‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 100 sur 259 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

TERVILLE, HELVÉTIUS.

HELYÉTIUS.

Comme j'ai dit, je sais yotre aventure, Et je veux vous servir.

TERVILLE.

Ce discours me rassure , Et je me fie à vous. Vous avez du crédit ?

HELYÉTIUS.

Pour ce qu'il vous en faut, celui que j'ai suffit.

TERVILLE.

Je profiterai donc de votre offre propice.

HELYÉTIUS.

Mais, dites-moi d'abord, quel motif, quel caprice , Vous a bit aux emplois renoncer brusquement ?

174 HELVÉTIUS

Vous seriez aujourd'hui p\até probablement , Et fort bien; car chez nous on faisait votre ëloge.

TERVILLE.

Eh ! oui ; mais convenez que le talent dëroge , Et qu'il se compromet dans de pareils emplois , Â s'occuper toujours d'objets tristes et froids , De tous ces graves riens qu'on nomme des affaires.

HELVÉTIUS

Les afiEatires pourtant sont des points nécessaires.

TERVILLE.

Ah ! vous en parlez , vous , en homme du métier. Mais quand on se sent là des ëlans, un foyer...

HELVÉTIUS

Prenez garde : on se trompe avec cette manie. Tel, &ute de bon sens, croit avoir du génie.

Cela se voit souvent ; sur un sujet pareil Peut-être suis-je bon à donner un conseil.

Vous, Monsieur?

nELVÉTIUS.

Pourquoi non?

TERVILLE.

Pardon ; mais en finance • On juge beaucoup mieux d'une bonne ordonnance... Enfin , vous n'êtes pas homme de lettres ?

HELVÉTIUS

Non.

Je n'osé pas , dti moins , usurper ce beau nom.

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