‹ Œuvres, évêque de ClermontChapitre 78 sur 96 · DU VÉRITABLE CULTE. MB · texte numérisé non relu

DU VÉRITABLE CULTE. MB

tt y trouve pas assez d'éléyation et de force ; on voadroU une relK gfcni qnt fit des philosophes, et non pas des fidèles ; on dit qn'fl font laisser ces petites dévotions à on tel et à une telle , dont l'esprit n'est pas capable d'aller plus haut ; et on croit faire honneur à sa raison en déshonorant k religion même.

Mais, mon cher Auditeur, vous qui nous tenez ce langage, le dérèglement de vos moeurs et la bassesse de vos passions ne démentelle pas un peu cette prétendue élévation et cette force qui vous fait tant regarder les pratiques extérieures de piété comme le partage des âmes foihles et vulgaires ? C'est ici qu'il faudroit se piquer déraison, d'élévation, de grandeur et de force. Je vous trouve tous les défauts des âmes les plus basses et les plus viles ; emporté jusqu'à l'édat, vindicatif jusqu'à la fureur, vain jusqu'à la puérilité, envieux jusqu'à la foiblesse, voluptueux jusqu'à la dissolution : je ' tons trouve une ame toute de boue, qu'ua plaisir entraîne, qu'une 'aflbction abat, qu'un vil intérêt corrompt, qu'une lueur de pro- "tpérité transporte, que le seul instinct des sens guide comme les «ninaux sans raison ; je ne vois en vous rien de grand, rien d'élevé, '^rien de digne de la force et de la sublimité de la raison : et il vous ^ sied bien après oeb de nous venir dire qu'il faut laisser aux esprits - ioibles et aux âmes vulgaires tout ce détail de dévotion extérieure ! La Véritable forée et la seule élévation de l'esprit et du cœur, mes Frères, consiste à maitriser ses passions, à n'être pas esclave ' de ses sens et de ses désirs, à ne pas se laisser conduire par les caprices de l'humeur et les inégalités de Timagination ; à étouffer un ressentiment et une secrète jalousie, à se mettre au-dessus des évé^ nements et des disgrâces : voilà ce qui fait les grandes âmes et les ' esprits forts et élevés ; et voilà où en sont les Justes que vous mé- " firîtn tant, que vous regardez comme des esprits foihles et vul-

• gaires. Ce sont des âmes fortes, qui pardonnent les injures les plus sensibles ; qui prient pour ceux qui les calomnient et qui les per-

'^ sécntentT qui ne sentent les mouvements des passions, que pour ' avoir plus de mérite en les réprimant; qui ne se laissent pas corrompre par un vil intérêt ; qui ne savent pas sacrifier le devoir, la ' vérité, la conscience à la fortune; qui rompent généreusement les liens les plus tendres elles plus chers, dés que la foi leur enii découvert le danger; qui se disputent les plaisirs les plus innocents; qui sont des héros contre tout ce qui a l'apparence du mal, mais qui dans la religion sont simples, humbles, dociles; et font gloire de ' leur dodlilé, et de leur simplicité prétendue. Prudent pour le mal, ' ' et simple pour lé bien , vou^ , au contraire , vous êtes plus foible

* que les âmes les plus viles et les plus vulgaires, quand U s'agit de modérer vos passions : votre raison , votre élévation, la force de votre esprit , votre prétendue philosophie, tout cela vous abun-

''' donne : vous n'êtes plus qu'un enfant, que le jouet des passions les ^' pkis basses et les plus puériles* qu'un foilde roseau que les venta

•giteat à knr gré; mais sur les devoirs de la rdigim, tous vous piqQei de singularité, d'éléyation et de force : c'est-à^ire, vous ▼oïdei être fort contre Diea, et tous êtes foible contre toqs-

