Es prés (1548 et 1549) et non et près
ET FACECIEUX. 10$
donc. HayPtrutavant', ditPhilipot, debout, que je ne vous voye jamais. Voire mais (contestoit Tredouille, qui estoit aussi mauvais qu'un oyson) si les estrilles et conclusions. Bo bo, vertu ma vie (feist Philipot) par la dague saint Chose, s'il faut que Martin baston trotte? et qu'est ceci à dire? je ne serai donc le maistre à ma maison, Alison ? croy hardiment qu'il m'en souviendra, et fust à cent ans d'icy ; et dy à ton père, que baste 2, et qu'un bon coup payera tout : à qui pense il avoir affaire? sont des contes cela, tu Dieu! Vrayment (dist Anselme) voylà de très belles quereles, et bien fondées. Haa, je vous diray (respond maistre Huguet) il est malaisé et quasi impossible que voysins n'ayent quelque différent; je le sçay bien pour moi. Il y a des gens avec lesquelz vous ne pourriez avoir amytié, tant sont pleins de mauvaise grâce : et ne congnois homme de ce pais, qui s'y puisse honnestement reigler. Par mon cotin 3 (dist Lubin) il est vray; toutesfois Perrot Claquedent, que tous avez cogneu, faisoit bien cela : car à grand peine ouystes vous jamais gueres dire qu'il prinst noise avec voysin qu'il eust, et tant y a qu'il estoit d'ordinaire appelle des Nobles, et à leur conseil, où il s'entendoit très bien, et y gaigna tout son bien. Vous dites le mieux du monde (dist Pasquier) mais c'est un entre cent ; ainsi que tout le monde ne peult pas avoir les couillons
i. Va-t'en.
2. En voilà assez, locution venue de l'italien ou de l'espagnol, car les deux langues ont le mot bastar, bastare comme nous avions le vieux mot bastant, suffisant.