‹ ŒuvresChapitre 37 sur 41 · En français dans le texte · texte numérisé non relu

En français dans le texte

permettre d y revenir jamais. Jen dirais d'abord un mot à l'ambassadeur par pure convenance... Tolérera Rome un pareil sujet serait justifier la Cour poltronne dont il s'est servi à notre ég-ard. »

A la fin de son séjour à Vienne, Consalvi revient encore à la charge ^

« Si vous n'avez pas encore fait partir Mgr Salamon de Rome, le retour du Saint-Père en fournit une occasion opportune. La règle est donc qu'on lui fasse dire sans retard de quitter Rome dans les vingt-quatre heures et l'Etat pontifical dans deux ou trois jours au plus tard. ))

Il ne pouvait plus être question de garder sur le territoire « une pareille vipère », una tal vipera, et de dépouiller de sa charge contre toute justice l'excellent Mgr Isoard. Pacca et le Saint-Père pensaient exactement comme Consalvi sur les lettres et sur le personnage qui les avait écrites. Ils ne purent cependant se résoudre à l'expulser, n'osant pas blesser àce point le gouvernement français et craignant qu'il ne fût impossible de démontrer absolument l'authenticité des textes incriminés. Quand, en juin 181 o, Consalvi revint de Vienne en triomphe, après avoir obtenu la restitution des anciens Etats pontificaux, il trouva encore la vipère dans son nid; mais le reptile avait perdu son venin et sa puissance de nuire. Il se présenta plusieurs fois chez le Secrétaire d'Etat qui ne le reçut point. Il lui écrivit des lettres auxquelles il ne fut point répondu. Le Pape,

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