D'ailleurs, tous regardez les saints usages que la foi de leos les sièdes, que la piété de tous les Justes, que les règles delà rélIgloQ rendent si respectables ; tous les regarde! oomme des pratiques populaires, et trop peu sérieuses pour des hommes d'un certain caractère : mais qu'y a-t-il dans vos occupations les plus grandes, les pins sérieuses, les plus éclatantes même selon le monde, qui soit plus digne de l'homme et du chrétien, que les pratiqties les plus popor laires de la piété , accomplies ayec un esprit de foi et de reiigioii ? Quoi ^ les sc^ de la fortune? ces bassesses pour panrenir, dont votre orgueil frémit en secret? ces Uchetés pour détruire un concurrent, et TOUS élever sur ses rtiioes? cet art éterndi de paroitre tout ce qu'on veut, et de n*être jamais ce qu'on parolt? ce diéàln puéril où il iSaïut toujours jouer un personnage emprunté? «s eomh plaisances et ces adulations fades ponr des maîtres et des prolee» teurs, que vous ne croyez digues que du dernier mépris? ^oUle beau et le grand delà vie de la cour : orêtes-vous danscesoccaÉwÉs plus content de vous-même, de votre raison , de la prétendne sopèriorité de votre esprit ? tout cela vous parolt*il piné grand et {Ans 8érie4ix que les exercices les plus familiers d'une piété simirie et craintive? Grand Dieu! est-ce aux amateurs du monde à repixKiicr à Tos serviteurs la bassesse et la simplicité de leurs occupatioBS, eux dont toute la rie n'est qu'une révolution étemdie de ptiérUiléSi de feintes, de foiblesses , de perfidies, de démarches rampantes, ans» quelles il leur a plu de donner des noms honorables? Que sont mêve devant vous les entreprises les plus édatantesdes princes et desconquérants, que les travaux d'une araignée, comme dit votre prophète, que le souffle le plus léger dissipe? et les ceuvres les plus pop«i« laires de la religion qui tendent à tous honorer, nVml-eaes pas quelque ch(^ de plus grand , de plus réel , de plus glorieux à la créature, que les royaumes du monde et tonte leur gloire? Un David dansant devant votre arche sainte, pour solenniser le jour heunns de sa translation, et confondu avec le reste de son peQ|de par ki hommages les plus simples et les plus vulgaires de la piété, n'étoil-il pas plus grand à tos yeux que DaTid de retour de ses Tictmrea eC de ses conquêtes ? et l'orgueilleuse Michel, qui traita sa piété de shiplicité et de foiblesse , ne fut-elle pas couTerte de l'op^obre d'ma étemelle stérilité? La foi ne donne-t-dle pas du prix à tout? el loat ce qn'oa fait pour tous n'est-il pas grand , puisqu'O est digne dn rimmortalité?

Ce qui nous abuse, mes Frères, c'est que nous aTOQs une graiidn idée du monde, de ses vanités, de ses pom|kes, de ses honneoia, de. ses occupations ; et que nous ne Tovons pas des I

^ DU VÉMTABLB GDLnL |pr

f«lnie b nHglw. Ma» une tme idil» fi» ItJoljliBi i^ » fôlllt4'<16flliol^ d'où le nMmda eoUer et tooitt i^ ptroiiMiit plu» qafmi atonie ; elle regarde tout ce qui se puie idbit, CM gnnds é?èiiaBMnti^ 4iiii aonUent ébranler rnnlTer% ci» irémlallona qai remnenl tant de pasaions différentes penni l0i Immumb, cas victoires célébrées par tant de boQcbeSy et qui chenil la destinée 4e tant de penfOes, elleles regarde comme des chai^ moila de scène, qnl ne surprennent et n'amnsent des spectateora oisemL et trompés, qneparceqn'ils ne toient pas le iDiUe artifice et le resBPrt pnMl et secret «pii les bit mon? oir, et qni en cache le méfiriaaMemysIére i elleregirde les princes, lessomeralns, ces âmes IBnstreeqirf fontkdestinéedes peuples et desrof «unes, et aoxqiieis efeimil pourtant l'obéissance et le respect dns an caractère sacré dont Bs sont revétns» elle les regarde, dés qn'Us oablient bien, de qal Ils tknnent la puissance et Tantorité, comme ces rois que les enhntaétabMssent entre eaX) et dont les sceptres, les cooronnes, la ms^eaié, Fempire imaginaire, n'ont rien de pins réel et de plus aéiiènaL anx yens de Dieu que les puérilités de ce bas-âge. Voilà eommerespritdsIHea etl'esprit du monde jugent dîfléramnent ; eCBunelei Jnslea trouvent tain et puéril ce qui tous paroit si grand eisluMrfeiUeaX} et comme TOUS traites de médiocrité et de petilesse, ce qui leur paroit uniquement digne de la grandeur e^ de reseallenee <k rbmmnQ.

