POUR LE JEUDI DE LA TROISIÈME SEMAIHE JDE CARÊME
SUR UL CKRTITODB D'URK CBOTB DANS LA riBDKCm
Sàrgtiu Jesms de êjrmigûgd, mtrotPti M dommm Sbmnù t êoenu ^ai^m
J^Mii éUot sorti de ta tyiMgogtte, eolra dani ta nuiioa de Slmoo , dont ta bdle-mère avolt une groMe fièvre. ( Luc , iv, 38. )
Puisqae Sinion jugea la présence de Jésus-Christ néoessaiTe pour la guérîson de sa belle-mère, il falloil sans doute , mes Frères , <|ue le mal fût pressant , et menaçât d'une mort prochaine ; il hlloit que les remèdes ordinaires fussent devenus inutiles, et qu'il n'y eût qu'un miracle qui pût opérer sa guérison, et la tirer des portes de la mort : cependant rÉrangile ne la dit attaquée que d'une simple fiè?re. Partout ailleurs on n'a recours à Jésus-Christ que pour ressusciter des morts, guérir des paralytiques, rendre b vue et l'ouïe à des sourds et à des aveugles de naissance , et , en un mot, pour guérir des maux incurables à tout autre qu'au souverain Maître de la mort et de la vie des hommes : ici onl'appeDe pour rendre seuleinent la santé à un fébricitant. D'où vient que la toutepuissance est employée pour une infirmité si légère? c'est que cette fièvre étant Timage naturelle de la tiédeur dans les voies de Bien, l'Esprit saint a voulu nous faire entendre par-là que cette maladie' si l^ère en apparence, et dont on ne craint pas le danger; cetio tiédeur si ordinaire dans la piété, est une maladie qui immanquablement tue l'ame, et qu'il faut un miracle pour qu'elle ne conduise pas à la mort.
Oui , mes Frères, de toutes les maximes de la morale chrétienne, il n'en est point sur laquelle l'expérience permette moins de s'abii^, ser, que sur celle qui nous assure que le mépris des moindres pj>li-^ gâtions conduit insensiblement à la transgression des plus essteà-' tielles ; et que la négligence dans les voies de Dieu n'est jamais loin de la chute. Celui qui méprise les petites choses tombera peu à peu, dit l'Esprit saint ; celui qui les méprise, c'est-à-dire, qui les viole de propos délibéré, qui en fait comme un plan et un état de conduite : car si tous y manquiez seulement quelquefois par fragilité , ou pur surprise, c'est la destinée de tous les Justes , et ce discours ne vous regarderoit plus ; mais les mépriser dans le sens déjà expliqué , et qid no convient qu'aux âmes tièdes et infidèles , c^est une voie qui aboutit tonyours à la pertis de la justice. Premièrement , paroeque les grâces spéciales, nécessaires pour persévérer dans te vertu.
n*j «Ml pins doonées. SeocmdeioeAt, parcefoe les passions qui nous entralnoBl an yioe s'y fortifieDt TroisièmemeDt enOn , parce ^ne tous les secours exlérieors de la piété j devicnneot innUles.
fiéfadoppons ces trois réfleuoDS : elles renfeniieiii des iastructions fanporlaBles mu tomi le détail de la vie chrétieone ; utiles, non-seulensotaiix aases qui foot profession d'une piélé publique et déclarée, «nis encore à celles qui font consister toute la Tertu dans une bonne conduite ^ et dans une certaine régularité que le monde lui* Biéaie exige. Implorons, etc. jiue^ Maria,