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L'Espérance de Nancy, 3 août

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des œuvres de courte haleine, mais d inspiration fort heureuse : notices funèbres, homélies, comptes rendus de toute sorte, qui ont fait, pendant plusieurs années, la joie et l'éditication des lecteurs de la Semaine religieuse. Il ne se contente pas toujours des sentiers battus de la prose : sa pensée aime k prendre des ailes et à chanter comme Toiseau. De temps en temps, dans son cabinet de Saint- Léopold, sans doute à l'heure où les parents et les élèves dorment encore, il reçoit discrètement la visite d'une Muse austère et pourtant gracieuse et doucement émue qui, sans transports déplacés et sans éclats de voix troublants, lui dicte de suaves idylles, dignes de figurer dans les antholoy'ies de l'enfance, des toasts délicats qui seront le dessert de quelque réunion d'élite, ou des satires, justement et convenablement indignées. La satire, pourtant, nest point dans ses cordes ordinaires : par nature et par choix, il incline plutôt vers les sentiments doux, les couleurs tendres et la louange atîectueuse. Si j'ai bonne mémoire, n'a-t-il pas, ici même, recommandé chaudement un auteur, très méritant du reste, qu'il avouait n'avoir pas lu? Il a admirablement réussi dans un genre fort difficile où, les bienséances interdisant la critique, l'éloge semblait un peu se confondre avec le devoir professionnel et périodique. Si parfois il a mêlé une goutte de vinaigre à son miel, ce n'est probablement pas lui qui l'a distillée, et il n'agissait qu'à son corps défendant. Mais quel miel exquis et composé des plus fines fleurs de l'hymette? Quel art de tresser des guirlandes, d'assortir des bouquets et d'en faire tantôt la décoration de quelque sanctuaire rus-

VARIKTKS ijni;i;Aiiii;s 1 | |

Uc[iu', luaLôL un joli cadeau [)our les i^ens qui aiment les l)ou([uets, tantôt la parure de quelque tombe modeste sous laquelle dort un saint curé de campagne !

Je conçois, sans le partager tout à fait, lenthoiisiasme d'un prêtre d'infiniment d'esprit, qui, dernièrement encore, disait devant moi, d'un air convaincu : « On aurait voulu mourir rien (jue pour être loué par cette plume-là ! »

Aux vivants, M. Démange témoigne une bienveillance (jui va, parfois, jusqu'à l'elTusion attendrie, et dans le volume que nous annonçons, il en canonise bel et bien deux ou trois aux({uels. d'ailleurs, personne ne contestera leur auréole, parure gênante pour qui serait moins capable de la bien porter! S'il juge quelque ouvrage d'esprit, il répudie la férule et n'use guère de la balance qu'il remplace avantageusement par un l)el encensoir d'or où il brûle des parfums si doux que c est une véritable fête même pour les narines désintéressées.

Je n'hésiterais pas à signaler, comme son chef- d'œuvre en prose, l'introduction placée en tête des œuvres pastorales de Mgr Foulon. Si, par impossible, ces deux volumes considérables n'arrivaient point à nos arrièreneveux et que l'Introduction seule leur parvint, cela suffirait pour leur inspirer d'éternels regrets, et la gloire littéraire de l'éminent prélat ne périrait point tout entière dans le naufrage de ses œuvres. Avec un tel ensemble de mérites. M. Démange s'est acquis légitimement beaucoup d'admiration et de sympathie. Heureux auteur qui a sa place marquée dans toutes les bibliothèques blanches et roses I Chacun pense de lui tout le bien qu'il a dit des

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autres; la mère en permettra, que dis-je ? en imposera la lecture à sa fille, à son fils, à son mari, pour les édifier en les charmant : les Semaines religieuses lui seront clémentes et jamais, ni sur lui, ni sur un de ses livres, ne tombera la sentence vague, mais redoutable : liber alismiim sapit!

Toutes les qualités d"àme et d'esprit qui distinguent les œuvres de M. Démange brillent au plus haut degré dans celle qu il vient de publier sous ce titre : Un pèlerinarje en Vhonneur de Xotre-Dame de Lourdes dans un village du pays toulois. Le 27 juillet 1884, Mgr TEvêque de Nancy bénissait à Bruley, village natal de l'auteur, une grotte construite à l'imitation de celle de Lourdes.

On comprend que le récit de cette cérémonie puisse remplir deux ou trois colonnes de journal, ou quelques pages des Annales de Lourdes ; mais en faire un volume de 369 pages, qui se lit d'un bout à l'autre avec un vit" intérêt, c'est un véritable tour de force que M. Démange seul pouvait exécuter.