Hqiiadjedlslealustea, necroyex pas, mes Frères, que je me borne à eenz^ livent parmi nous, et dont tous méprisez si fort InUâitè eitérlaurei comme la suite d'un caractère foible et boméx Je parle des Justes de tous les siècles, des plus grands hommes qne la reUgion ait eus, des premiers disciples de te foi; de ces héros db In gmea, que les païens eux-mêmes étoient forcés de respecter, el^ ont potûsé plus loin la grandeur d'ame, rtiémtion, la véritable sagesse, que toute la philosophie de Rome ou d'Athènes.

(M, mm Frètes, ces hommes si généreux au milieu des tourments, ai faitrépides devant les tyrans, si insensiblesà la perte des biens, des honneun, de la tie, éloient des hommes simples, rdiglens^ fervents t un docteur et un prophète répondoient parmi eux I ndiot aux bénédictiona communea» un Paul et un Barnabe» OMMS qu'on prenoit pour des dieux, attoient rendre lenra : dans le temple, comme le simple peuple» les grands apOirea néama, pleins de cet esprit, qui est le seigneur des sdencm et Il sonrce des lumières» venoient à l'heure ordinaire adorer avec le NSlades Juifi} et, pour être spirituel, il ne faUoit pas alors avulr mm nMra foi que le peuple.

Neo, mea IMtes, plus Je remonte vers la source • plus je ti«|fi Éaëm^tèdanslecnllei vousy voyesunepiététendKbrAlMtab

qui eherdioit à se répandre sur des pratiquassensibleS|Ct

religioAilei

mulndles de ièi et de religion I

lis ftOERCBBDt DE lA TROISIKMB SEMAINE.

ÛMà êmèmlMê dMenl tous euMoible m tUÊgùmm il delomiife dànsdes hymnes et dans des emttqoeBqpIrfliidi x Hscélébroleût arec mie sainte fcrrear ces repas oomaittin 4e charitéqid pr^oédoient les saints mystères, et où, dans ia limpIMlé 4e la foi, ''; tharan mangeoit arec action de gi^ees s ib se donoMlent le hniser de ' iwh: lAi soupirant après cette paix fnallèralile qn'ib n'atteadoient ' pas dans le monde, et cette union èlemdle que la dunllé deroit consommer dans le del : ils IsToient les pieds de een ^émng^ lisoient les biens tèritables, et les arrosaient de leurs larmes ; ib IraTersoient les royaumes et les provinces, pour avoir la eeasobtion de s*entretenir arec on disciple qni eût m Jèsas4ilirist t fis reccToient dans leors maisons les hommes aposfoHqnea'OQame 4es anges de Bien, et lenr oflroient les efltasions lincèMs4e kmr dÉaritè : leors familles ètoient des églises domestiques, oè les toiidioiis les pins communes devenoient des actes de i^igiba i des prièns INires et simples, mais pleines de foi ; des mdMUH innoceuto; des enfanb instruits à connottre, ft adorer le Dieu du del et da la tam, à espérer en Jésus-Christ, et à le confesser génèreusemeni «levant les tyrans ; lin délai! de candeur, de Odéllté, de cmi nte du Seigneiur ; voilà les voies les plus sublimes, et tous les rafflnottiMtts de leur piété. Cependant, ces hommes simples, e'étoient lès fcNSdaleurtile la foi, les témoins b plupart de b résurreoHon de Mm^hrisl, les premiers martyrs de l'Eglise ; des hommes à qui TBiprit sKint n V voH pas été donné, ce semHe, avec mesure; et qul^ oufpehtcharité, avoient encore reçu ta plénitude des dons mhraarten.

