IV DISCOURS DE M. BARRES
et jusqu'au Conclave, le Lorrain que nous avons connu et dont le plus modeste de ses paroissiens avait goûté la simple parole.
Cette complaisance dans la bonhomie, qui n'allait jamais jusqu'à la rudesse, ne cachait qu'aux yeux des personnes peu observatrices le sentiment exquis de toutes les délicatesses. Son remerciement aux Jeux Floraux, d'une élégance presque raffinée, nous montre qu'il est bien l'authentique compatriote des ouvriers qui ont dessiné la place Stanislas, de même que son discours à l'Académie française met en plein relief l'élévation el la fermeté de cette âme rayonnante.
Simple homme de lettres, simple patriote lorrain, c'est le seul hommage qu'il me soit permis de rendre à cette noble mémoire. Mais à Dieu ne plaise que j'oublie les vertus plus excellentes que nous admirions chez le Cardinal Mathieu et qu'il puisait à une source plus haute...
Le souvenir que nous gardons de » notre Cardinal », comme nous l'appelions avec tant de plaisir, rendra plus solides encore les liens qui nous attachent tous à cette terre catholique où nous allons le déposer pieusement, au milieu du chagrin de toute la Lorraine.