Il y a réussi k merveille k force de piété, de talent et de patriotisme local. Après une introduction où il résume 1 histoire de l'apparition de Lourdes, il nous expose comment 1 idée est venue d'ériger une grotte de Lourdes à Bruley, et comment la grotte a été bâtie: puis il raconte la fête de l'inauguration du monument, les épreuves et les joies qui 1 accompagnèrent, les annales du pèlerinage depuis qu'il est établi, et il ter-

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mine par un appendice important ({ni renferme, entre autres, une notice intéressante et solide sur Bruley et une autre sur les anciens pèlerinages établis dans le pavs toulois en l'honneur de la Sainte Vierge.

Voilà le canevas : mais quelle riche broderie! Quel art de rattacher les faits les plus humbles aux idées les plus élevées ! Que de digressions agréables, de jolies descriptions, de remarques fines et quel robuste amour du pays natal et des camarades d'enfance !

Voici un court extrait du chapitre 1"', intitulé : Comment est venue l'idée d criyer une grotte de Lourdes à Bruley :

« Il en est de certaines œuvres comme cK' la plupart des cours d'eau. Vous voulez remonter à la source ; vous la découvrez multiple. Au sein des forêts sur les pentes gazonnées, au pied d'un rocher, en des sites inconnus, jaillissent des fontaines. Ces fontaines s'épanchent en filets murmurants, ou descendent en cascades. A quelque distance, un même ruisseau les réunit, qui plus loin sera la rivière, plus loin encore, le fleuve. Que de choses en ce monde, parfois très grandes, ont eu, de la sorte, plusieurs imperceptibles commencements ! »

Quelle agréable et rafraîchissante peinture par le temps qu il fait! Parfait comme description, est-ce aussi exact comme comparaison? Il semble bien que cela signifie que l'idée d'ériger une grotte à Bruley soit venue à plusieurs personnes à la fois, représentées par les divers « filets murmurants » et les petites cascades. Et pourtant, en continuant, nous apprenons que toute l'initiative est venue de M. M..., professeur à la Mal-

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ni ŒLVRKS Di: CARIJI.NAL .AIATIIIEL:

grang-e. Je naperçois donc pas « plusieurs fontaines jaillissant sur les pentes gazonnées en des sites inconnus », et je ne trouve absolument qu'une seule source. Petite chicane, sur laquelle je n'insiste pas. Ici, en effet, je ne souris plus, et je m'incline avec admiration devant la foi et le zèle qui ont réalisé, à Brulej, cette petite merveille. Oui, cher ami de la Malg-rang-e, vous avez fait une folie aux yeux des sages, mais une de ces folies saintes qui valent mieux cjue toute la sagesse humaine et qui, étant approuvées de Dieu, finissent même par s'imposer au respect des hommes !

La piété du brave abbé M. ne fut point frustrée dans son espérance ; son projet trouva des approbateurs et des coopérateurs, surtout à Brulej ; la grotte fut construite au milieu des péripéties variées, racontées à merveille, et enfin inaugurée solennellement par Mgr l'Evêque. Cérémonie solennelle et touchante, dont la narration tient à elle seule deux chapitres.

Oserai-je témoigner un regret à propos d'un passage du chapitre IV intitulé « Epreuves et Joies » ? « Au milieu du concert à peu près unanime de dévotion et de joie, l'Esprit du mal jeta sa note discordante. C'était à prévoir. » M. Démange signale ensuite les mauvais journaux qui essayèrent inutilement de déconsidérer l'OEuvre par le ridicule, et il flétrit un polisson qui interrompit bêtement et méchamment l'allocution de Monseigneur. Rien de mieux, quoi (ju'il y

insiste peut-être un peu longuement ; mais fallait-il souligner aussi rabsence des sapeurs-pompiers ? Fallait-il déplorer pendant deux pages la faiblesse de M. le Maire ? c Par moment, M. le Maire était décidé à prouver sa bonne volonté. Sa maison fraîchement repeinte, des invitations adressées même au loin, de secrets préparatifs témoignent de ses sentiments ^^ersonnels. Nous sommes heureux de le constater à son éloge. Ilélas ! ])ourquoi l'écharpe est-elle si souvent un lien?... Une place d'honneur lui avait été réservée dans le banquet. Celui (pii l'avait acceptée ne l'occupa point. » Je demande formellement grâce pour M. le Maire, et puisque le pauvre homme n'a péché que par faiblesse, puisque, selon toute probabilité, il regrette amèrement sa conduite et son absence, ne le vouez pas à cette immortalité fâcheuse et enlevez-le de la prochaine édition.

