ACTE III, SCÈNE IL . gS
pecter sa tranquillité , celle de sa famille ; je ne veux pas qu'il soit dit que )'aie s^busé de l'infortune de ce vieillard.
FULMER,
Fort honnêtes sentimens !
M«« FULMER.
II n'y a rien de plus louable. < a part. ) On voit bien que c'est un nouveau débarqué ; nos jeunes gens de Londres ne seraient pas si scrupuleux.
BELCOUR
Allons... il Eaudra tâcberdeme vaincre... M. Stockwell sera contient de moi... Je vais de suite chez miss Rusport.
( II va poar sortir. ) FULM E R 9 bas à madame Fulmer.
Voilà qui va mal pour nos projets î
M™* FULMER, UikFolmer.
Son scrupule nous ruine. Comment faire ?
F Ihh MER, de mime.
Attends... attends... je crois que j'y suis.
BELCOUR, revenant.
U m'est pénible pourtant de renoncer. . . Ah ! si elle n^avait pas été la fille du capitaine!... ou si je n'eusse' pas connu ce brave homme !. . .
FULMER, kpart.
C'est cel^ même... Pourquoi pas.** Excellente idée!..,
( Pendant tout le reste de la scène , Falmer et sa femme se regardent «t s'entendent , sans qne Belcour s*en aperçoive. )
( Haut ^ sa femme. ) Oh ! çà , ma chèré amie , dis-moi donc ,
gG LE JEUNE CRÉOLE.
est-ce que ta penses que ce serait un grand mal d^ayouer à Monsieur la vérité P. . .
M«* FULMER.
La vérité ?. . . mais , en effet. . .
&ELGOUB.
Gomment? quelle vérité? que voulez-vous dire?.. Parlez , madame Fulmer.
M""* FULMER, comme si elle elUit faire on aveu.
Puisque mon mari a commencé...
BELCOUR
£h bien?...
Mme FULMER.
Eh bien P. . . quUl achève. ( a part. ) Aussi bien ne saisje pas du tout ce quUl veut dire.
FULMER, àBelcour.
Monsieur, je vois en vous un jeune homme vertueux , riche , libéral; vous avez un tendre penchant pour ma jeune locataire , qui en est bien digne ; je ne vois pas pourquoi je ne vous dirais pas les choses comme elles sont ; miss Louisa m'en saura gré par la suite , j'en suis certain.
BELCOUR
Voyons ; expliquez-vous donc.
FULMER.
Eh bien!... elle n^est pas la fille du capitaine ; voilà tout.
Mme FULMER, » pan , arec «tonncment.
Bon!...