PRÉFACE XV
phrases émues, avec de splendides images, des vues larges sur l'avenir, des idées hautes, de précieux enseignements; il n'oubliait ni son pays natal où son cœur clierchait des parents et des amis, ni sa vie sacerdotale, ni les sièges épiscopaux qu'il avaiL occupés, ni aucun de ceux qui se pressaient autour de lui, mais surtout il burinait un magnifique portrait du Souverain Pontife Léon XIII auquel il adressait un vibrant hommage.
A plusieurs reprises, il prit la parole devant le Pape en lui présentant des évèques ou des pèlerinages, spécialement au lendemain de ce « sacre des Quatorze, unique dans l'histoire, quis'estdéroulésous les voûtes étonnées de la basilique de Saint-Pierre » et il signalait le puissant motif d'espérance qui s'en dégage pour l'avenir du Christianisme en notre pays.
C'est encore à Rome qu'au printemps de l'an 1902, il prêchait un sermon de vèture, pour l'entrée en religion de Mademoiselle de Grûnne. Les noms, glorieux et chers aux catholiques, de Montalembert, de Mérode, de Lamoricière étaient associés à celui de cette jeune iille de leur race et de leur sang, qui avait choisi l'ordre des franciscaines missionnaires, vouées au soulagement de toutes les misères, et particulièrement au soin des lépreux.
Le Cardinal y répandit toutes les effusions de son cœur et célébra les grandeurs et les bienfaits de la vie religieuse avec un mysticisme et un lyrisme