‹ ŒuvresChapitre 147 sur 240 · TALCHIMISTE ET SES ENFANS · texte numérisé non relu

TALCHIMISTE ET SES ENFANS

» Einbrasse2>-moi ; recueillez, cher Âzor, » Ce grand secret , mon meilleur héritage. »

Le tendre fils ne se possédait pas :

Tout en serrant son père entre ses bras , De son trésor il convoitait les charmes, ' Et de bon cœur Tarrosait de ses larmes.

Le père mort, Azor de supputer Ce que pourrait valoir, en lAng, en large, Le cher défunt ; comment le transporter ?

Quatre chameaux y trouveraient leur charge.

Le compte fait, il eut soin promptement D'exécuter le rare testament.

Mais à rinstant où pour lever ses doutes , Il eut au plus versé deux ou trois gouttes , Il s'aperçoit , quelle surprise , ô Dieu !

Que Mélédin donne un signe de vie , Puis, du remède ayant reçu trop peu.

Retombe... Âzor s'épouvante, s'écrie, Ne songe plus, dans son trouble indiscret, A la fiole : elle tombe , se casse ; Tout rélixir se répand. O disgrâce !

On n'en a point jretrouvé le secret.

Ainsi le Ciel de tous trois fit justice ; Ainsi chacun fut puni par son vice.

Dans ce tableau, )'ai peint en raccourci Les traits hideux de beaucoup de familles ; Chez nous du moins qu'il n'en soit pas ainsi, O mes enfans i A mes aimables filles !

CONTE ARABE

Ce pauvre père un jour vous quittera ; En vous quittant il vous regrettera ; Mais, après lui , vous -direz , je Tespère, En consolant votre excellente mère :

Que ne peut-on racheter à prix d^or Un bien si grand , une tête si chère !

Que n'avons-nous à donner un trésor !

Nous l'oBririons, pour revoir notre père.

Vous le direz; oui , je n'en doute pas :

Les bons parens n'ont point d'enfans ingrats.

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