‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 92 sur 95 · ADIEUX AU DIOCÈSE DE TOULOUSE · texte numérisé non relu

ADIEUX AU DIOCÈSE DE TOULOUSE

gieux et de religieuses qui pratiquent avec ferveur les conseils évangéliques, d'âmes d'élite qui consolent le Seigneur de FinditTérence des uns et de la haine des autres, de chrétiens sérieux qui dans chaque paroisse consolent et soutiennent leur pasteur. De tout le bien que j'ai vu, des vertus que j'admirais, de ce clergé dont j'appréciais tant le zèle, et particulièrement de mes chers collaborateurs de l'administration diocésaine, de ce peuple si intelligent, si attachant dans sa vivacité et ses démonstrations, si croyant encore malgré les efforts faits pour le pervertir, je conserverai un souvenir impérissable qui me suivra chaque jour au saint autel et me suggérera une fervente prière pour vous tous.

De votre côté, N. T. G. F., n'oubliez pas devant Dieu celui qui désirait passionnément votre bonheur spirituel et temporel, et qui, en y travaillant, regrette d'être resté si au-dessous de ses devoirs et des exemples de ses prédécesseurs. Bien des fois, croyez-le, mon cœur refera le vovag-e de Toulouse la sainte et la savante. Je me reverrai parcourant vos campagnes pour confirmer vos enfants et partout accueilli avec des honneurs qui s'adressaient au Dieu dont l'évéque est le ministre plénipotentiaire et chargé de grâces ; traversant les rues de votre cité où j'ai reçu tant de marques familières et touchantes de votre sympathie ; assistant dans votre vieille cathédrale à ces solennités que votre concours, la majesté des cérémonies et l'harmonie des chants sacrés rendaient si admirablement imposantes, et rien de ce cher passé ne sortira de ma mémoire. Oui, je le sens, de tout ce diocèse auquel j'étais si attaché, des rives de votre beau fleuve, de vos

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plaines riantes et de vos montag^nes pittoresques, de vos couvents, de vos églises et de vos presbytères, de vos demeures à tous, riches et pauvres qui m'avez accueilli, de toute cette terre de Languedoc où les fleurs de la piété, de la poésie et de la charité ne cessent de s'épanouir au soleil du bon Dieu, m'arrivera, à certaines heures, comme un souffle embaumé qui me consolera de la patrie perdue et des joies pastorales que je ne connaîtrai plus !

Et vous, M. T. G. F., restez fidèles à cette foi chrétienne que vous ne pourriez abandonner sans mentir à tout votre passé, sans perdre vos âmes et sans trahir ensemble l'Eglise et la France, les deux patries qui revendiquent votre amour et votre dévouement poussé s'il le faut jusqu'à la mort!

Prêtres et fidèles, allumez vos lampes, ceignez vos reins et marchez courageusement dans la voie étroite qui conduit à la vie. A votre tête va se placer un nouveau guide que ses vertus, ses talents, l'heureuse activité qu'il a montrée dans la conduite d'une grande paroisse et d'un grand diocèse recommandent à toute votre confiance. La Providence vous l'amène de ce sièsre de Rodez, qu'elle a semblé prédestiner à donner des successeurs à saint Sernin. Que ses desseins miséricordieux s'accomplissent pour le salut des âmes, pour le succès des œuvres catholiques que notre éminent successeur excelle à diriger, et particulièrement pour la prospérité de notre Institut catholique, qui se réjouira de retrouver Mgr Bourret dans Mgr Germain ! Daigne le Seigneur combler de ses bénédictions les plus abondantes

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