‹ Œuvres, évêque de ClermontChapitre 9 sur 96 · SERMON POUR LE PREMIER DIMANCHE DE L'AVENT · texte numérisé non relu

SERMON POUR LE PREMIER DIMANCHE DE L'AVENT

SDR LB JUGEMENT UNIYKRSSL-

Tww ptdthmti filiam Bomùds venUntem in nuhe , cum poUttatê magnd ti hm-

jettatê, AMx% ib TerroDt le Flte de THomme qni Tiendra tur une nuée, tTec une grande

pnhiMlireetune grande mijesté (Loc, xxi, 37).

Siai,

Teldoit être le dernier spectacle qui finira les révolutions éternelles que la figure de ce monde offre tous les jours à nos yeux, et qui, ou nous amusent par leur nouveauté , ounousséduisentpar leurs charmes. Tel sera l'avènement du Fils de l'Homme le jour de sa ré* vélation, l'accomplissement de son règne, l'entière rédemption de son corps mystique. Tel le jour de la manifestation des consciences , ce jour de calamité et de désespoir pour les uns ; pour les autres, de paix , de consolation et d'allégresse : l'attente des Justes , la terreur des méchants, le jour décisif de la destinée de tous les hommes.

C'est l'image toujours présente que les prédictions du Sauveur sur ce jour terrible en a voient laissée aux premiers fidèles, qui les rendoit patients dans les persécutions, joyeux dans les souffrances, glorieux dans les opprobres. C'est elle qui depuis soutint la foi des martyrs , anima la constance des vierges, adoucit aux anadiorètes les horreurs des déserts; c'est elle qui encore aujourd'hui peuple ces solitudes religieuses que la piété de nos pères éleva contre la contagion du siècle.

Vous-mêmes, mes Frères, rappelant quelquefois l'appareil formidablede ce grandavénement, n'avez purefuserà ce souvenir des sentiments de cmnponction et de crainte. Mais ce n'ont été là que des frayeurs passagères; des idées plus douces et plus riantes les ont k riiMtant e&cées, et ont ramené votre premier calme. Hélas! dans lui tenu» heureux de l'Eglise, c'eût été renoncer & la foi, de ne pas

lUGEMEKT UNIVERSEL. M

* le Jour da Seigneur. ToiilelaconMlatioQ deœs premiersdi»dpki delà foi était de ratteodre, et fl falloit même que les apMrc» nodènuaent là-dessus le saint empressement des fidèles ; et aujourdlnd n fant que rEgBse emploie Umte la terreur de notre ministère pomr en rappeler le souvenir aux chrétiens, et tant le fruit de nos discours se bomeà le fidre craindre.

Je ne me propose pas cependant de vous étaler ici toute Flitstoire de œ terrible ayénement. Je veux me renfermer dans une de ces ciroonsCanoes, qui m'a toujours paru la plus propre à faire impreslion sur les cœurs : c'est la manifestation des consdences.

Orroid tout mon dessdn. Id-lias le péclieur ne se connott jamais/ 1 tel qu'il est, et n'est connu des hommes qu'à demi: il Tit d'ordinaire | inconnu à lui-même par son ayeuglement, aux autres par ses dissi* muktiona et par ses artifices. Dans ce grand jour il se coonoltra, et il sera eppnu.. Le pécheur montré à lui-même ; le pécheur montré à lôoteles créatures : voilà sur quoi j'ai résolu de faire quelques ré* flexions simples et édifiantes. Implorons, etc. jéve^ Maria

nUMlÈML PAETIK.

c Tout se réserve pour l'avenir, dit le Sage, etdemenre ici-bas in- » certain, parce que tout arrive également au Juste et à l'injuste, au » bon et au méchant, au pur et à l'impur, à celui qui immole des vio- » tîmes et à celui qui méprise les sacrifices {£ccl. ix, S). » —Quelle idée en effet, mes Frères, aurions-nous de la Providence dans le gonvemejnent de l'univers, si nous ne jugions de sa sagesse et de sa justice que par les diverses destinées qu'elle ménage ici-bas aux liommes?QiKri ! les biens et les maux seroient dispersés sur la terre, sans dioix, sans égard , sans dblinction? le juste gémiroit presque toujours dans l'afiBiction et dans la misère , tandis que l'impie vivr!(rft environné de gloire, de plaisir et d'abondance t et après des fortunes si différentes et des mœurs si dissemblables, tous deux tomberoient également dans un oubli éternel ; et le Dieu juste et vengeur qu'ils troQveroientau-delànedaigneroit pas peser leursceuvres et disœrner leurs mérites? Tous êtes juste, Sdgnenr, et vous rendrei à diacun selon ses ouvres.

Ce grand point delà foi chrétienne, si conforme même à l'équité natnrdle, id suiqposé, je dis que, dans ce jour terrible, on, à la faoe de l'univers, le pécheur parottra devant le tribunal redoutable, aecompagne deses œuvres, k manifestation des consdencessera lesupplicele plus affreux de l'amc infidèle. Un examen rigoureux la mon* trcra d'abord à elle-même; et vdd tontes les circonstances de cette formidable discussion.

Je ne m'arrête pas à vous faire observer tous les titres dont sera nrêtn eèhii qui vous examinera, el qui annoncent toute la riguenr dont il doit user, en pesant dans sa balance vos couvres^ vospe*sées.Geseraun légishtleur sévère, jaloux delà sàinlelè de sn loi, «I

Page 1