Les siècles suivants ne changèrent rien à cet esprit t on y vit les idèles s'assembler sur les tombeauiL des martyrs, éL y porter avec flimplidté leurs vœn c$ leurs oOrandes. Quel reqpect fl^avoleBt4b pas pour les lieui teints de lour sang, et où on gènéran eanftes* seurs de b foi avoient consommé leur sacriice ! quel pien emplvssement pour conserver les restes préeieoK de leur corps, quiavéient échappé à b foreur des tyransi Que dirai-je do bon «Me el de b piété de nos pères dans des temps plos avancés? qw de tempien somptoeux le respect pour Marie oTéleva-t-ll pas dans «es vâles! que de dons et de richesses consacrés à b majesté du cuMé ! qoe de pieux établissements pour ald^ à b foi des chrétiens I qoede^royages entrepris pour aller honorer les lieux saints , et respecter les Inioes encore vivantes des mystères et des nriracba du Sauveur! Peutêtre étoit-on allé trop loin, car je ne prétends pas tout justifier ,- ' mats que sais-je, 6 mon Dieu! si ces pieux excès de lèle etde simplidté ne vous honoroient pas davanbge , que tow les vatns* raffinements de notre siècle? du moins s'il y avoit des abus, Ib lie4é- 'dditiient pas votre Église comme le schisme Amostequi m voida les réformer; qui, «mis prétexte de nous donner une religion ^oa ' Mre,a mb des erreurs à bplaoe des abus qui s^étofcdlglisMéB, m ventené k fondement de b foi en voubot OterlettécaraMoas m-

DU yÉBITABLE CULTE. M9

^ parflaei de rMMoe, a sobstitaé à r^xoès dé la crédnlilé on esprit de rèroHe et dlodépendance qui neconnott pins de joug, et qui, n^ayant plua de règle que l'orgueil de ses propres lumières , a va

' multiplier ses égarements aVec ses disciples , et a enfaotè presque

' aafant d'inTeoteurs de nonrelles sectes, qu'elle a eu de docteurs de mensonge.

Mais nous avons beau dire, ajoutez-rous ; il n'est tjfié trop vrai qu'encore aujourd'hui une infinité de gens abusent de tout cet extérieur de dérotioD t c'est un voile dont on se sert pour cacher plus sûrement ce qu'on a grand intérêt de dérober aux yeux du puUic ; et on connott bien des personnes 4 qui on seroit bien fAché de ressem-

' hier sur Ié probité , sur la sincérité , sur l'équité , sur le désintéressement , sur l'humanité, et peutnétre aussi sur la régularité , et qui cependant courent à toutes les dévotions, fréquentent lès sacre-

- ments, s'hnpoaent beaucoup de pratiques de piété , et sont presque de loatès les bonnes enivres.

A cela je n'ai qu'à vous répondre en un mot» que c'est ce qu'il ftnit éviter, comme nous le dirons plus au long dans la siliite de ce

' dbeoors { qde léi abus de là piété ne doivent jamais retomber sur

'la iMté même; que l'usage injuste qu'on en fait tous les jours

' prouve seulement que la corruption des hommes abuse des choses ks |)lus saintes ; qu'ainsi vous devea 7 apporter des dispositions plus punss, deë motifs plus chrétiens, accompagner ces pieux dehors d'une vie sainte , d'une consdenee sans reproche , d'une fidélité 1n- Tiolahfe k tous vos devoirs ; qn'au fond , mépriser la vertu ^ parceqo'll as trouve des personnes qui en almsent, c'est tomber dans mie fliurion plus dangereuse que cdle que l'on blftme; et que la meilleure manière de condamner les abus, c'est de montrer dans ses exemples h TéritaMe usage des choses dont on Abuse.

Non , mes Frères , ce n'est pas que je veuille autoriser id ce que je dois condamner dans la suite de ce discours ; mais je ne voudrois pas que le télé contre les abus de la vertu, fût une satn^ étemelle de la vertu même * je voudrois qu'en laissant le jugement des cœurs à DIeii, on respectât des dehors qui lui rendent hommage. Hélas !

