S. Luc, XII
sut l'esprit chrétikn 2o
prodest homini si mu?}dum iiniversum lucreiur, animœ vero suœ detrimenfurn patiatur ' ? « que sert à rhomme de g-agner l'univers s'il vient à perdre son àme ? » La préparation de la vie éternelle dans la vie terrestre par le repentir, la pureté du cœur, la pauvreté volontaire et la souffrance ; au-dessus du chaos des passions et des misères humaines, un royaume de Dieu dont le péché nous sépare, dont la croix de Jésus nous rouvre l'entrée, un royaume de sainteté, de joie et de paix qui doit commencer en ce monde pour s'épanouir dans l'autre, voilà le résumé de l'Evangile. L'esprit de Jésus-Christ, l'esprit chrétien, c'est donc, avant tout, un esprit de détaehenient. C'est une aspiration constante vers la vie parfaite et souverainement heureuse, dont nous ne pouvons posséder ici-bas que les prémices, vers la maison de Dieu dont Jésus a fait notre maison paternelle-', vers le ciel ([uil a conquis pour nous, et où se trouvent désormais nos relations et notre droit de cité. Xostra eonversafio in cœlis est ■'.
VovasTeur ici-bas, le chrétien s'avance vers sa vraie patrie en portant sa croix à la suite de Jésus, jusqu'à ce que , ayant déposé sa dépouille périssable . il aille attendre, au sein des joies promises à la foi courageuse, le jour oîi, revêtant de nouveau son enveloppe corporelle, devenue impassible et g-lorieuse, il se transfigurera avec la nature entière dans les splendeurs de l'éternité. Ce que Bossuet dit magnilic[uomeiit de toute l'Eglise