Je ne veux point poursuivre une analyse qui déflorerait le plaisir du lecteur, ni des critiques qui, même très légères (on n'en peut adresser que de pareilles à l'auteur), ressembleraient à une irrévérence. Je ne résiste pourtant pas au plaisir de citer encore les lignes consacrées à Lucey : « La vallée de Lucej, peu étendue, s'ouvre comme une corne d'abondance sur la plaine. Sur ses deux flancs s'étagent des vignes superbes, et ce double amphithéâtre de verdure est lui-même couronné par des bois... Dans le fond, les jardins entourent les maisons : au-dessus de l'église qui ferme la grande rue par le haut, à mesure que le vallon monte et se resserre, les arbres fruitiers se rapprochant paraissent faire un unique et immense verger. Au matin, la vallée reçoit de premier

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jet la lumière, et comme un calice qui s'entrouvre semble boire les rayons du soleil. De là sans doute le nom de Luciacus, lucis vicus que lui donnèrent les Romains. »

Quelle jolie étymologie et comme elle doit flatter l'ancien professeur, si éclairé et si l^ienveillant, qui est né à Lucey et que vénèrent tous ses élèves ! Je doute beaucoup qu'un philologue l'accepte, mais ce dont je suis sûr, c'est que jamais ce village n a été et ne sera peint sous des traits plus enchanteurs, tant il est vrai qu'une âme de poète répand ses bienfaits jusque sur les paysages et sur les noms de lieux 1

Dans l'Avant-Propos qui précède l'Introduction, l'auteur prévoit une objection qu'il réfute d'avance avec beaucoup de raison, mais qui ne sera pas faite :

(( Sans doute, l'hommage rendu par quelques paysans à Notre-Dame de Lourdes, de soi, intéressera fort peu. et lui accorder les honneurs d'un récit semblera plus qu'une hardiesse, un orgueil mal placé, une otfense à l'art et au public. Pourtant plusieurs lecteurs me pardonneront peut-être, jusqu'à me remercier... »

Fi donc! Quel janséniste arriéré, quel puritain ridicule, quel être cacochyme aurait ces vilaines pensées et se permettrait de les exprimer? Non, non. personne ne pardonnera et tous remercieront, depuis les habitants de Bruley, sur lesquels est tombée la pluie de roses, jusqu'au plus humble lecteur qui n'en sera que le témoin charmé.

Je termine en donnant amicalement à 1 auteur un démenti très formel. L'aperçu historique sur Bruley qui ouvre l'appendice débute ainsi :

« Bruley est un obscur village du département de « Meurthe-et-Moselle, situé à quatre kilomètres au nord <( de Toul. Aucun événement historique, aucun monu- « ment, aucun homme illustre ne le signale à latten- « tion. »

Je proteste, et en toute sincérité, avec tout le monde : Bruley nest point un village si obscur que le pense M. Démange. L'événement qui lui a donné une juste notoriété, il vient de le raconter; le monument, il vient de le décrire, et toutes les bouches, excepté la sienne, diront le nom de celui dont Bruley a le droit de se parer avec quelque fierté.

Je n ose pas espérer que sa modestie u me pardonnera au point de me remercier. "

Avant lin discours do M. Briincfièro aur Fnciilfrs catJiolir/iies dWngers.

Messieurs,

Les Angevins ont toujours tenu en très haute estime le savoir, l'éloquence et la loyauté courageuse. C'est assez dire, n'est-ce pas ? que vous connaissez et que vous admirez M. Brunetière. Je n'ai donc pas à vous le présenter.

Mais si vous n'êtes pas, Monsieur, de ceux qu'il faut présenter à un public lettré, vous êtes de ceux (pi'on désire entendre, qu'on est fier de recevoir et qu'on fête très joyeusement. Un coup d'oeil jeté sur cette foule d'élite suffît pour voir que A-otre bienvenue en Anjou vous sourit dans les regards et dans le cœur de tous.

Vous avez accepté mon invitation avec une Ijonne grâce si empressée que je me suis demandé comment je l'avais méritée ; et je crois avoir découvert les deux excellents avocats qui ont plaidé ma cause. Le premier, c'est Joachim du Bellay. En chantant la douceur angevine, il vous a, sans aucun doute, inspiré le désir de connaître et de venir la goûter dans la ville même où elle ne cesse de fleurir. Je remercie Joachim du Bellay. Mon second avocat n'est pas mort, lui; il est très vivant, très jeune,

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très allant, et je suis bien aise ([uil m'entende. C'est un naturaliste, un voyaj^eur et un conteur ; un naturaliste ([ui s'est distingué en décrivant la Sarcelle bleue ; un vojageurqui a découvert à nouveau l'Italie et l'Espagne! un conteur dont les récits charment tous les lecteurs du grand recueil que vous dirigez. Je remercie M. liené Bazin, dont l'amitié vous a attiré chez nous.

