ACTE II, SCÈNE XL
.preuves de la pureté de vos intentions ^ des preuves réelles de la générosité de vos sentimens. •• ^
BELCOUR
Cette preuve-ci vous parait-elle bonne ; qu'en ditesvous?...
( Il lui doaiM M boarsfl. )
M»* FULMER, avec joie.
Excellente ! ( eiu se reprend. ) Yous ne m'avez pas entendue... ]e ne voulais pas dire... mais vous paraissez si honnête!... Enfin , je veux vous servir.
BELCOUR
Eh bien ! ... la verrai-je ?. . .Voulez-vous me conduire , me présenter à elle ?...
M«« FULMER.
Oh ! doucement , cela ne peut pas aller si vite ; on , verra ce qu'on pourra faire pour vous. . . Il faut convenir qu'il y a de singuliers hasards dans la vie! Qui sait si le Ciel ne vous amène pas tout exprès pour rendre heureuse ma jeune amie ! . . .
BELCOUR
Très-heureuse , soyez-en sûre.
M™* FULMER.
Miss Louisa est à marier. . .Vous aussi , je suppose ?. . •
BELCOUR
Sans doute.
M«« FULMER.
A la bonne heure ; car vous sentez bien que , sans cela, je me ferais scrupule.... La jeune personne est fort réservée , fort timide. . .
BELCOUR
Encore une fois , quand la yerrai-j,e ?. . .
M«e FULMER.
Aussitôt que cela sera possible. . . U me faut lui parler d'abord, amener cela de loin, avec précaution... Donnez-moi votre nom, votre adresse; je vous ferai part...
BELCOUR
Mon nom?... je n'ai qu'un nom, qui n'est pas le mien, un nom qu'on m'a donné par charité... Mon adresse?... je ne demeure pas chez moi... je n'ai pas encore de demeure fixe... j'arriye à peine; je ne suis à Londres que d'aujourd'hui...
M"« FULMER, à part.
C'est un nouveau débarqué!... il en a bien l'air.
BELCOUR
Je reviendrai très-incessamment ; vous pouvez y compter. Au moins , je sais où elle demeure.
M«« FULMER, à part.
Quel singulier jeune homme est-ce-là ?
BELCOUR
Vous vous nommez P. . .
M"* FULMER.
Margarita Fulmer^ pour vous servir.
Je m'en souviendrai.