ACTE III, SCÈNE XL
( Haut ) ( Bfti. )
— Mon maître est bien défunt. — Il se porte à merveille. — Rien n^estplus vrai. — J'ai peur qu'il ne prête Tôreille. — Je dois bien le savoir , )'ai suivi son convoi.
— S'il entendait un mot, ce serait fait de moi.
— Faut-il , si jeune encor, que la mort nous Tarrache ? Ah! — Dans ce cabinet, il est là qui se cache.
— Vous m'interrogeriez ainsi jusqu'à demain.
— Parlez à votre tour. — Non, Monsieur, c'est en vain;
Je ne sais pas tromper. — Grondez-moi, je vous prie.
M. BAIGLEMONT.
Fourbe !
BESCHAMPS, bu.
Plus haut.
M. BAIGLEMONT.
Coquin !
BESCHAMPS, bu.
Bien : entrez en (îirie.
M. BAIGLEMOIïT.
( Haut. ) ( Bas. )
Je m'en vais t'assommer. — Pour mieux cacher ton jeu , N'est-il pas à propos que je te rosse un peu?
BESCHAMPS, bas.
Eh! non; je ne crois pas ce point-là nécessaire.
M. BAIGLEMOÏïT.
( Bas. ) ( Haut , en le rossaat. )
Si; cela fera bien.-^Tiens, voilà ton salaire.
BESCHAMPS.
Aïe! aïe!
i3o LES ÉTOURDIS.
M. DAIGLEMOl^T.
Mais je saurai ce que tu yeux cacher.
DESGHAMPS.
Je ne vous cache rien.
M. DAIGLEMONT.
Paix ; va- t'en me chercher Monsieur de Folleville ; ici je vais l'attendre : Dis-^iui que je le prie au plus tôt de s'y rendre.
BESCHAMPS.
(Haut.) (Bu.)
Oui, Monsieur. — N'allez pas, trahissant mon secret, Déclarer que c'est moi qui vous ai mis au fait.
M. BAIGLEMOIïT, bM.
Non.
DESGHAMPS.
Chassez-moi bien haut .
M. BAIGLEMOIÏT.
Sors vite, ou je t'assomme.
Mon Di^H ! peut-on traiter si mal un honnête homme ?