LIVRE III
Ah ! s'il est dans voire villaee .■ . , if ,*„■:}•
Un berger sensible et charmant,
Qu'on chérisse au premier moment,
Qu'on aime ensuite davantage ; J'IOâ ^ Lnl'f b
C'est mon ami : rendez le moi ; ziov OUii li
J'ai son amour, il a ma foi. r <
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Si par sa voix tendre et plaintive ••2'l-:)u ij'A
Il charme l'écho de vos bois, . ' " O^loT 'ib i'I'J
Si les accens de son hautbois ' f , •\ t
liendent la bergère pensive ; '
C'est encor lui : rendez-le-moi ; ^ oSJJJOJ Jy
J'ai son amour, il a ma foi. OilCilH
Si, même en n'osant rien vous dire.
Son seul regard sait attendrir ;
Si^ sans jamais faire rotigir,
Sa gaîté fait toujours sourire ;
C'est encore lui : rendez-le moi j .<
J'ai son amour, il a ma foi. ^ , .
Si, passant près de sa chaumière, Le pauvre, en voyant son troupeau.
Ose demander un agneau.
Et qu'il obtienne encore la mère ; ' Oh ! c'est bien lui : rendez-le moi ; J'ai son amour, il a ma foi ^.
1 Voici la chanson d'Estelle dans la langue que parlait cette bereère : . ,
Aï ! s'avez din vostre village
Uujouin' é tendre pastourei, ;
Que vous gagu' uu premié cop d'it'l,
E pieï qu'à toiijoiir vous engagé; . . .'
Estelle n'avait pas fini sa chanson , lorsqn'un enfant de treize ans , qui l'écoutait sans être vu d'elle , sort d'un bosquet peu éloigné , et lui dit d'une voix émue : Je le connais celui que vous cherchez; suivez-moi, je vais vous rendre Némorin.
La bergère, à ce nom, ne peut retenir un cri de joie ; elle serre la main de Rose , remercie l'enfant le plus doucement qu'il lui est possible, et toutes deux suivent le jeune guide.
Hilaric, c'était le nom de l'enfant, les conduit
Es luoun ami : rendé-lou-mé ; Ai soun amour, el a ma fé.
Se sa voix plénliv' é doucélo Faï soupira l'éco d'aôu boi, É se lou soun de soun aôuboi Faï soungea la pastouréléto ; Es moun ami : rendé-lou-mé ; Aï soun amour, el a ma fé.
Se, quan n'aouso pas rén vous dire.
Sa guignado vous attendris ; Piéï, quan sa bouqueto vous ris.
Se vous déraub' un dons sourire ; Es moun ami : rendé-lou-mé j Aï soun amour, cl a ma fé.
Quan lou paôuret s'en vén, pécaïre, En roudan proucho soun troupel, Li dire : I5aïla ni'un agnel; Se li lou bail' embé la maïre; Ai (ju'es bon cl ! rendé-lou-mé ; Al soun amour, el a ma fé.