' le monde est déjà rempli de tant d'incrédules et de libertins ; il 7 a aujourd'hui tant de ces impies qui attaquent par des discours de blaspliémes, non-seidemcint les pieuses pratiques du culte, mais

' encore la doctrine de la foi, et la vérité de nos plus redoutables m7Stère8, qu'il nous importe de respecter ce qu'on pourroH croire qu'un excès de piété a ajouté à l'extérieur de la religion, pourvu que la rdigion dle-même n'en soit pas blessée : c'est un reste de ee goût anden et de cette simpHdtè Innocente , qu'il est à propos de mahitenir t il faut le consi<Mrer comme une manière de h^ratloii publique, que la rdigion des peuples fait A la grandeur de la M eontvslealMsphèdies des faupfcaqui k déshonorent; et être sobre à les «tas, de peur d'autoriser le HbertteafB.

n est tni foe ea n'eit pii k dUMTCoee dei Imom» qai dboerne derant IHea les boni d'avec ta méciiiiinfe ;.|y TJwyi folles et les Tierges sages étoiéiit Umtes |iar^ dé m^oa^ pirloient daps les mains ta mêmes lampes» cooroient aa mémeitaUoi e'étott rbaile de la diaritô qui ta discemoil : et Toilh la yçift cxoeUente que je Tais vous montrer. Après avoir établi rûtilité des îtratiqoes extériemres çootre oenx qoi ta i|iéyrii|c^t , il faut en combattre rabqs contre ceux qpi font consister en ces debors toute la piété chrétienne.

Ce que saint Paul diaoit antreibis des obserranoes de la loi de Motee» nous pouvons le dire aiqoard'bni des pràtiqnés.eztéri^ires de la piété : dta sont utiles, elta sont S9ân|ef.,jBÙèa qoot Justes : mandaiumquidembonum^ et sancium, eîjuttum ()iQi««, vi], i2J{ mais l'abus qu'on en fait, changé en occasion de pj^cbé ce qui n'Avoit été d>bord établi que pour iacîLiter le salut J^es sonli^t jljé^, fptoi»-

. daium qiddem bonumi et on ta! re^d vaines, eu nis, les) êçqoafffi^ guaut pas ite cet esprit de foi et d'amour sfins lequel .la^cteiri^jart de.rien : elles sont saintes, mandatuni qm4^in ^ancfumif ^t Ton en fait des ohslacta de salut par l'orgiieil et la vainfs OQUQJiiipe^qif'^ta nous inspirent : enfin elta sont justar^'^'f'^^ i^i^^f^'^tM^mf et on blesfie la justice, en Jes jftéfbftaA souvent apx oîd)^t{Gi|9 ta plusesBcipitielli^. , u . , M

. En premier lieu 9 ta pniMqiieseiLtéricînres de 1^ piété jfoiitntMesi mandadtfn quidem bonum ; et ou ta reqd iofroçtipeiiim , ^ ufl ta accQuqiagnant pas de oetesi^t de foî et d'amour sfi^ lequdJIa^^hair ne sert de, rien.

£n efiet , mes Frères , tou( le culte e;|tjyri^r se rapforle aur. renouvellement du oûBur , comme à s# fin pripcipafe. Toute .m^ion de

..piété qui. ne tend pas à établir le r^e de Pieu w dedans.die imv, est vaine : toute pratique sainte qui subsiste .tppjfwirs fivee ups passions, qui laisse toiqours dans notre coBur l'amour du nonde et de ses plaisirs criminels, qui ne touche point à nos haines, à nos ja-* lousta, k notre a^bitiiMi, i nos ^i^tacbemenls, à npM pansse, est plutôt une dérision de la vertu, qu'une vertu même. Nous ne sommes devant Dieu que cs^pieneus sonunes par notre conn* et par nos affections : il ne voit de nous que notre amour : il veut être l'objet de tons nos désirs , la fin de toutes nos acUons, le prindpede toutes nos affections, l'incUuation dominante de notre ame i tout cequineprepdpassasofiroedansces.diwositiotts, loi^eeiquine doit pas nous 7 affermir ou nous 7 conduire , quelque édat qu'il puisse avoir devant ta hommes, n'est rien devant lui, n'est 4|u'un

.ftainaoQuaut, et une cgrmbale vide i^t qfitaMssante,

Toute la religion eu ce sens ^t4ans te oqsur % iMKUtUUf^eat ma* nifestéaux homa^, il^a feviu6,«iM|^^î9e ïisiM#sml%.tj9TB«

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