‹ ŒuvresChapitre 40 sur 128 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

(h'voir sacré; et dès raiirore rendez-vous sur cette place , dans le triste appareil qui convient à cette touchante cérémonie.

Après avoir prononcé ces mots d'une voix forte, Salvador reprit le chemin de sa maison. Tout le monde convint de se rassembler au point du jour pour remplir une obligation si sainte. Mœris ne voulut pas que sa fille y manquât; il pria les Portugais de différer leur départ. Élicio en tressaillit de joie; Gaiatée en conçut une heureuse espérance.

Nisida , Blanche , Téolinde , les deux amis , demandèrent aux habitans du village la permission de les suivre à la vallée des tombeaux : on fut flatté de leur demande. Les quatre Portugais sollicitèrent la même faveur : on les refusa d'une voix unanime ; ils étaient odieux depuis que l'on savait qu'ils venaient chercher Gaiatée. Ils se retirèrent pleins de dépit ; et tout le monde alla se livrer au sommeil.

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