‹ Œuvres, évêque de ClermontChapitre 93 sur 96 · LE JOUR DE JNOEL · texte numérisé non relu

LE JOUR DE JNOEL

DIVISION. Ji»»9'Ckriit par $a mmù$aMê* ntmt mdrê Im gUir* m Diêm «f Upma mua homuÊUt, I, 4 Diêm, la gloire f im Uê kcmunât apoitmt pcmlm lui rmplr, ttm Jum kommM « la puis qu'ils m'upûitmt e4u4 de m rm^ u tmm-miuut,

I'* P&RTIB. Lldolâtrie rendit à la créature le coite que le Gréalears*aolt réservé à lui seul ; la synagogue ne rhonoroit que des lèvres et par des hoomiages exlérieurs,qnl n*étoient pas dignes de lui; la pliilosopliie loi ravissoit la gloire de sa providence et de sa sagesse étemelle: trois plaies répandues sor toute lasiirfece de la terre , que Jésus ^Christ vient guérir.

1« Lliommage que son ame sainte unie au Terbe rend k Dieu, dédommage d*abord sa nûjéslé suprême des honneurs que l'univers lui avoit Jusque-là retbsés t une foide de disciples fidèles , instruits par cet Ilomme-Dieu , ouvre les yeux à la lumière t le monde reconnolt son Auteur, et Dieu rentre dans ses droits. Voilà le premier biendit de la naHsance de Jésus-Christ ; mais ce bienfait est-ll pour nous ? nous n'adorons plus de vaines idoles ; mais ne mettons-nous pas à leur place le monde avec tous ses plaisirs ?

S* J<%us Christ ne se borne pas à manifester le nom de son Père aux hommes, il lui forme des adorateurs en esprit et en vérité, qui ne compteront pour rien les hommages extérieurs , si Tamour ne les anime et ne les sanctifie. Pouvons-nous noua flatter d'être du nombre de ces adorateurs vériUbles? A quoi se réduit tout notre cuite? à quelques observances eilérieures ; et encore, c'est la religion des plus sages. Tollà le second biendit de la naissance de Jésus-Christ, auquel nous n*avons presque aucune part.

3* EnGn les hommes avoîent voulu encore ravir à Dieu la gloire de sa providence et de sa sagesse éternelle ; tes philosophes , forcés de reconnottre un seul Être suprême, se le représentoient, ou comme un Dieu oisif et sans attention aux choaes humaines, ou comme un Dieu sans liberté et assujetti à un enchahiement fhui d'événements nécessaires. Jésus-Christ vient rendre à son Père la gloire que les valus raisonnements de la philosophie lui avoient ôtée; el, en exigeant )e sacrifice de nos foibles lumières, il nous apprend ce que nous devons onnotlre de l'Être suprême et ce que nous en devons ignorer- Mais, hélas! où sont parmi nous les fidèles qui font à la foi un sacrifice entier de leur raison ?

U* Partie, in nmstance de Jésus-Christ rend aux hommes la paix qu'ils n'avoiemi eeeté de se ravir à eut-mèmes.

L'orgueil, la volupté, les haines et les vengeances avoient été les sources filiales dé toutes les agitations qne le cœur de l'homme avoit éprouvées : Jésns-Christ vient lui rendre la paix en les tarissant par sa grâce , par sa doctrine et par son exemple.

Je dis que l'orgueil avoit été la première source des troubles qui déchirolent le cosur di'8 hommw Quelles guerres, quelles fbrcurs celte funeste pn^^slon irarolt-elle

AMALÎStfS 01SS SEAMO^^. 79».

|MM attnméei nir U terre i MtU ce qpi m passoit au dchop p'éloit que rim^e dv» troot>Iei que rhomme orgueilleui èprouvoil au dedans de lui-mAiie. ^ésus-Çbrtot , en défradant par la naissance pauvre et Kbjecte les biens et la gloire humaine, * rétablit dans le monde la paii que l'orgueil en ar oit bannie. Cependant chercha ^tr^ milieu des chrétiens cette paii heureuse qui devrolt être leur héritage, tous ne la trouverez ni dans les Tilles * ni dans l'enceinte Ôe$ murs domestiques , ni dans les palais des rois , ni même dans le sanctuaire.

