‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 102 sur 259 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

Et de trouver sur-tout ses ouvrages finis.

Je n'en suis pas content.

TERYILLE.

Vous n'êtes point amis , Je le vois bien ; tant mieux. Vous savez qu41 m'accable , Que j'éprouve l'effet de sa haine implacable ?

H£LYÉTIUS.

Le fait est-il certain? Etes-vous bien instruit?

TERYILLE.

Que trop bien ; et voità comment il se conduit.

Sa vanité se venge en me fasant proscrire.

Mais il est philosophe, en un mot, c'est tout dire* n

HELYÉTIUS.

Vous en voulez beaucoup aux philosophes ?

TEAYILLE.

Moi?

Je les déteste tous , et vous donne ma foi Que je démasquerai, dans un nouvel ouvrage, Maint charlatan paré de ce beau nom de sage ; Et je démontrerai par des principes sûrs , Que tous les maux passés , et présens , et futurs , Décadence des mœurs , guerre , grêle , incendie , Tiennent directement de la philosophie.

HELVÉTIUS

Je vous admirerai , si vous prouvez cela.

On ne soupçonnait point encor ces choses-là.

TERYILLE.

Vous verrez, vous verrez. D'abord, il faut vous lire

Mes vers , et... Les yoici. C'est comme une satire,

En forme dMpitre.

HELVÉTIUS

Âh !. . . . J*en dirai mon avis , Et sans prévention.... ; du moins si je le pnis.

TEEVILLE.

Fort bien. Épître. . . Au moins , ce n'est qu'nn badinage*

HELVÉTIUS

Bon!

TERVILLE.

Épitre..., Et je tiens fort à votre suffrage.

(lUit)

Épitre à l'auteur du livre intitulé : de l'esprit. « Toi qui, mettant au jour un ennuyeux écrit, » Osas rintituler hardiment : De l'Esprit, » Ton lecteur, détrompé dès le premier chapitre , - » M'y peut voir de l'esprit qu'en regardant le titre.

( Il $'f rrête «omme pour recevoir une approbation. )

HELVÉTIUS

Ah ! ah! c'est une pointe , un jeu de mots !

TERVILLE.

Trèsrfin, N'est-ce pas ?

Trouvez- vous ce trait-là bien malin?

Il me semble qu'il doit faire à peine sourire.

.TBRVILJ.E.

La suite est encor nûeux; laissez-moi vous la dire.

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