‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 67 sur 259 · JOURDAIN, MICHEL · texte numérisé non relu

JOURDAIN, MICHEL

J0URBAI19.

Quel parti prendrez-yous ?

MICHEL

Eh ! mais , il est tout pris ; A ces manières-là nous sommes aguerris.

Yous verrez qu'on doit faire une avance très-forte , Sans quel'argent vous rentre, et sans qu'il vous rapporte.

JOURDAIN

Et s'ils vont nous plaider ?

MICHEL

Quoi! cela yous fait peur.

Tandis que yous avez un gendre procureur P

JOURDAIN

J'entends mal les procès.'

Oh ! qu'à cela ne tienne , Mon ami ; je suivrai votre affaire et la mienne ; En nous réunissant, il en coûtera moins.

Vous en ferez les. frais; j'y donnerai mes soins.

JOURDAIN

Mais récrit du défunt quUls viennent de nous lire, En justice ils auront grand soin de le produire ?

MICHEL

Eh ! que fait cet écrit? On ne le croira pas.

Pensez-vous que le mort revienne de là-bas ,

Tout exprès pour plaider contre nous, pour se plaindre ?

jeURDAIN.

Mais non ; je ne crois pas que cela soit à craindre, n m'en avait pourtant menacé...

MICHEL

Bon! Comment.^

JOURDAIN

Par ce billet; lisez .... à la fin seulement.

MICHEL lit.

« Tu peux compter qu'exprès je reviendrai.... » Folie! Vous sentez bien que c'est une plaisanterie; On n'est point effrayé d'un mot comme cela , Quand on a de l'esprit...

JOURDAIN

Oh ! oui , quand on en a.

Est-ce que vous croyez aux reyenans ?

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