Les voluptés cbornelles n'avoient pas excité moins de troubles dans le monde qnê ' rorgueil ; Jésus-Christ vient retirer les hommes de cet abtme de corruption, et leui donner la paix eu leur rendant Tinnocence et ta liberté que la tyrannie de ce Tice leur avoit dtée. H naît d*nne vierge et li^ plus purje de toutes les créatures : par là il met déjà en honneur une vertu inconnue au monde, et que son peuple même regardoil comme on opprobre; de |>luSy en s'unUsant à notre chair il la purifie. Il en Diit le temple de Dieu , le sanctuaire de l'Esprit saint. Mais ne profanons nous pas encore ce temple saint? les passions honteuses ne troublent-elles pas encore la tranquillité des empires » le repos des famillesi rprdre de la société, la bonne fbi des ma- ' riages, etc.

Ëufin If naissance de Jésus-Christ, en ne DilsàDt de tous lés peuples qu'on seul peuple, et de tous ses disciples qu'un cœur et qu'une ame, éteint toutes tes inlmitiéi et toutes les haines ; dernier genre de paix qu'elle apporte aux hommes , et doht les ' hommes ne savent, pas profiler.

L£ JOUR DE LA GiBiCONaSION.

sua LA DlVIIilTé DB JB90S-CHA16T.

UiMSiOM. L'écictt tt t^sprit du minlstèrt dt Jétut-Ckrisl prouvent igaUnent la gUir* it ««' < irinité. Si Jésus 'Christ n'étoit qu'un pur homm9 : f, L'ieiat d* son ministirt stroit p0mr nous une oecasiûn imé^tahU ^îdoiàtrlê, «f Ditm snim9 têrott conpathU <f« ftrrtsir dé eédsi • f«/ tadortnt, ff, L'uprit dt ton sMntstért dtt^itudroil lé pH^ê funêtté de n^trt AiHoertM' "

Impartie. U premier earaotére éclatant do aMslèra^te Jéaoa^hriatvcVit d*«^ été pMdlt er prornia èox horoims dépote ta nitiiwcr do- monde. A peter Adam «siil tombé, qo'on intmonCre datoioieiUpimiar. Oaiitlei sièclet soivànli, Bleu.a» parolt, ce simble. oocopéqu'à préparer les hommes à sontrrhrée. Lee elraoostames' dans leHftielles Jésos^rist a été prédH sont encore plus mervettiensci qwles^édh^ lions mêmes. En eflèt, il est prédit par tout on peuple, annoncé iMndaiit quatre niillt ans par oné lon^e shite de prophètes , figuré par «oiHet les eérëowalct do ta lai , attendu par tous les Jostee, montré de loin émm tooatas Ages : ce n'esl-pas potfr un événement partlcotier , c'est pour élre la ressource do monde eandamné , 4e léglsUleur des peuples, ta kimfére des nations, lé salut d'Israël. Quel friége pour tarefigioi de tous tes siècles, si des préparatifs si magnfllqaei n'anhoneeol qo'me al«pta orée tore, et dans dés temps surtout oA la crédulité des peuples melloll H taeHenant m rang des dieni les hommes extraordhiafres f

D'ailleurs, au lien que Jean*Baplisie, pou^empêclier que ta semoraelequI'i'aTeN' prédit ne devint une occasion d'idoffftYrVe à sa nation, né IMt point deoilraeles, m seite de dire t Je ne suis pas celui que vOos attendet ; et n*est atteriHf. ce sonbta . qu'& prévenir des honneurs supersdttenx : Jéras Christ , ait omiraire, que qoalre milto ans de ligures et de prophéties avolent annoncé aveo tant de oiagniOKBee à ta terre , vient en grande vertu et puissance , il tait des oeovtet et 4es memlIlaB qisa personne avant lui n'avoit faites ; et, lofai de préveiMI* la soperÉIMm!4tarp«tapfeaÉ sbi» égard , il se dit égal à Dieu, et souffre qu'on liil rende da faonneon dtfto^ SI e'étali ta un culte idolâtre , les hommes en serojent-llf responsaUei ? • '

De plus, tous les Justes de ta loi et de l'ftge des patrtarchea, toos Mt hammea si vénérables et si miraculeux , n*étoIent pourtant que lés ébauéUa dtt Mèarte^ venir: chacun d'eux ne représentolt que quelque trait singtdier dé sa tte et iè wm MuMlnit mais dtez à Jésus-Christ sa divinité et son éternelte origine , ta têfilé iTM -pHlf ric« au dessus de ta figure, au moins au ]u||ement des sens.

