‹ ŒuvresChapitre 83 sur 240 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

Le théâtre change. La scène est chez M. Stockwell.

Miss CHARLOTTE, STUKELY.

CHARLOTTE

M. Stockwell est sorti , dites-vous ?

STUKELY.

Oui, Madame; il sera bien fâché de ne s^étre pas trouvé au logis pour vous recevoir.

CHARLOTTE

Je venais lui faire mes sincères remerctmens. Vous en savez bien le motif: c'est vous, Monsieur, qui avez eu la complaisance de m'apporter de sa part les trois cents livres sterling que je lui avais demandées à emprunter.

STUKELY!

Et f ai eu Thonneur de vous dire que vous lui feriez plaisir, toutes les fois que vous vous adresseriez à lui en pareille circonstance.

CHARLOTTE

Cela est trop obligeant. Il ne veut pas non plus gar-

der mes diamans , et il m'a annoncé qu'il me les renverrait... Quel est ce M. Belcour à qui il a donné la commission de me les rapporter ?. . .

$TUK£LY«

M. Belcour est un jeune créole qui arrive de la Jamaïque , et auquel M. Stockwell prend le plus vif intérêt.

CHARLOTTE

Il le loge chez lui ,. je crois ?

STUKELY.

Oui , Madame ; mais M. Belcour n'est pas ici non plus pour l'instant. C'est un jeune homme d'une extrême vivacité ; il était rentré tout à l'heure avec beaucoup de précipitation, et il est ressorti de même. Il n'aime pas à rester en place , à ce qu'il me parait.

CHARLOTTE

Lorsqu'il viendra chez moi de la part de son ami , M. Stockwell , il peut être sûr d'être bien reçu... Mais que vois-)e ?... voici quelqu'un de ma connaissance !..« le major O'Flaherty.^...

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