Signuin cui conlradicelur (Luc, ii
Est-ce une raison, pour nous catholiques, de croire que tout est perdu et de nous voiler la tète pour mourir dignement? Ce n'est pas la peine alors de croire à l'immortalité de l'Eglise et à l'action toute-puissante de la Providence ! Est-ce une raison de pousser les choses au pire, dans l'espérance que le bien sortira de l'excès du mal et qu'un sauveur mystérieux surgira quelque part, pour nous dispenser de l'elTort, en remettant tout en place, dans l'Eglise comme dans l'Etat ? Illusion puérile et calcul mauvais, qui a déjà été fait et qui s'est toujours trouvé faux. Il n'y a pas à chercher le Sauveur : Il est venu, il y a bientôt dix-neuf siècles, et il ny a pas cV autre nom sous le ciel dans lequel nous puissions trouver le salut ', pour les sociétés comme pour les individus ; mais ce salut n'a été promis qu'à la bonne volonté, c'est-à-dire à la docilité, au courage, à l'esprit de sacrifice, à l'action personnelle et persévérante de tous, et aujourd'hui cette action doit dépasser le cercle de la vie privée, pour se déployer au profit de la vie chrétienne tout entière.
Ce qu'il faut, c'est restaurer le règne de Jésus-Christ, par tous les moyens qui ont été employés pour le détruire, c'est-à-dire parla parole, parla presse, parla science, par les assemblées, par l'exemple, par l'assistance morale et matérielle généreusement prêtée à la bonne cause. Ce qu'il faut, c'est venir aii secours du