‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 113 sur 259 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

H£I.yÉTIUS.

Je vous plains. Mais, enfin, n'est-il point de remMe? Quel est cet ennemi qui si fort vous obsède ?

LE BARON

Un fermier-gënëral qu'on appelle, je croi, Monsieur Helvétius.

HELVéTIUS.

Plait-il i^ rëpétez-moi. . .

Monsieur.'^...

LE BÂAOW.

Qelvétius , riche , millionnaire , Du château de Yorë nouveau propriétaire... .

HELVÉTIUS

Cela ne se peut pas.

LE BARON

C'est lui , qui sans égard Me fait poursuivre ...

HELVÉTIUS

£h!mais...

LE BARON

Je lui dois un champar^ Dix pistoles par an , redenrance aBcienne , Dont ma terre est , dit-on , chargée envers la sienne ; Et que j'ai , par malheur , oublié de payer Depuis quinze ans. Eh bien ! ce maudit financier Veut exiger le tout ; il a des gens d'affaires , Qui , sous son nom , Monsieur , travaillent en corsaires.

192 HELVÉTÎUS.

Us dëyorent mon bien avec une fiireur !

Je sais que de Mortagne un petit procureur Voudrait , pour ses dépens , s^adjuger mon domaine. Jugez , Monsieur , jugez de l'excès de ma peine.

HELVÉTÎUS.

Vous avez eu raison de me la confier.

A la faire finir , )e compte m^employer.

LE 9ARON

Vous, Monsieur ?

HELVETIUS.

L'important, d'après ce que vous dites.

Ce serait de vous mettre à l'abri des poursuites ?

LE BAROlï.

Vraiment oui , c'est cela , vous l'entendez fort bien;

HELVÉTÎUS.

Je veux m'en occuper, j'en cherche le moyen.

LE BJlKOV.

O ciel ! que dites-vous P.. Mais la chose est urgente; Tandis que nous parlons ici , l'on instrumente.

HELVÉTIUS

Baron, permettez-moi d'écrire là deux mots, Qui vous procurerontrpeut'étre du repos.

( Il s'assied k «ne table , et se met à écrire. ) LE BAROI9, àpart.

Je commence à le croire, à son air d'assurance; Sa douceur me pénètre et me rend l'espérance... Comment ?. ..Use pourrait. . .Mais voyez quel bonheur!

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