1* A réitetaFO|Mll0i4aloiii«ii«»eéNiiii<airM M0«aTi««i4eMspradlieitieeoiideiraelèreéd«ttntdeiQBmiiiirtér^ PàrH-H iHMtomi ImnoM phM menreUleai. plM diffo dtDf les aaires et dapt set prodigKf?

Je db teit Mt OMinei et dtoi set prodfget. Je tais que dans les siédcs qà rtfoient préeèdé. Il avoit para sur la terre des boomics eiUaordinairci que le Sei fMiir seniMoH rendre dépositaires de sa Terta et de sa loute-polManoe i naiSQQand «B) icfarde de prés, dans leur pulssanoe même, tous ees bommce miraculeui portolent UMdonrs des caraclérct de dépendance et de foibicsse ; Jésus Christ . ao contraire • opère les plus grands prodigêa «rec nne IMité tonte-poissanie, el one soararafaie Indépendance

8*. Enfin te dernier caraetére éclatant de ton mfnisiére» ce sont les drotintlancc? merfcllteuses ei jQsqoe-U Inouïes qol composent tont le coiin desa vie mortelle. Goncti pai ropératkm du Très-Haut , il naît d'une Yiersepnre. A peine csIpU né, que dr$ Mginns célestes font retentir dans les airs des cantiques d^all^rôse, et ntons apprennent que cette naissance rend k Diea sa gloire et la paix aux hommes. Peu après nn astre nouveau eondutt à son berceau des nges du fbnd de l*0rftenc. Un Juste et nne sainle femme annoncent sa grandeur Mure. Let dodenra atsemMéi volent a?ec tennement son enfisnce plus sage et plut édairèe que la sagesse des vlelltards. A meture qp'li afance» sa gloire se déreloppe» Jean- Baptiste s*abaltte devant hd i ledef t'ouvre sur sa tête ; les démons eflirayés ne peuvent tonlentr ta préeenee; le Père céletle dèétaf« qu*fl ett ton Fils Men-almè, et le propose comme la loi vivante et étetnelle en cammandant de récouler. SI du Thabor nous passons tor le GaNalre, ce Ikii eè dévoient te CMitommerlout let opprobret du rat de liMmme ne laltse p« d*éli« encore le théâtre de ta gloire ; toute la nature en détordre l'y reoonnolt comme ton Aatenr eteenfmsesa divinité. Il ressuscite trois jours après, non pv une verto étrangère^ ni pour mourir de nouvcnn comme tant d'autres , nudt par m pn^pre pnissance, et pour Jouir désormais d^nne vie bnmortelle. Enfin il inonto au ciel. Ce tt*eit pat on àm de feu qui le trantporte en no cttn d*oBU , il s'élève lui-même avec majesté { les angmvlennentao-devantdohily et le promettent encore nne Ihisàla terre environné de gloire et d'hnmortaHtê. Qui ne reconnoitroHà ces traits le Oien dneltl,qri.aprètnvolr ètavertènveelm homn«e ponr iet Mrer de lenr éBarrmiKi et de leur mitera, va reprendra y imsilia de m gloiraf VoUà eamnm redit dn màMfr- de JéM»4:hrist seroU pour nm» mie oontlon Inêvitahlo dldoMtile, t'Il n'étoil qu*nne simple crèatara.

Il* Pamn. L'êspett d$ stm mimttin dmmiroit tmêH U pté^ de mttrt mmommt, Qg resprlt de son ministèra renCerroe sa doctrine, set hienikitt et tetprooMttea..

1» Sa doctrine. On ne peut nier que Jésut-Chritt n'ait été un homme tatait^ car quel homme Jusque-là avoiljamait para tur la terra» dant lequel on ait reman|i|6 tant de caradèret d'hmocence et de sainlelè? Je veux dira tant de mépHs et dbidilKnonce ponrlemondCtUnt d'amour pour la vertu, tant de tèle pour toglotra de Dieu, tant d'nrdenr pour le salut des hommes; Routes àcela l'excraption totale 4e loulm lea Mhtestet let phM hMéparahItt de rimmanllé. Or si Jétns4:hrist elt Mfait, Il est 1^^ toit que vous coosidérief la doctrine qu'il nous « enseignée, ou par rapport à ton Père, M par rapport aux hommes i car t'O n'étoil patJ)len* éOe ne teroitqnVm amas, ou d'équivoquet mallgnet, on de hiatphèmet enveloppés.