Mais c'est à vous surtout, Monsieur, que je tiens à exprimer ma profonde reconnaissance au nom de cette assemblée, et, j ose le dire, au nom de tous les amis des lettres que vous servez avec tant d'éclat, de probité et d'honneur. A une époque oîi la critique était devenue quelque chose d'ondoyant, de fluide et surtout de superficiel, vous l'avez relevée dans l'estime publique par la fermeté de vos principes, par la science et par la conscience de vos arrêts. Vous avez introduit l'ordre etlaloi dans l'immense complexité des faits littéraires, au point que ceux mêmes qui contestent votre théorie sont obligés d'en reconnaître l'ingénieuse et puissante architecture. Vous avez le don des admirations et des indignations éloquentes. Vous avez rajeuni la gloire de Bossuet, et vous discutez les idoles, quelque massives qu'elles paraissent, avec une force d'argumentation qui, si elle ne leur enlève pas leurs adorateurs, frappe du moins leur culte d'un irrémédiable discrédit.

Enfin, Monsieur, vous déployez, quand il le faut, le plus rare de tous les courages : celui de préférer la vérité à la popularité et de pratiquer la maxime de l'ancien législateur du Parnasse:

Rien n'est beau que le vrai, le vrai seul est aimable.

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Ne VOUS offensez pas de cette citation ; en province, nous avons la faiblesse de rester fidèles à Boileau.

Quoique la littérature seule nous rassemble ce soir, et que toute polémique, religieuse ou politique, ait été soigneusement consignée à la porte, je ne me tairai point sur l'incident le plus récent et le plus honorable de votre carrière. Vous seriez surpris quunévêque affectât d'ignorer que vous êtes allé à Rome ; que vous vous êtes entretenu avec le Pontife qui mérite, plus encore que Gladstone, d'être appelé le grand vieillard, the great old nian : et que vous avez rapporté de votre voyage des pages magnitiques et retentissantes qui vous ont valu une sorte d'auréole de confesseur de la foi . . . avant la foi ! La tempête que vous avez suscitée a bien montré que vous avez touché nos contemporains à l'endroit sensible, que la question religieuse est restée la grande passion des âmes . et que Jésus-Christ ne cesse point d'être un signe de contradiction parmi les hommes.

On vous a beaucoup répliqué : on ne vous a rien répondu, même dans ce banquet qui ne ressemblait en rien à celui de Platon. Et toutes vos remarques subsistent, quoique le plus docte de vos contradicteurs ait péremptoirement démontré que le christianisme n"a point inventé les matières colorantes.

Excusez-moi, Messieurs, d'avoir quelque peu retardé votre plaisir. Il m'a semblé que j'interprétais vos sentiments, en saluant le grand conférencier qui va vous parler. Pour qu'il me pardonne d'avoir cité Boileau, je me permets de lui appliquer deux vers que Joachim du Bellay adressait à Ronsard lui-même, et qui me paraissent dignes d'être inscrits sous la statue d'un critique :

Le grave Jugement dort dessus ton giron, Et les discours ailez volent à l'environ. . .

Que le grave Jugement s'éveille, Monsieur. Que votre discours prenne son essor et qu'en nous portant sur ses ailes dans ces régions idéales que vous explorez si bien, il marque dune date ineffaçable la soirée où nous avons la fortune de vous entendre.

Sur une traduction des Psaumes d après i hébreu '.

Les lig-nes suivantes ne sont point une préface. Elles ne visent point à donner une idée complète du travail important qu'elles annoncent , mais seulement un aperçu sommaire du service qu il ^a rendre au commun des lecteurs.

David est le roi-prophète et le roi-poète. Comme l'a dit mag-nifiquement le comte de Maistre. « ses chants participent de l'éternité; les accents enflammés confiés aux cordes de sa lyre divine retentissent encore après tant de siècles dans toutes les parties de l'univers. La synagogue conserva les Psaumes, l'Eglise se hâta de les adopter, la poésie de toutes les nations chrétiennes s'en est emparée et depuis plus de trois siècles le soleil ne cesse d'éclairer quelques temples dont les voûtes retentissent de ces hymnes sacrées ».

Les Psaumes en effet forment l'aliment quotidien des âmes pieuses et l'inépuisable sujet de leur admiration. Les pensées sublimes, les sentiments pathétiques, les images extraordinaires qui les remplissent, la religion profonde dont ils sont pénétrés, les grands éclairs qu'ils

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