XIV AVANT-PROPOS
Voilà le principe incontestable de l'union. En voici maintenant l'application : « le Souverain Pontife nous détourne de prendre à l'égard des pouvoirs constitués une attitude d'opposition systématique et absolue, qui nous réduirait à l'impuissance en donnant à nos revendications les plus légitimes un air de sédition et en nous aliénant irrévocablement la foule, qui a manifesté tant de fois son attachement à la forme du gouvernement sous laquelle nous vivons... Notre attitude est donc nettement tranchée : ni sédition, ni servilité, mais soumission sincère à la Constitution... »
Et il nomme cette politique la politique du bon sens, celle aussi de la tradition. L'autre système, celui de l'opposition, n'est qu' « une critique stérile ». Puis ayant ainsi exposé son programme qu'il emprunte aux enseignements du Pape, il adjure tous ceux qui entendent sa parole et ceux même qu'elle n'atteint pas, de consentir eu fin à travailler à la pacification religieuse, « et d'accepter la main que Léon XIII a tendue à tous les honnêtes gens ».
Dirait-on encore aujourd'liui qu'une telle politique est lâcheté ? Oserait-on encore la réprouver, après que les événements ont établi que réellement, c'était le parti de la prudence ; car avant tout il faiit, pour arriver à bien, l'entente, la bonne