‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 10 sur 95 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

autant, ou plus que son œuvre elle-même, son intelligence extraordinairement ouverte, portée à tout ce qui était pour elle culture et vie, son esprit pétillant de verve féconde, son esprit éminemment français, presque gaulois, tout cela quia fait de lui, indépendamment de ses écrits même, un des plus remarquables, surtout un des plus complets représentants de notre vieille race.

Et justement, tous, nous lui devons au moins reconnaissance à ce titre : qu'il fut à l'étranger le parangon avoué de ce que nous sommes, de notre tempérament propre et national, quand il n'a été ni déformé, ni modifié par des influences adventices et adverses, germaniques, anglo-saxonnes ou autres.

Néanmoins en dépit de tout ce qui paraît, nonobstant cette fortune souriante qui le conduisait en si rapides étapes, de l'humble soutane noire à la cappa éblouissante de cardinal, il reste à dire que pour trop de monde, certains côtés de son âme et aussi de son esprit, — certains côtés, et non des moins grands — demeurent ignorés, méconnus ou incompris. Les mettre un peu plus en lumière, tel sera le résultat de la présente publication, et si tel en est déjà le but, il convient d'en féliciter ses grands amis de Toulouse, ceux de Lorraine, de Paris ou de Rome, et de les remercier de leur pieuse pensée et de leur initiative.

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