AVANT-PROPOS XVII
menace ; la question de l'enseignement Ta ému autant que nous maintenant, il voit très bien « Fabîme de maux où notre pauvre France s'enfoncerait, si les efforts des méchants réussissaient à arracher de son cœur la foi qui l'a faite si grande ». Et néanmoins, la France demeure « la grande ressource de Dieu pour opérer son œuvre dans le monde... La France garde des réserves extraordinaires de bon sens, de travail, de foi, de piété active et généreuse qui la mettent hors de pair parmi les nations chrétiennes ». C'est à Rome, devant une afïluence étrangère, qu'il prononçait le discours où il disait ces choses, et il le terminait ainsi : « ...Je crois que ce peuple (la France) a le droit de répondre aux Pharisiens qui le signalent au mépris de l'Europe avec des airs scandalisés et des gestes pudiques : Avant de m'accuser, faites-en donc autant (et il venait d'énumérer les travaux admirables que la foi suscite chez nous] et que celui d'entre vous qui n'a jamais péché contre l'Eglise me jette la première pierre ! »
Langage noble et magnifique que la foi inspirait autant (jue la grande ardeur patriotique de cette âme généreuse!...