L'ENFANT PRODIGUE
Un grand nombre de poMIcalM et de giBiiife cMs des paroles de graoe el de sdHlq^isoMleiildela boackadn Sauveur, «Tdent renoncé à leurs dérél^leasenHyi eC ptreissoieÉil à sa suite ftarnA ses dlsdplesi Oe médecin céleste, fut fl*étoil ^enii que pour ceux <(ni avoient besoind'étreiguMs, faottorait leurs tnalsons de ses yisites, leurs personnes de safinriHafité, leMs triMes mêmes de sa présence. Tant de bonté ne tarda pas de scaliddiser Torg^ueil des scribes et dés pliarisieils(cai<lAflHMbiilélè«Btlra» jours crtielle) : ib trourent à redirei l'étroite Itateé qu'a Jéans- Christ avec des pécheurs ; et ne manquent pas de chercber dans une rcesemUance de mœurs, la raison de cette conduite t IMe déetlent dans l'esprit du peuple par rendroH même qUf auroit dA lui attirer davantage l'amour et le respect, et le font passer Ini-aiièné pour on pécheur, et pour un homme de bonne diére.
A des rq>roches que l'envie toute seule fermoit,' IhUMduretéU indigne de ceux qui se disoient les pasteurs du troupeapi, et iMt la fonction principjEile étoit d'oflHr des 89crifices pour les pécheurs, Jésus-Christ ne répond que par trois paraboles, qui toutes, soos des images différentes, renferment le même sens, H àonéBisaiit à la mAme vérité.
TnntAt n ae représente sous Fimage d'un pastear, qui taÉsé H quatr^vittgt-drx-neuf breHs et court après une seule qui s*eÉt ëgirécf tanlMsouskl^reinmefennne, qui semble fUiu peu ide cas des neuf piéce^d'argent quiluf restent^ et cherche la dtxMnie qu'cib a perdue, avec des soins et des inquiétudes que rien ne peut égaler « enfin, sous le syariidled'un père de famOlé, leqtud'ajaat cauuM perdu lepiusJeiAiedesesfils, que la licence et les égarements de Fâge afvoîent fait errer long*temps dans des contlées étÉa^gèrai , est transporté de joie à son retour , et Inf doÉâe deaanrquesda tendrcssequ'il n'avoit jamais données à son ateé , jusque4à démené fidèle. Le but de toutes ces pandKdes est de ftiirs eomprepidre auK pharisiens que la conversion d'un seiri pécheur cause plus de job dans le dd, que la persévérance d'un très grand nombre dafusiea; H que les mêmes désordres qui avoient irrité Dien caairc nous, exdtent sa démence et sa pitié, dèaqu'il en voit unf repentir dnoère dansnos coeurs.
Or, pour nous lafaser dans cdtederuiére parabole uùeMéepkis viv« de sa bonté env^s tes pédieurs , Jésus-Ohriit nous y rapporte . en détail les excès et les égaremencs où l'Age et les passioils avoient jeté renfant prodigue, n nous le dépeint , lié des chathea d'un vice honteux ; et sur tous les^ autres vices, il dioislt celui qui semble mettre de plus grands obslades A sa grâce , et laisser à l'ame ai- ■rineHé moins d'espérance de retour.
Pour' entrer éaac aujourd'hui dans les hitentio» du Sauveur, «MiiiÉer les pécheurs qui m'écoutcnt à une sincère pénitence , pur «itoiiligea vives et consotoÉles délamiiMcordede Dieu, je voua
«ai VENDREDI DBcbA «)EiJX3ÈME SEMAINE.
€aif08erald«Ds. la fremîtoe^ptrtie.do œUc tioméli^ tmtes les dr« Gtmlaiioei deft!égaraBN»l4 du ffMigne ^ eC voo» y ven^ joaqa'op ▼âlaforte d'pqe païaîaa bootense^ARsle péchcar qui s'(^;^[iu*e. Dana là dernière, j« iroa» ferai reiitti;v>^ «mtes les démarches da père detamiUe enrafoiir de^eoD fils c^troavé, et vous j sAmircrex, ayoc iMaohUk» , jinffi'où ra la ixmli de Dieu envers uq pécï^euV qui iMieiit.
L'esoès df 'k pissiw daps les égarements de TenTaiil prodigué. L'cieôs de la adsèriearde de Dieu daas les démarches, du, père de fiMuiUe.
Purifies «es lèyi^,, ô mon Dieu \ et tandis que je raooQlerai 1^ excès d'an pèebeor ¥olupiueia, foarnissez-moî des expressions qui ne bleiaf^t pas ane vcrUi dont je viens aujourd'hui inspirer l'amour à ceux qui m'ècovtent t car le iponde qui ne connoSt plus .de retenue sur cerko-, en exige pourtant beaucoup de nous dans le langage qgi le oomlamne. In^lorons, etc. Apç^ , Maria.
