‹ Œuvres, évêque de ClermontChapitre 92 sur 96 · LE TROISIÈME DIMANCHE DE LAVENT · texte numérisé non relu

LE TROISIÈME DIMANCHE DE LAVENT

tOA LE D^LAI DB LA COVTVASIOll.

DIVISION. L4 péehêur Hfirt m «••mivIm» /, •■ pmrtêfu'g crtk f m U grm— Ui «Mf m, //, Ml ^«TMf «'If êfmmgmÊ ^m'mmj0mt, rnw ém mêmd» ti éê am pmtmmm, Q mm pU» m élmtésêtmmMrtr mmm *f« •kHlitmm^ €t ém f «ttafr «■! ■^■^^■■■t » émm pHtmtmfm^

Jf'PAKfii. Preflrierpréliil0.LAgrenmmtn|M|dft-ea. et Je relleadi:U eeutenieB n'eUpei romafi de Itanne; c'cilà Oiemealà^aater le eoeor : pr«telle firigid^ Biak i^iofle, ri Boot cooildéroiii le pèite^ étiolai. ilMoiatoiiié^àDleQàq«ins*enpraid;iiiieiii6etl ri DOM remriMM e» loiHnéBie.

1« Si BO» coiHldéroiii te pédMor qvl rallégo^ U eel iidvte. Car ^^ eanne voaiÉlet» moà Fféiâ, afcs-veat laiieD d'aMeodre ei d*esi|er qoeDieniins AMemtiraigiaBdgodtpoar la pMéTeela ert-il Bi6aiepoiriUe?Malf Je die liai % ■HOBdiiBBat^yyad Diea opéîcroit daae votre eoDor, feaUrin-vons roptatleadeiaciaeeTfpiaadlliMiappeilerefil, reoleBdrtei-voat? <|Baiid II vaoïloaf Iwwit» ee eeatjpMl aareHril ^aetgoe faite pear TOlia cooTewtoo î TreJrièaieBMBt «■fia, wg <|aot fat foadei yawpoar neoidireqne la gface vont mamiae? Votre fie leol eatièra n*eit-elle pat od eoctolBemeat de graoef continoellei? Blab veae «af«paBl-dliei|a%falrla8raeec*eiteeeoavcftlrsaneqa*ileDeeÉteri«i: ihlje «aw«é|Madi4|ae ear ea pied-là nNH ne ranm Junaii; et (pie e*ert être réwla de périr» d'attOMlre oae graœ de cette natora.

i*Ge prémte «et téaiéralre et ingrat, par rapport à Diea à qui le pécheor s'en fiand. Car fooi dUai que Diea eit le maître de rooe coovertlr et de nw sauver fueiMl U fDadrai e'eit-è -dire que votre falot, cette unique aOklre que voue ayo Mir la Imob Dieu va» en a pMneaieDl déchaîné pour k prendre tout entière rnr MeeaL Blaledmiqael Evangile nom aaoatrerei-voui cette prouiewe î ce ne ■era PM aMHdaenl dan» eeini de Jéiw-Glifiii.

|P Eaia ee prél«aecit Imemé en Inl-aiéme. Car après tout» suppoeons que la graoe vous manque, qu'en conduei-voas? que les crimes od vous vous plongea tous les Jov%sllaniort vous surprend, ne voue danmeront pas? vous n*oseriex le dire: que vaut n'avei qu'à vivre tnnqniile dant vos désordres, en attendant que la gran voua sait donnée? maia il est eitravagant d'attendre la grâce en s*en rendant iaus les Jours IndlgiMi que veos rétes pas aaapafcle derant Dieu du délai de votre coqversion? OBals Iaus les péolieun qui diflirent et qui meurent Impénitents seroient donc JusaiMSf que vaoa ne devea plus voua .mettra es peine de votre salut? mais c*est le parti du désespoir et de rimpiélé I que le moment de votre eonvacritm cet merqaé et qu'un pett plus au un peu nMine de dérégieinenl ne l'Ufaneera au ne le reculera p«d*an Instant? maia vous n'avei donc aussi qu'à vous percer le cour d^ glaive, souapréteite que le moment de votre amn est aurqué. La laÉto oonaéqncnce semée quil vous soR donc permis de tirer, iupposé que la grâce vans manc|ue, c'est que vous devei prier plus qa'nn autre pour rdiienlr, lui préparer ks voies et éloigner tous les obstacles qui vous l'ont rendue Josquld tentUe.

Il'PAmi. Second préleite t Oi tê fkMê qttmfimF^ rmtméitmÊmiêttAstê fmuiom, m sêm pbn en étéit étwirnummer wnt pm dtodf/mm <f ê^êmÊmàtti em-

JUaiM, l^ qui vans a dR que vous arrlverei autermaqnetansvauiamiqwjaa vous-même?

f* Sur quoi vous prenMittt-'Vous que l*ige changera votre e«ur? LUgedmigea-t-il le coeur de Salomon, de Seill ^ de Jénbel , d^érodias? Non, fige n'a poim encore lut de conversioB. D'altleurs, le Seigneur B^est-llpm la Diea datouslas temps et de tous les âges? twuroudf lui dlerei^vousdeBe la plut beBa partie da voa

ANALYSES t)ËS SËllMONS. 788

anoév pour It eomacrer an dànoo et à let cewrcs? Enffaiy pliit Tout diférei» piaf vos nwn deviennent ineurablct i vom poovex Men à la Térilé voué Uwer des objets 4|iii aviioardlHil vous eapttyenti mais vos passions ne finiront jms pour eela; «n il le temps et le dégoût j mettent fin, yoqs n*en serei pas pins avanoé pour le saloli votre oœnr, libre de piasion partIenMre. sera oomme plein d^nne paision miiverselle ; et la dUBcuIté de sortir de œt état sera d*autant piq» grande» que vans n^aures rien de marqué à qnol voos prendre.