CoHsMèrci m doctrine par rapport à son Péra i si Jésus-Christ n*est qu'un sfavfile envofêdo Oien» il ne vient dune que pour maniresler aux nations idolàlres l'unUA de l'ettence divhie. Mab « pramièrement , Il est envoyé principalement aux Juifr t afa^ ta mitshm éloM hmtHcf car let Juifs nréleieni plus tentés de retomber dans HdoMIrli. Seeendesnent » il t'y prend mal pour remplir son ministère. An lieu que Meifce et lot praphètet, chargea de la même mission » ne cessent <ie publier que le Seigneur est un , sans Jnmais IHira aucune comparatoon d'eux à t Être suprtee { Jésus^Chritt ne Qitse de se dira égal à son Péra t A dit qo'U est descendu dn del et sont 4n schi de Dien i qu'il éloit avant toutes choses ) que te Père fl lui ne sont qu un ; partout M te eauiparaqnOIca souverain. Let Julli murmurent et te scandalisent de ces eipfstsieni. tain de let détromper neUement, il les confirme dans le scandale, afiMant un langage qui devient ou hisensé ou impie * si son égalité avec aon Pét^

AHALYSES DES SERMONS. 787

Mr<eliMI«ins ieioittflei H fonllirtt néow qo'on IdI rende les bonneors diTfais. U n*esl doue tieaa mr la terre t i'H ed un par homme^ que pour fcandanser lei MIk, en leer doMenl lien éà croire qa'U jç, compare au tVè*-Haut; séduire les MllQiii^ ea se JUsanI adorer après se mort ^ et'répaodre de nouvelles ténèbres dans l'ooivers^ Tons ieea grands avantages que le monde devoit retirer du ministère de Jésos^CIriit , aboslisttni doue à le voir plongé dans nne nouvelle idolâtrie ; et toute la magnMIcenee future do rÉvanglle, tant prédite par les pioptiètes . devoit donc se berner à former Ja secte alllrense de Timple Sodn *. Mais puisque Jésus-Christ est saint/ eoDchione que ne pouvant Un un blaspliéniateur et un impie, la manière dent il pflde jde son. Père . cette égalité qu'il aAïcte en toute occasion avec son Père» Mabllt la.gloire de son éternelle origineu On peut encore. remarquer ici» que lorsque les prophètes parlent dn Dieu du del et de la terre, pleins de rimmensilé de la toutepuissance et ^ la Bijesté de t'Ètrft snpuâme* Us épuisent la foiblesse du langage hmnahr, pour rjApondie à la sobUmité^de fief images : mais lorsque Jésus^ïirlst parie de la gloire du. Seigneur, ce ne sont plus des expreisions pompeuses des prophètes; on volt que c*est un enflnt qui parte un langage domestique , et qd n*esl pohit frappé et ébloui ^ comme nous, de la mi^é et de la gloire du Père*

Coneidérons, maintenant , la doctrine de Jésus^Christ par rspport aux hommes» eUe n'établit pas moine la vérité de sa.iiaissance ^ivine^ Pren^ièrement , quelle sa- 9S8M, quelle sainteté., quelle sublimijié dans cette doctrine! tout y est digne de la raison et de la plus saine philosophie t tout y est proportionné à la misère et i Teicellenoe de Uname. Secondement , remarquei les devoirs d'amour et de dépendance qne sa doctrine exige des hommes envers luiHqéme. II. nous ordonne de Taimer^de cberdier en lui noire. bonheur». de .lui rapi^ter, 9t nous-mêmes et tontes nos actions., conmie II nous ordonne toutes ces mêmes choses envers son Père t done s'il n'est pas Dieu, sa doctrine si divine, si adniirée des païens , n'est )plus:qn'nn mélange nonstrueux dimpiété, d'orgueil et deiolie; puisque n*étaiit qQ*utt pur homme , Il veut usurper tai ptaM» de Dieu même dans nos cours. Bien phH , au lieu que le Dieu véritable avoit. paru se contenter des sacrifices de boues et de taureaux ; pour lui il veut que nous lui sacrifiions Jusqu'à notre vie , qne nous eonrions sur les gibets • que nous nous offrions à la mort et an martyre pour la gloire de son nom. Mais s*f1 n'est pas Taoteur de notre vie , quel droit a-t-tt de rexîger de nous? sa religion n'est donc qu'une religion de sang et de barbarie? tes eonfesseors généreux de la fol n'ont donc été que des désespéra et des fona tiques? et les tyrans et Icaperséeuteurs Jes défenseurs de la Justice et de la.gloire de lad^inltét L*oreine de l'homme peat-etle entendre ces btasphèmes sans horreur?