PBEMIÉRR PàRTTE.
t .Le visa dont . yenCrepronds aujourd'hui d'exposer les suites fu^ nestes; œ vice si universellement répandu sur la terré, et qai (déaalaavttc ^nUdefureur l*h^|ago de Jésus^Clirist ; qe/vioadont k^reMgioD'dMMeMe avoil i^urge Tuoivers, et qui aujpjurd'buia poèfala soriia religion même, est marquée certains caractères '^prcs. qi»ih retrouve tous dans l'histoire des parements de l'enhnt fNTodigKie.
• Frcmnèrement , il n'est point de Tice qui éloigne plus le pécheur 'de Dîcof seeoDdementf il n'est point de vice qui, ^firès l'avoir éloigné de Dicn , lui laisse moins de ressource pour revenir à lui ; IroiaiéniaiBant, il n'est point de vice qui rende le pécheur plus tesupponable à lui-^MÎme ; enfin , il n'en est point, qui le rende {dus di^firisable aux yeux mémits des autrei^ homqies. Remarquer, |e 'vm» fTîo j Ions «aa caractères dans l'histoUre du jpédieur isi notre EvmgUei . .
Le premier eara<tèrp d|i vice liont nous parlons, est de mettre 'ommcaui'aMme entre Dînu ctTame voluptueuse, et dç ne laisser presque plus au pécheur d'espérance de retour. Yoilà pîwrqnoi le prodigtie demRmEvangile s'en all^ d'abord on.un pays fort éloigné, et qui ne laiasoii fdus rien de commun entr^ lui et le père delàmille i Peregrh prqfeciiis est in rcgionem longinquam. En eflfet ,J1 semblequedaos tous les autres vices, le pécheur. tient encore à Sien par de foibks liens. Il est. des vices qui respectent du moins la sainteté du corps , et n'en fortifient pas. les penchants déréglés : il en est d'autres qui ne répandent p«s sur l'esprit de si profondes Msèbrcs^, et qui laissent do moins faire encbrç qu^qipe ufage des lofiiéres de la raison: enfin il en estait n'occupent pfs le pour à «n tel point, qu'ils lui ât»t ahsolumeMi le«oât de tant ça j|uijMW-
LEMFANT PRODIGUE. / U»
roit k mMMT h XKeo» Mai»Ia paMonliaotevse doni je parle déihovore le corps , éteint la raison, rend insipides tontes les choses dodd^ et élève. un mur de sépaiaiion entre Dieu elle pécheur, q/tà semble ôter ton! espoir de réunion : Peregrè profectus eti im tegiQnem langinquatfu : .
£t premièrement , ^e déshonore le colvps dn chrétien ; elle profane le tenqple de. Dieu en nous; elle fait servir à Tignoroinie les membres de Jésns*4ihrist; eUn souille une chair nourrie de son corps ^ de son sang, consacrée par la grâce du haptémc; une chair qui doit recevoir rinaiortalité ^ et éùrc ceoforme à la ressemblance glorieuse de Jésus^Christ ressuscité; une chair qui reposera dans telieu saint \ At dont les cendres attendront sous Tautel de TAgneau le jour deia révélation , méléea avec des cendres des vierges H ém marlyrs; une cbairjdus sainte quecestemples augustes, oùlaglaire du. Seigneur repose (, pins digne d'être possédée avec honnenr et avec respect^ que les vases mêmes dasamUnaire consacrés par les mystères terribles qq'ils renferment. Or,.queUe barrière ropprobre de ce vice ne met-il pas au retour de JMeu en nous ! un Dieu saint devant qui les ^prils célestes méme^ sont impurs, peut-il asseï s'éloigner d'une cbair couverte de honte et d'ignominie? <^Dd la créature neseroit que cendre et poussière , la sainteté de Dieu souffriroit toujours de s'abaisser jusqu'à elle: eh! que peut donc se promettre le pécheur qui joint à son néant et à sa bassesse les indf^ gnités d'un corps bcnleusement déshonoré s Peregni profectus est in regioneni longinquam?
Ctt second lieu, non^uiement ce vice déshonore Iç corps, il éteint même dans Tame tontes ses lumières, et le pécheur n'est plus capable de ces réflexions salutaires qui ramènent souvent une amc iuGdèle. Le prodigue de notre Evangile, déjà aveuglé par sapas* sfotiiy no T^it point le tort qu*il se fait en sTéloignànt de la maison patemdle ; l'ingratitude dont il se rend coupable envers le pérore famille f les dangers auxquels il s'expose en voulant être Iq seul ar-^ bitre de sa destinée; les bienséaitces mêmes qu'il viole en partant pour on pays fort éloigné , sans le conseilet l'aveu dé celui à qui il devoit du moins les sentiments de respect et dé déférence, que la nature toute seule inspire. U part » et ne voit plus que par les yeux de sa passion : Peregrè profectus est in regionem longinquam.
