‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 47 sur 95 · Voir Lehoreau, Péan de la Tuillerie, Hiret, etc · texte numérisé non relu

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46 ŒLVKES PASTORALES DU CAHDINAI. 3IATH1EU

laïque de Saint-Maurice. François 1'"' fournit un dais magnifique et voulut que les suisses, les archers de sa garde, les chevaliers de Saint-Michel et la foule de ses gentilshommes, portant tous une torche aux armes de France, précédassent le Saint-Sacrement. « Et après, dit (( vm contemporain, marchait le Roy notre sire, à pied, <( en bonne dévotion, accompagné de Mgr le duc d'Alen- (( çon et plusieurs autres grands princes et seigneurs... « Et les faisait bon voir. »

Au siècle suivant, une autre personne royale édifiait Angers par sa piété : « iNIarie de Médicis, royne de France « et mère du roy Louis XIII, a, comme bonne catholique « et dévotieuse, voullue veoir et de fait a veu l'ordre de (' la procession du Sacre de la ville d'Angers, à laquelle « Messieurs les Maires et Echevins ont fait préparer le (( logis de feu Aveline, à côté de la fontaine Reboulet, (( comme ayant son aspect et vue tout le long. »

La cérémonie, N. T. C. F., méritait l'admiration ((u'elle a inspirée de tout temps et l'immense concours qu'elle amenait dans vos murs. Nous sommes l)ien sûr (pie vous trou^verez quelque intérêt à en entendre la description, que novis empruntons à des témoins oculaires des derniers siècles. Voici comment elle se célébra jus- ({u'en 1791. \ous n'ignorez pas que, dans toute la France, on fêtait alors le Corps de Notre-Seigneur, non point le dimanche, comme de nos jours, mais le jeudi qui suit la Trinité. Dès cinq heures du matin, les chanoines de Saint-Maurice chantaient loflice de Prime,

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