S^ Considéra fesprit du ministère de Jésus-Chrkt dans les grâces et les Menfiiils que l'univers a reçus de lui : il déclare quil est venu délivrer tous tes hommes de la mort étemelle \ d'ennemis de Dieu qu'ils étoient, les rendre sce entants ; leur ouvrfa* le ciel, et leur en assurer la possession. Il leur a apporté la science dn saint el la doctrine de la vérité. 11 nous nourrit de son corps , Il nous lave de nos soniilures en nous appliquant le prix de son sang t en un mot, il nous assure qn*U wi notre vole, notre vérité, notre vie, notre Justice, notre rédemption, notre lumière. Mais un pur homme peut-il être la source de tant de grâces an autres hommes ? ou n'est-lt pas à craindre que devenu si utile et si néeesnire an genre nûmain , Il n*en devienne enfin l'Idole ? Car c^est la recomioissanee. tonte seule qui >itrefois a ftiit les fiiux dieux i td est le caractère de l'homme ; son-culle n'est qne son amour et sa reconnolssance.

a» Outre les bienfait dont Jésus-Christ nous a comblés , considérex les pramessnt dont il les accompsgne ; Il promet encore plus qu*4i n'a dennéi Premlèrtnwut , il promet aux hommes l*esprit consolateur, qu'il appelle l'esprit de son Père , esprit de vérité, de force , dinleingence, de sagesse , de dharité, etc. Mais qnei droit a Jésus-Christ sur Fesprit de Dieu , pour en disposer à son gré, al eo n'est pM aen

' Swto qai M rtor«m« qu'ira petit nombre cfbeinaMt odieas «u ciel et â la terre ; le iMSle et U mewe el de le religion t eUiifpf 4e«e«lief àam \m troèbrce Tb^rreur de lettre bletf b4«H«.

«prit propre ? Cependant lès promefêct de lémf-GhrM letoiit ÉenoÊpÊlm ; à | eet-U monté au cM , que Tcsprit de Diea fe répand sur tooi wmém' dément , Jéaot-UirUI promet à sea diadplei lei eM do del el da I'enf6r, et le pouvoir de remettre lei péchés. TroWémement , Il leur promet, outr» «la , le dn des mlradei I s*U n'eat pai Dlea , la Iblie et la lémérlié ont-dlea JanMb rH scmtriabic 7 Quatrièmement , Il leur promet la conterrion de l'mdfen , ta l (le la croli , la docilité de tous les peuples de la terre , des pMIosoplKS, des< «les tjrans; que son Évangile sera reçu du mrmie entier. Maia à moias-qn'U ne tienne le cour de tous les hommes enire ses mains, peat«il répandre duo chang»* ment dont Jusque-là te monde n'avoH point eu d>iampie? On dira peolétreqoB Dieu réréloit s ion serviteur les choses futures t mais ai Jésus-Quist n*c8t paa Dieu, il n*est pas même prophète ; puisqu'il ne prévoit pas que les hammea vont rafanbar en l*adorant, dans des ténèbres mille fols pi» criminelles que cellas dont U prétcsMl les délivrer ; et qu'au lieu de ffimner au Père deaadoraieura eo csprH et en vérilé» U n'aura formé qu un nouveau peuple d'idottiri« de tautenatloii.

