XIV PREFACE
sa couluine, ne se confine pas dans les bornes spéciales de son sujet: « Le mérite de M. Olier, ce fut, passez-moi l'expression, d'avoir établi en France une grande école professionnelle de vocations sacerdotales. En donnant au clergé français des modèles et des instituteurs, en ajoutant au fond commun d'éducation cléricale qui a existé dans tous les temps, M. Olier, et c'est sa gloire immortelle, a réussi à créer un type de prêtre pieux, instruit, grave, bien élevé, prêt à tous les devoirs, qui a bien mérité de l'Église et qui s'impose au respect du monde. Il était équitable et opportun de rendre cet hommage clairvoyant et autorisé aux Sulpiciens et à ceux qu'ils ont formés. » Ce discours est heureusement complété par une allocution prononcée à Toulouse, pour l'Œuvre des A ocations Sacerdotales, qu'il avait fondée, qui lui tenait à cœur, et pour laquelle il avait eu la bonne fortune de susciter des coopérateurs généreux et des collaboratrices « toujours actives et infatigables (disait-il avec raison) quand il s'agit de se dévouer pour la charité ».
Lorsqu'il prit possession, il y a douze ans, de la basilique de Sainte-Sabine dont il devenait le titulaire, il fit entendre aux Evêques, aux religieux, aux prêtres, à l'ambassadeur de France, aux personnages officiels qui assistaient à cette cérémonie solennelle, un langage d'une exceptionnelle gravité. Tous les sentiments de son cœur se traduisaient en