AU COMTE DE OUITAUT
Ce a6 d'aoAt, à la Terne'.
Voui m'avez fait an ploiiir sensible, et il n'y a que voui de qui je le puisse attendre. Mon fils m'a expliqué la choie et la part que vous y avez. Rien au monde n'est mieux. Je m'en vais i BaiAges. Je voudrois y recevoir de vos nouvelles et de l'état de la santé de Madame votre femme*. Trouvez moyen, je voua conjure, de me faire savoir ce qui vous regarde ; il n'y a personne an monde, sans exception, à qui oela touche tant qu'à moi. Je vous écrirai quand je pourrai; faites-en de même. J'ai passé i Ijlle* où j'ai fait vos compliments et vos excuses. On vous prépare de grands reproches. J'ai dit tout ce que j'ai pu; mais on ne se paye pas de médiocres raisons. Au reste, je crois que Madame la Comtesse* est une itignte, car je n'ai point vu de tableaa, et si*
ann^ciRAg, diM probable Ha Ulatlragl. Noiu vojoni dam U JVoitUûlni lie Guitnni tt de Gtueegtu, par H. O'Gilry, k la GiaitAo^o de la ftinill* de Venhamon (tome II, iSSB, p. «41), qua le oonirat de ce leoond mariage fut aignf le «5 octobre lASg.
Lrrr» 97. — Palili^ pour la première foîi dan* le recueil de tutlru Miilii Jt Mmt d* Sinigtié (Kioilermann, p. 17$ ; Bouange, p. »9o).
>. Sur la Terne, vojet el-doMui, p. ii, Uitrê 14 et note 4.
«, Noui ne laurioni dire a'il e*t ici qucition de la première on de la aeconde femme de Gultaut. Dan* le premier ca*, que rend BMex proliable la mention, qui auii, de la ville de Lille (comparer le* /</f fM 86 et 94, p. 1S4 et igj), la lettre lertlt anlMeure i U fin de iflii7 ; dam le *eaond, fl faudrait la placer aprt* octobre llM^ ; voyez la note 4 de la Uitré pr^c^dente.
3. La RoehefouDauld a probablement tfoi^l T/^b, comme ci -deHua, dan* le* lettrei aungni II. < nimi vi<ii»ii> ilr rdivnyi-r.
4. Ett-ce la conir- ..: .1, i.nIii.iii? Uani lu ItHtt toi, k Mme de MTign4, p. loS, c'.-~i y\u,.- .il- lii Ky
it la Coml--u'.
j'ni •oiticiti de toute lun fbice. Je finis par^où j'ni contmeiioÀ : croy» fermement que vous in'avfx fait un grand plaisir, vl que je le scna bien. Aussi, Dieu vous le r«nde. Ronsnir.
J'ai bien cru, Madame, que vous auriez la bonti à» me plaindre duna* la prrie que j'ai faite, et que voua tturîci quelque couipflssîOH de la destiui^e d'une per- Runne qui vous a toujouiii laut honon^e, et A qui vous avez toujours tant ti^moi){né d'amiiîtS. J'ni dltiïma uu^re* el A um femme t'bonueur que voua leur faites : elles voua eu i-endeut mille grikces lr^s-t)uu)bles. Pour moi, Madame, je oi'ois que voua me faites bleu ta justice de croire que je reçois romme je dota toutes vos bontés, et que je suis, plu» que personne du monde,
Votre tri>s-huiubtc et tn^s-obOissunt serviteur,
ï.k RoCURFOUCAtlLD.
A Vei'ta-îl, k a(> J'iK-iobre iCfig.
SutcrifiHan : A Madame Madauie la marquise de Sablé.
LcTwa gS. — I)'a|in^ l'urigiiial Rutugraphe, qui noiw « iti oon- Muni<|u^ par te» M. le duo de la Baoltpfaiioauld-I.iancaurt. Dtiix fauillrtt in*4*, Cette lettre a M p\Mi<h <taui le* i<ilition« de 181B, p. «35, de i8>S, p. 475, de iBfii), p. 341), et par V. Goutin, daut MèJam* itn SMé, p. S*o. — Oounille dit dan* «e« Mtmtirr, (p. 408) qu'en Mlobre i6tig, •« rendant i Madrid, il p«aM par Verieuil, «A il porta 1 la nouvelle da la mort de Mme la pritiaette de Har> eillae. ■ Il ajoute : « Je trouvai que M. de la HiioUefouDauld na nartihoit plui : 1m eaux de Baronet l'ai-oienl mit en cet 4tat. » •Uitii et, ttuia ligne*
plui Ui, Il 7 a deux
aoa LBTTRBS.
S( vouf pouviez me devoir des excuses, ce seroit de celles que vous venez de me faire et de la méchante opinion qu*il me semble que vous avez de moi. J'irai bientôt vous en faire mes plaintes, et vous demander la continuation de mes anciens droits, qui sont d*étre chassé de chez vous sans façon. Sans cela, je nç serois jamais ' en repos, et je sais trop bien qu'on iucon^mode souvent, quand on est persuadé de n'incommoder jamais '.Hl me parut que vous fûtes bien contente de Mme de Montespan*; j'en ferai ma cour* auprès d'elle. Je Tai déjà faite auprès de M. le Grand Prieur', sur tout ce qu'il a fait pour M. le bailli de Valançay'. J'aurai
LsTTBB 99. — - Porte feuUUi de KalUnt^ tome II, fol. aSs et Yerto, aatogrtphe ; cachets oonservéi ; «u dot s « Rochefoucauld. » Publiée dans lei ëditioni de z8i8, p, 934, de i8a5, P. 473, de 1869, p. 345, et dam Madame d§ SMé^ p. 5 19. — On voit, par le contenu, que cette lettre n*a pu être écrite ni avant 1667, année où le commandeur de Souvré, frère de Mme de Sablé, eut le titre de Grand Prieur, ni après 1670, année de sa mort. Par ce qui est dit de Mme de Montespan il devient probable que la date nVst point antérieure à 1668.