‹ ŒuvresChapitre 35 sur 41 · Lettre à Mgr de Talleyrand-Périgord, 8 mars · texte numérisé non relu

Lettre à Mgr de Talleyrand-Périgord, 8 mars

tiques. Il refusa en janvier à l'ambassadeur de venir à la messe qui se dit à Saint-Jean de Latran le jour de Sainte-Lucie, en mémoire d'Henri l\ . Quoique l'ambassadeur Tait trop bien traité, qu'il l'ait invité à dîner deux fois, à peine a-t-il rendu la visite une fois. Quant à moi je ne lui jamais fait visite et même, chez l'ambassadeur, je l'ai ignoré.

« Le Pape s'est raccommodé avec Murât, c'est-à-dire qu'il a plié et fait un pas en arrière. Il y a un mois qu'il aA'ait fait fermer la poste de Naples et même avait fait enlever les lettres de force pour les faire porter à la poste papale. Dès lors, toute communication fut interrompue. Mais nous avons vu avant-hier avec étonnement rouvrir cette poste de Naples ; V. E. voit qu'il n'y a que la France qui n'obtient rien. C'est que nous ne parlons pas ici avec la fermeté et la dignité qu'il convient à une grande puissance.

(( Lucien Bonaparte, le cardinal Fesch, Louis et ^I'"'" Laetitia, voilà les protecteurs zélés de cet Isoard, que cette cour poltronne voudrait conserver pour auditeur de Rote de la France, qui est en correspondance suivie avec eux, qu'ils sollicitent d'arriver à Rome. Son valet de chambre qui l'attend le dit à tout le monde. Les envoyés plénipotentiaires d'Autriche, d'Espagne, obtiennent tout ce qu'ils demandent, parce qu'ils ont toujours la menace en bouche '. »

Les deux lettres n'arrivèrent point à Mgr de Talley-

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