Sur Bartet, royez p. 56, lettre aa, note
5. Melchior de Harod de Senevas, marquis de Saint-Romain, conseiller d^État, abbé de Préau et de Gorbigni, mort, un peu plus qu'octogénaire, en 1G94, se montra fort attaché, durant la Fronde, au prince de Condé, pour le compte duquel il faisait des pamphlets contre le Cardinal. Saint-Simon, dans une note ajoutée par lui à une de ses additions à Dangeau (i5 juillet 1694), l'appelle a amphibie de beaucoup de mérite,... conseiller d'État d'épée sans être d'épée, avec des abbayes sans être d'Eglise, d « Homme d'esprit et de capacité, » dit Mademoiselle (tome III, p. 53) ; a odieux » à Mazarin, dit Retz (tome III, p. 401), « et par l'attachement qu'il avoit à M. de Chavigni, et par celui qu'il avoit eu, à Munster, i M. d'Avaux. » Ce Saint-Romain fut ensuite résident de France en Allemagne et en Suisse, et chargé d'une négociation en Portugal. C. Moreau, dans la Bibliographie des Magarinadet (tome I, p. Sgo et 391), cite un « Extrait de l'instruction envoyée par le prince de Condé au sieur de Saint-Romain, étant de présent en Champagne; Compiègne^ Julien Courant, i65a. » C'est un ordre à cet agent politique de se rendre à Bruxelles, comme le dit, trois lignes plus bas, cette lettre-ci, et d'apprendre à Tarchiduc Léopold et au comte de Fuensaldagnc que, malgré la déclaration pacifique faite par les Princes, sur la nouvelle de l'éloignement de Mazarin, ils n'en sont pas moins décidés à continuer la guerre.