Tel est le caractère de ^ette passion infortunée : elle répand un nuage épais sur la raison; des hommes sages, habiles, éclairés, perdent id tout d'un coup tonte leur habileté et toute leur sagesse ; tous les principes de conduite sont effacés en un instant ; on se fait une nouvelle manière de penser , où toutes les idées communes sont proscriics ; ce n'est plus la lumière el le conseil , c'est un penchant intpétueux qui décide et qui règle toutes les démarches t on oublié oe qu'vn doitaux autreaetce qu'onse dpit àsoi même: on s'aveugle sur sa .fortune , sur son devoir , sur sa réputation , sur ses IntérMa»
IM VENDREDI DE LA DEUXIÈBIK SBBIAINE.
IV ktHeoaèuioesinâOMs dont to astres purfMs Mit il Jltouêtti €t teodbqaVm se donae ea spectade au pàMic, settl on ftertib toit pas floi^mèoie. On s'aveugle sar m forlmie; et Anmàn perAla lie et b conromie peur n'avoir po Taiocre son fn|lBte ToiUcese. On s'aveogle sur le devoir; et remportée femme de Putiphar ne se somvkmt plos qne Joseph est mi esdive : elle dobUe aà nalasdnoe, sa gloire, sa fierté , et ne voit plus dans cet Hébreu q«e fobjet de sa passion honteose. On s'avei^^ anr la râMmoisssiMfe; et BatM n'a pins d'yenx, ai poor la fidéUté d'Urie , ni pour l'ingntitode dont il va se rendre oonpable envers nn^ Bien qui l'avoH tifê de la pomfiiérfi ponr In phfrr nnr In trAmrdr Inrta (lnwii'i nénucin rimr estUoMé, tontes ses tauniéitoaont éleinleB. On a'àveàgle sur tes périls^ etlefilsdn roide 8idiemneT<ntpl«i la maison desonpàre eaiposée aux justes ressentiments des «nfants de Jaosb; ileoilèvè Dina , et Jie voit plus qne sa passion. On s'aveugle snr les biensésnoesi et les deux vieillards de Susanne ne sent plus tondiez , ni de la dignité de leur âge, ni delà gravité de leur €scactère > ni du rang fu'ila tietinsnt en bratil : emportés pat leur déj^orable fragilité; ik n'en oonnoisseHt ptas lindéoenoe , et ne rongisseat pas de Isnr eonfasion même* On s'aveugle sur les dtsoûKdtfs puNks ; et Héredias ne rongit pins d'avoir tout un royMmé pMt témoin de sa benle et de sa r6iMesse.Enfin , on s'aveugle snr Pfndigiilté même del'objet ifui nous captive; et Samson, malgré l'expérience défa faite delà perfldiedeDaliia, ne laissefssde Ini eonfier encore son secret et sa tendresse. C'est ainsi , 6 mon Dieu î que vous punisseï les |tassîens de la chair par les ténèbres de l'esprit ; qcte votre lumière ne luit plus sur les âmes adultères et corrompues^ et qne leur ca»r insensé s'obscnrdt t Peregni prqfeetus en in regionem lomgmquam.
Enfin, cette déplorable passion met dans léccenr undégoèttai vincible ponr les choses du del : on n^M plus touché de rien. Lassé de ses propres misères, on vondrcnt bien quelquefois revenir i Dien, el toot nousen éloigne; et le cerar tofut entier se révolte contre nonsHuèmes; et un dégoût affreux nous saisit, et nous lie i nos proprss fdblésses; et le cosur , accoutumé à ne plus sentir que des plaisirs vifs et mjustes , languit et ne trouve ai lui aucun sentiment pour la piété.
tten pins t tout ce qui n'est pas manpié par le caractère honteux de la vobipié, n'intéresse plus. Les devoirs mêmes de la sociélé, les fonctions d'une charge, les Uenséancm d'une dignité, les soins domestiques; tout lasse, tout devient insipide, hors la passion. Ballhssar n'est ptusappUqné an goinveniement de ses peuples, et ne sait pas même que l'ctanemi, déjà à la porte de sa capitale, va lui enloTer le lendemain la vieetlacoaronne. Salomonestplus attentif à bâtir des temptes proinnes aux dieux des femmes ètangères qu'à soulagor son peuple, que ms probisions font gâonr sons