‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 90 sur 95 · Conc. Trld., sess. xxiii, cap. vi · texte numérisé non relu

Conc. Trld., sess. xxiii, cap. vi

attache secrète qu'ils ne veulent pas rompre, c'est l'absorbant souci de leurs affaires ou de leurs plaisirs, ce sont toutes les mauvaises raisons que Jésus-Christ a condamnées déjà dans la parabole du festin. Il venait d'exposer ses divins enseignements dans la maison d'un Pharisien chez lequel il avait pris son repas, lorsqu'un des convives, saisi d'admiration, s'écria : « Bienheureux celui qui inaïujera le pain dans le royaume de Dieu K » Jésus dit alors cette parabole : « Un homme fil un grand fes- « fin auquel il invita beaucoup de monde. Et quand « r heure du repas fut arrivée, il envoya ses serviteurs dire « aux invités: Venez., tout est prêt. Mais tous, de concert, « commencèrent à s'excuser. L'un dit : J'ai acheté une «. maison de camjjar/ne, il est nécessaire que j'aille la « voir, je vous prie de m'excuser. L'autre dit : J'ai « acheté cinq paires de bœufs, il faut que je les essaye, « agréez mes excuses. Un troisième répondit aux servi- « teurs : J' ai pris femme, dites à votre maître que je ne « puis venir -. »

Vous reconnaissez là, N. T. C. F., les prétextes que tant d'hommes allèguent pour s'éloig-ner de l'Eglise et de la table sainte. Tout entiers à la fortune, à leurs travaux et à leurs plaisirs, ils ont perdu le sens des choses de Dieu et repoussent ses invitations, tandis qu'ils acceptent avec empressement toutes celles dont ils attendent une joie ou un profit terrestre. Ne permettez pas, nous vous en conjurons, que ces considérations infé-

1. Bealus qui manducaJbil panein in rer/no Dei. [Luc, xiv, lij.)

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