' VoH* donc où mène l'incrédulité* RenverKi le fondement, qui est le Seigaaar Jésus, lits éternel du Dieu vivant; retranche! da la doctrine des diréHena, Jésoa- Christ Homme-Dieu ; vous en retrancfaei tout le mérite de la foi , toala la consolftlion de l'espérance , tous les motifii de ta charité i toute la religion chrétiaDDe n'M que fkofiseté et quimposture. Aussi quel léle lea premiera disciples de rÊvangOe ne nrent-ils pas paroltre contre ces homme;» Impies , qui dès lors osèrent attaquer la ^re de la divinité de leur maître P Lca païens reprocholent ahira aus dvéliena da tendre des honneurs divins à Jésus-Christ t s'en Justiflent-lls comme dlune ««km* aie ? répondent ils qu'ils n'adorent pas Jésus-Christ ? point du tont. Les apologMea de la religion réftitenl toutes les antres calomnies dont on veut la noircir t asais sv laccusation d adorer Jénis-Christ , bien loin de s*en défendre. Os rautorisent par %nr langage el par leurs actions. Si c'est donc une erreur de croiro Jésus-Chriat égal

DIeë, cest une erreur qui est née avee I Église , qui en a éfevé tant rédita,^

tirmé tant de martyrs , et converti tout l'univers.

POUa L£ JOUE DE L'ÉPIPUAKIË.

DIVISION. Le périté figurée par fétoile, trûUP€ dtuu Ut magt* in mdumUmn t dbu Ut prUns dtt JimimmitUtmn i îfcM Btrodê «• p9r$ëemt*mr, TwUê 99t »meén parmi •#«« M im^ thée jp0u U rtfMPtÊi, k—mfup Im e«eA«af cC U itgmtMHt^ «mmm pim$ U wtiptiêmU «I im pm'êiemUmt. Jimn, /. Lm périt* rwçmê* //• L» vérité iummiJét. iii, L« ntfrtM p^néamté*.

1** Paeih. iM ¥4rUé nçae. Il est pen d'ames, quelque plongées qu'elles sûieni dans les aena et dans les psasions , dont les yeui ne s ouvrent quelquefois sur la va* uilé dea Mena qn'elies poursuivent, sur la grandeur des espérances qu'elles aacriflenl, et mr I hiidlgnité de la vie qu'elles mènent t mais, hélas I leurs yeui ne s'onvrent à la lumière que pour se refermer à Tinslant ; et tout le fruit qu'elles retirent ' de la vérité , c'est le crime de l'avoU* inuUlrmei ( connue.

Lea uns se bornent à raisonner sur la lumière qui les frappe, et font de la vérité an sq)et de contenUoo et de vaine philosophie. Les autres , mal d'accord avec enxmémes, souhaitent , ce semble , de la connottre , mais ne la cherchent pas comme il font, pareequan fond ils seraient fllchés de l'avoir trouvée. Enftai quelques nus plus doeUease laissent ébranler par son évidence; mais ras&urés par l'opinion pnbliqne , on rebutés par les difflcullés et les violences que la vérité leur offre, ils s'en éhÂpient et l'abandonnent , après s'être r^ouis quelque temps à sa lumière.

Go n'est p« là Tnsagequ'en firent les mages. Quoique accoutumés à tout rappeler an JngnneDt de la raison, ils suivent la lumiire céleste , sans s arrêter aui vaincs réflaiiona de l'«sprit humain , sans égard à leurs amto el à leurs proches, malgré lm dtaconia et les dérisions publiques, et leur coeur désabusé de tout ne trouve plus que la vériléqni les réjoui se , qui les Intéresse et qui les console. Voilà la vérilé feçua dans 1er mages avec soumission, avee sincérité, avec Joies voyons dans la /itndaite d«« prêtres U vérité dissimulée.

U* PiRi m Trois êortté 4» 4iê4UÊUii0imm» éUms Us.ftrwtru dg ta svmigogmê : vm

ANALYSES DB§ SERMOÇI§. X80

StêimÊi/atêOH dt siUmeê, one JisêimKlatU»n dt con^UUtnaa tt tT.aé^ticiiWHini , Qije éiêimmUaùm Hê femtê et de mensonge.

