‹ ŒuvresChapitre 32 sur 41 · Letti'e à Jaucourt, 10 ou 11 novemijre · texte numérisé non relu

Letti'e à Jaucourt, 10 ou 11 novemijre

Ce sing^ulier l^lame k propos du saindoux s'explique par l'aigreur croissante du malheureux qui ne voyait point aboutir sa candidature. Rien n'était encore décidé quand parvint à Rome la nouvelle foudroyante du débarquement de Napoléon au golfe Juan :

« Le Pape est parti hier, mercredi saint, incognito, dans sa voiture de campagne avec ses chevaux de promenade jusqu'à la première poste, la Storfa. Il n'avait avec lui que M. Mauri, substitut du secrétaire d'Etat. Je ne serai pas long parce que M. l'Ambassadeur a dû vous avertir de tout cela ; il était d'avis que j'allasse de mon côté à Florence ; je lui ai répondu que le Pape laissant ici un gouvernement, le tribunal de la Rote restant à Rome, bien que je ne soye pas reçu, je m'en regarde comme membre, je n'en partirais pas et attendrais les événements. L'auditeur d'Espagne ne part pas. Mgr Odescalchi pour l'Allemagne et non reçu ne part pas.

« M. l'Ambassadeur laisse ici ^L Jordan avec permission d'ouvrir les dépêches. M. de Lebzeltern en a chargé M. Odescalchi ; néanmoins je n'ai qu'à me louer de la politesse et des bontés de M. l'Ambassadeur^. »

n est évident que l'ambassadeur vit avec déplaisir Salamon rester à Rome au lieu de suivre le Pape. En ne l'accréditant point pour ouvrir les dépêches et en ne lui demandant rien, il lui témoignait une vraie défiance qui se trouva trop bien justifiée, mais qui ne l'empêcha pas de continuer ses correspondances avec les ministres :

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