XVIII AVANT-PROPOS
Son libéralisme politique se doublait d'un libéralisme intellectuel et philosophique. Et cela est à relever particulièrement, car l'un n'accompagne pas nécessairement l'autre.
Là encore, ce qu'il souhaitait avant toutes choses, c'était la paix et la concorde. Et à la crise scolaire il ne voit d'autre solution que la suivante : il est nécessaire que le prêtre et l'instituteur s'entendent comme des frères pour refaire l'âme de la jeunesse et la rendre capable d'affronter les épreuves qui l'attendent.
Il ne croyait pas à l'opposition entre la science et la foi. Il ne comprend pas en effet comment elles pourraient se contredire puisqu'elles viennent de la même source de lumière. « S'il survient entre elles quelque chose qui ressemble à un désaccord, à un différend, ce n'est sûrement qu'un malentendu apparent et passager. Il vient sans doute d'une interprétation inexacte et sans autorité de la vérité révélée, ou au contraire d'une affirmation téméraire de ceux qui prétendent représenter la vérité scientifique. » Ah! qu'il fait donc bon converseret discuter avec un homme qui ne s'érige pas en souverain détenteur de la vérité, qui ne réclame pas sans cesse en sa faveur, qui ne veut pas absolument et malgré tout avoir raison!... Il concède aussi que le désaccord