3^ Mais la conversion , dites-vous, est on eonp d*édat qni nous engage enveis le public, et qu*on craint de ne pouvoir soutenir. Eb quoi I en différant de vous convertir, vous vous promette! que Dieu vous toucbera un Jour? et en vous convertissant ai^ourdliui, vous n*oses vous promettre qu*ll vous soutiendra? tKankura la cbose ne vaut-elle pas du moins la peine d*êlre tentée? et quand vous auriei le malheur de retomber, ne seroit-ce pâf to^|ours un avantage d*avolr passé quelque temps dans la pratique de la vertu, et un sojet d^espérer des grâces plus puissantes de la bonté de Dieu?

SUA LXS UltPOSITIOllS ▲ LA GOMMUHIOH.

DIVISION. Qêimtrt dhpmêitiwmf ê^nt %é€*ê«uirt4 /t«ur eùmtmumUr éigummâmt H m^tm /rmit t «im /•■ fÊptt9€m99 f«i a#««/c«M cUfMTMrt mm» /ai prpdmtt» f si namêjkêê» êpramMrj «m /oi

mrdtmt* fm' umm» Jaêtt umêr i mn*/oign*r€ms*q»lmou*Jms99imum»Ur,C*tH U ftréci$ de ta doctrine dé TJ poiré ^ «f U $ujet c/« ce ditcomrê.

1** Disposition. Umefoi rtspeettuusê qui notufmsM Jiscêmtr, qui, malgré le voile dont le vérilable Moïse se couvre sur cette montagne sainte » ne laisse pas de voir toute sa gloire; qpii est saisie d'une horreur religieuse à la seule présence du sancr tnaire, qui sent tout le poids de la présence d'un Dieu, et qni eflhi jé s*écrie comme lierre t Retira- vous de mol , Seigneur, parceqne Je ne snb qu'un homme» et un homme pécheur.

Mais en reste-t-il, de cette fol, sur la terre? on croit, mais d*une foi superficielle, qui s*en tient, pour ainil dire, à la surikce de ce sacrement, et n'en approfondit pas U vertu et les mystères ; qui se termhie à des hommages extérieurs, qui ne sent rien, qui n*a point de suite dans la vie s en un mot, qui n'a rien de vif, rien de grand, desubUme, dedigne du Dieu qu*dle nous découvre.

Ue DlSPOSlTIOfl. Ciu foi fmdmtê qui nout/ats* iprouvtr : mais SUT quoi BOUS éprouverons-nous ? sur la sainteté de ce mcrement et sur notre propre corruption* C'est la chair de Jésus-Christ, c'est le patai des anges, c'est TAgnsan sans tache qui ne veut autour de son autel que ceux ou qui n'ont pas souillé leurs vêtements, on qulles ont lavés dans les larmes de la pénitence : c'est un axyme pur ; Il but être eiempt du vieux levain pour en manger x c'est la viande des forts; une ame Mile» chancelante* mal aflèrmle, qui tourne à tout vent, qui plie an premier obstacle, qui •e brise au premier écuell, n'est pas en état de s'en nourrfa* t c'est la pique des disciples de Jésus-Christ ; il faut donc être de ce nombre pour y participer, c'est-à* dire se renoncer soi-même, porter sa croix et suivre Jésus^^hrist: enfin c'est un Dieu si pur, que les astres sont souillés devant lui ; bannissons donc de nos coeurs tout ce qui est Imllgn*^ de sa sainteté.

ni' Disposition. Une foi ardente qui nous fasse aimer. J'ai desiré ardeosment de manger cette paque avec vous, disolt Jésus-Christ à an disciples. Or. que vonMMI nous apprendre par U ? c'est qu'il but apporter à cette table divhie un conr embrasé» pénétré, consumé par l'amour, un cœur impatient» empressé, avide ; nae Mm et une soif de Jésus-Chrîrt, qui nous presse d'aller à lui pour godier combien il est doux. Mais» hélasl les uns y apportent un dégoût et une répugnance criminelle; tea antres s*en approchent avec un cour pesant, un goût éaMxissé , une ame toute de glaça, en sorte que las imagm dn monde etde leurs passions font sur eux des impreirtans Men plus vives que la présence de Jésua-Christ et le souvenfa* de sel

784 ANALYSES DES SËWHONS. '

myiléres t «mi portept-ili toi^oon à l'antel el co rtpportciit-Ui Ici mémei fei- UeMes et les mémefl imperrecttoofl. Quel s^iet de trembler I

IV* Disposition Otufoi fartait ^ui nous fat*e immoler : c*eit ee que l*Apôtr« appelle annoncer la mort da Seigneur. Or on annonce la mort do Seigneur en portant au pied du sanctuaire un esprit de mort et de martyre : an désir sincère da sortir de cette prison de booe , pour Jouir de Jésus-Chrisl } un corps mortifié et im-t mobile pour les œuvres du péché; des feui fermé! depuis long temps i lout ce qui peut blesser la pudeur ; une langue environnée d'une garde de circonspection \ des oreilles impénétrables aux sUDements du serpent; une ame insensible aux mépris comme aux louanges ; une ame bon de la portée des événements d*idbas y à répreuve des révolutions de la vfe, égale dans la bonne et dans la mauvaiso fortune, et toujours attentive à marcber d*an pM ferme vers l'éternité.

Ce n*est pas que Je veuille exclure de Tautel tous ceiu qui n'ont pas encore atteint à la perfection de cet état ; mais II tenl au moins y tendre et en avoir les prémices t sans cela, communier c*est se rendre coupable du corps K dn sang du Seigneur.

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