Jésus-Christ ûisensée ne forme des desirsque pour ressembler k la femme du monde: le courtisan soopire apcès la tranquillité d'une vie privée} l'homme privé ne voit de bonheur que dans la Tie de la cour. De là enfin nul n'est heureux dans le monde, parceque nul presque n'y est à sa place. Mais si, de toutes les circonstances de la vie, le dmix d'un état est celle où la mépriw est olus lordinatare , c'est aussi cdle oi la mépriseasllo plus à craindre.

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