AUD0T
C'est un de mes amis, Arrive dans Tinstant , et qui m'a fort surpris. Nous causions là tous deux.
TERYILLE, Us k Baudot.
Il a l'air d'un bon diable.
BAUDOT, bu k TerTiUc.
( A Helv^tins. )
Mais oui. Je vous présente un jeune homme estimable , Qu'on appelle Terville. ...
TERVILLE, UskBaudot.
Âh ! vous m'avez trahi !
BAUDOT
Ne craignez rien; on peut se confier à lui.
Même avant de venir il savait votre histoire.
TERVILLE.
Il la savait.'' Voyez! vous ne vouliez pas croire
Qu'on en parlait partout, qu'elle faisait un bruit....
HELVÉTIUS
Personne plus que moi n'eut droit d'en être instruit. J'y prends beaucoup de part, Monsieur , je«vous assure.
BAUDOT
Il VOUS dit vrai.
TERVILLE. •
Monsieur, de ma part , je vous jure
( Bâc k Baadot. )
Que je suis très-flattë.... Dites-moi donc qui c'est .^
172 HELVÉTIUS
BAUDOT
Un homme qui pourrait vous seryir , s*il youlait. C'est un ancien fennier-gënëral.
TERYILLE.
Bon ! Qu'entends- je ?
La rencontre a vraiment quelque chose d'étrange ! Quoi! Monsieur, vous étiez fermier-général ?
HELVÉTIUS
Oui.
Mais je ne le suis plus.
TERYILLE.
Et je m'en réjoui* J'ai dit, ainsi que vous : ce métier-là m'ennuie. Un beau jour , j'ai quitté la ferme et la régie. Vers le Parnasse alors je me suis dirigé.
BAUDOT
De^ chemin , en ce cas , vous avez bien changé.
TERYILLE.
J'ai déjà rencontré des écueils sur la route.
BAUDOT
Pour devenir illustre, on sait ce qu'il en coûte.
HELYÉTIUS.
Je veux vous être utile, et peut-être aujourd'hui...
( Bu k Baudot. )
Baudot, laissez-moi seul un moment avec lui.
TERYILLE.
Vous acquérez des droits à ma reconnaissance.