‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 101 sur 259 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

Voltaire , it quarante ans , ne faisait qu'y prétendre , Et nos jeunes auteurs cotunencent par le prendre. Je ne suis qu'amateur.

TEavILLE.

J'eâtends : yous protégez Les hommes à talens? vous les enconiagez?

HELVÉTIt7S.

Leur société fait le charme de ma rie.

TEftViLlË.

Et comme votte table est toujours bien servie , Sur leurs productions ils vont vous consulter ?

Plusieurs sont mes amis , et daigneùt m'écouter.

TERYILLE.

Je yeux faire comme eux : j'en croirai vos lumières.

HELviTIUS.

Quels qu'ils soient , mes avis seront au moins sincères.

TERYILLE.

Je yais donc yous montrer quelques vers...

HELVÉTIUS

Un sonnet , Peut' être .î^

TERYILLE.

Non. D'abord , ditesHoaoi , s'il yous platt , Monsieur HelVétius , dolit Vous étiez confrère , Est-il connu d^ yous ?

176 lïELVÉTÏUS.

HELViTiUS.

Assez bien, je Fespère.

Pourquoi demandez-vous ?. . .

TSRVILLE.

C'est qu'ils sont contre lui , Les vers en question.

HELYÉTIUS.

• Contre Helrëtius ?

TERYILLE.

Oui , Et vous les jugerez. Je serai fort docile.

HELYÉTIUS.

Vous VOUS adressez bien , mon cher monsieur TerviUe. Ce sujet-là pour moi sera fort amusant.

TERYILLE.

Je le crois. Je voudrais , prenant le ton plaisant, Faire d'Helvëtius un portrait...

HELYÉTIUS.

Jl me semble, D'honneur , assez piquant d'y travailler ensemble : Personne ne dirait ses dë&uts mieux que moi.

TERYILLE.

Vous faites peu de cas de son livre , je croi ? Hein ?. . . qu'en pensez-vous ?

HELYÉTIUS.

Maisi . . il voulut être utile.

Au reste , je suis loin de le croire homme habile.

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