‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 74 sur 95 · lirsnrcin :iji[i<-U<) l'AcL, xw · texte numérisé non relu

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208 a:uvni:s pastokales du caudinal MATiiiiiu

blées. C'est la personne morale qui, par des organes et sous des formes multiples, légifère, gouverne et préside aux destinées dun pays.

Ici, N. T. C. F., nous touchons à un sujet très délicat, sur lequel nous n'hésiterons pas à dire loyalement toute notre pensée. Dès qu'un évèque parle aux catholiques de devoir électoral, de suffrage, d'influence à exercer par les assemblées délibérantes, on lui rappelle aigrement qu'il ne doit point se mêler de politique, qu'il ne jjeut que compromettre son ministère en descendant dans l'arène des partis, et entîn qu'il s'expose aux sévérités du Code pénal et aux censures d'une autorité, qui, pour réprimer les empiétements du clergé, a gardé fidèlement les plus pures traditions de l'ancien régime. Nos censeurs, quoique peu familiers aA^ec l'Evangile, nous citent volontiers cette parole du Sauveur : Mon royaume n'est pas de ce monde ^.

Tout n'est pas faux dans ces objurgations, X. T. C. F., et ces menaces n'ont pas toujours été vaines.' Nous reconnaissons volontiers que nous n'avons point à intervenir dans les matières purement temporelles, parce qu'elles appartiennent au domaine souverain de l'Etat ; qu'un pasteur d'àmes, devant son ministère à tous, manquerait à ses obligations professionnelles aussi bien qu'aux convenances, en se faisant tribun et en transportant la politicjue à l'église ; que de la chaire de vérité ne doivent descendre que des paroles de charité et des exhortations constantes à chercher les choses d'en haut,

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