‹ ŒuvresChapitre 61 sur 240 · ACTE II, SCÈNE XXIV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XXIV

STOCKWELL.

Oh ! pour votre ami , ce n'est pas une supposition ; je le suis réellement.

BELCOUE.

Je suis décidé. Il faat que je yons fasse ma confidence.

STOCKWELL.

Me voilà prêt à la recevoir. ( a ptrt. ) Que va - 1 - il me ^ireP

BELCOUR

Vous saurez , mon cher ami , que je suis amoureux; mais amoureux fou d'une jeune personne...

STOCKWELL.

Charmante , adorable , cela va sans dire , puisque vous l'aimez.

BELCOUR

Oh ! ne plaisantez pas. Il est impossible de rien voir d'aussi beau qu'elle ; c'est une taille !... c'est un maintien !... c'est une figure céleste?

STOCKWELL.

Et vous avez déjà fait connaissance avec elle ?

BELCOUR

Oh I non pas. Je sais son nom seulement. Elle s'appelle Louisa. Je l'ai rencontrée dans la rue ; je l'ai suivie; je suis entré avec elle dans sa maison ; mais je ne lui ai pas parlé ; j'ai trouvé une femme du logis qui m'a promis de me procurer quelque occasion de revoir cette aimable personne.

Et qui est cette femme si obligeante?

BELGOUR.

Je ne sais pas trop. Pour la mettre dans mes intërèts^ je lui ai donne ma bourse.

STOCKWÇLL,

Et elle Ta reçue ?

BELCOUa,

Mais , oui... de fort bonne grâce.

STOCKWELL.

n n^est pas difEcile alors de }uger à quelles personnes vous avez afifaire.

BELCOUR

Que Youlez-yous dire ?

STOCKWELL.

Je veux dire que la ville est pleine de ces sortes de femmes qui tendent des pièges aux jeunes gçns et même aux vieillards , de femmes pour lesquelles on fait des folies dont on ne ta^de pas à rougir et à se repentir ; prenez^y garde , mon cher Belcour.

BELCOUR

Oh ! tenez , je n'aime pas les remontrances ; je n'y suis pas accoutume. . . Je vous Tai déjà dit : mes passions ont sur moi un empire absolu.

. Eh bien! faites- vous- en resclave; augmentez leur force par votre faiblesse ; bientôt vous ne pourrez plus même les combattre ; ces fantaisies qui vous paraissent des bagatelles produiront des malheurs graves , et peutêtre irréparables.

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