Dlffimolation de silence. Consaltéi par Hérode lur le llea où le Cbriit deroil Dtttre. Uf répoDdenl à la vérilé que e*eal à Bethléem ; maia ils n'^outeot pas que réioDe prédite ayant enfin paru, elles rois de Saka el de TArable Tenant avec des présenU adorer le nonvean chef qui devoit conduire brail, il né Mloit plus douter de sa naissance. Us n'assemblent point les peuples pour leur annoncer cette heoreoso nouTclle . ils ne vont pas à Betliléem pour animer Jérusalem par leur exemple t renfermés dans leur criminelle timidité , ils gardent un profond silence et retiennent la Térlté dans i'iiilustlce. ^ ^ ,

Sans tottcber ici aux oints du Seigneur . 11 est peu de personnes dans le monde qui ne se rendent tous les Jours coupables de cette dissimulaUon de silence t car puur en être coupables » il n*est pas nécessaire de souscrire à limpiélé et d'approaiver lai mailmes du sitete, il suffit de se Uire quand on aUaque la vérité davaoi nous èdéeouTsrt.

. Diirimniallon de complaisance et d*ado«ctosement. Lespiétreaei laBdadam», forcée par réridenee des fioritnrea de rendre gloire à la vérité» radoodspaDt par des eipresslons ménagées. Pour complaire à Hérode, lia suppriment la. UIk de rM que ks mages veoolent de donner, et que les propbélea avoient si aaoMttt donné au Messie s ils le désignent par une qualité qui pouvoit marquer égaienant •■ lui une autorité de doctrine et de poisMuice ; quoiqu'ite atlendisseni leux-fliéaMs un Messie, roi et conquérant. La conduite de ces prélces nous parolt indigna i bmIs al non» voulons nous Juger nous-mêmes, noua verrons que nos dlseoursatMa-démaRhea ne sont souvent que des adoudssemenla de la vérité^ et dea lemp^ mMrts pMir la réconcilier avee les préiugte ou lea passions de wn avee qai

Dernier» dissimulation des préirea Jutfe. dissimulation demensonge. Us ne tentent pas d'allégner les prophéties en termes obaeoia et adaucis) ne voyant pas revenir lea mages, ib les accusent, pour calmer Hérode, d^nne crédulité vaine et superilitifnse. Et voilà où nous en venons enfin ; à force de ménager les jiMSIans des hommes et de vouloir leur plaire aux dépens de la vérité, nous i*al|andonnons enfin ouvertement.

nif Partis rérM perOeutie par Hérode. Cet impie persécnlo la vérité i premièrement, par i*éloignement pidrfic qu'il bit parottre pour elle, et qui entraîne tout Jérusalem par son exemple, et e*est ce que j'appelle une persécution de Jcan* date t secondement, il la persécute en léchant de corrompre les prêtres , et eo dr«s- MAt même des embûches à U piété des mages ; et c'est ce que J'appelle une persécution de séduction i enfin II la persécute en répandant le sang innocent, et c*eat «ne petsécotten de force et de violence.

Or ces trois g< nres de persécutions s'exeroenl aujourd'hui daoa le christianiSBie x car, t«, qui peut se flatter de n être pas du nombre des persécuteurs da hi vérité par les scandales? Je ne parle pas même de ces hommes pervers qui ont levé l'étendan) do crime et de la licence , Je parle de ces âmes livrées aux plaisirs et aux vaniléa du ilécle et dont la conduite, d'aUleursiéguliére, s'attire Teslbne et les ionangea des hommes; et Je dis qu'elles persécutent la vérité par leurs seule exemples, qaTelies anéantissant autant qu'il est en elles dans tous les coeurs ka maximca de l'Evangile, el qu'elles font plus de déserteurs de la vérité • que n en firent autrelMalea

S» Nous persécutons tous la Jours la vérité par vote de séduction, en Uxant d'eneèa la i^srvenr des Justes, en leur faisant des peintures vivcset agréables déplaisirs qu'Us fhient, en exagérant les diffleultés de la persévérance, peut*étre même en attaquant le fondement inébranlable de leur fol $ en gênant par notre autorité le aéie el la piété é^ personnes qui dépendent de nous; enfin en Usant sarrir noatalenli à la destmetlon du régne de Jésus-ilhrist.

a» Umonde est plein de persécotenvs publics de la vérité» et si l'Eglise n'est ptw aflUgéeparUbarbariadea tyrans et par l'efl^ision dn sang de seaenftaila, «Uaoït encore tous les Jonnpenêeutéapar iaadériilons puhliqnca que les mondalualsolda la

7M ANALYSES DË^ SERMONS.

fvlB,«tpir 11 parle 4lei âmes Adétei qu'elle ?dt avec iMeiirMe^^ il iouTMl à li CNlnUi de leort dérWoo» et de leurs c

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