‹ ŒuvresChapitre 116 sur 240 · ACTE V, SCÈNE III. iSg · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE III. iSg

» arrête par suite d^un mal-entendu qui cessera quand » vous le voudrez. Je me recommande à vos bontés , » et suis , en attendant , avec le plus profond respect , » Votre très-humble , etc. ,

» Williams Fulmër.

En post-scriptum. « Il ne manque rien à Pécrin qui » vous sera remis. »

STUKELY.

Cela est vrai ; voici Técrin , il est complet ; ce n'est pas la faute de ces fripons.

( Il doniiQ récrin à M. Stockwell. )

CHARLES

Monsieur Belcour, nous nous sommes trompés tous deux. Echangeons Toubli de nos erreurst Je suis convaincu qne vous êtes un homme d^honneur, et je vous demande pardon pour Texpression qui m'est échappée,

BELCOUR

C'est assez , Monsieur ; je me suis trompé le premier ; et si miss Louisa , si votre aimable et vertueuse sœur était ici , j'aurais été le premier à lui faire les excuses que je lui dois.

CHARLES

Donnez-^moi la main , monsieur Belcour ; je ne me souviens plus de votre tort envers ma sœur ; il a été l'effet de suggestions étrangères; mais je n'oublierai jajmais le service que vous avez voulu rendre à mon père ; c'est votre cœur seulqui vous l'a conseillé.

i6o LE JEUNE CRÉOLE.

STOCKWELL.

Major OTlaherty, trouvez-vous actuellement que ces jeunes gens doivent se battre ?

o'flaherty.

Non , en vëritë ; je pense que cela n'est plus nécessaire , et je me connais un peu à ces sortes de choses. Une querelle bien accommodée vaut mieux qu'une victoire qui coûte la vie à un brave homme. Totichez-là , Belcour, touchez-là. Sur ma parole , vous êtes une franche dupe ; mais cela vient de votre candeur ; vous êtes trop honnête , trop confiant pour le pays où vous êtes venu vivre.

BELCOUR

Ma confiave ne m'exposerait à aucun danger, Major, s'il n'y avait que des hommes aussi estimables , aussi loyaux que vous l'êtes.

STOCKWELL.

Allons-nous en tous chez moi , où j'espire que nous trouverons d'autres personnes... Stukely, vous êtes allé inviter le capitaine Dudley et sa fille à me faire l'honneur de venir ?

STUKELY.

Oui , Monsieur , et le capitaine aurait accepté peut^ être l'invitation; mais sa fille l'a conjuré de ne point la conduire dans une maison où elle craignait de rencontrer quelqu'un qu'elle ne doit plus yoîr, qu'elle ne veut plus voir, a-t-elle dit.

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