‹ ŒuvresChapitre 20 sur 31 · A MONSIEUR · texte numérisé non relu

A MONSIEUR

Monsieur DE CHATEAUBRIAND »

AU PIED DU LAURIUMy

A KÉRATIA,

• ACbènes, ce 38 août 1806.

« Mon très-cher hôte,

« J'ai reçu la lettre que tous m'ayez fait rhonneur de m'écrire. « J'ai TU avec peine que les yents aUsés de nos contrées tous retien> « nent sur le penchant du Laurium, que les signaux n'ont pu obte- «c nir de réponses , et que la fièyre , jointe aux Tents, augmentait les « désagréments du séjour deKératia, situé sur l'emplacement de « quelques bourgades que je laisse à Totre sagad é le loisir de trouTor. « Pour parer à une de tos incommodités, je tous enToie quelques « prises du meilleur quinquina que Ton connaisse ; tous le mêlerez « dans un bon Terre de Tin de Malaga, qui n'est pas le moins bon « connu , et ceb au moment oii tous serez libre , aTant de manger. « Je répondrais presque de TOtre guérison, si la iBèTre était une ma- « ladie; car la Faculté tient oicore la chose non décidée. Au reste, ft maladie ou «HerTescence nécessaire , je tous conseille de n'en rien « porter à Céos. Je tous ai frété , non pas une trirème du Pirée, mais « bien une quatrirème , moyennant quarante piastres , en ayant reçu « en arrhes cinq et demie. Vous compterez au capitaine quarante-cinq « piastres vingt : le jeune compatriote de Simonide tous les remet- « tra : il Ta partir après la musique dont tos oreilles se souTiennent « encore. Je songerai à Totre protégé, qui cependant est un brutal : il ne « faut iamais battre personne, et surtout les jeunes filles ; moi-même « je n'ai pas eu à me louer de lui à mon dernier passage. Assurez-le « toutefois, monsieur, que Totre proteedon aura tout le succès qu'il « doit attendre. Je rois avec peine qu'un excès de fatigue, une in- « somnie.forcée, tous a donné la fièTre, et n'a rien aTancé. Tranquil- « lement ici pendant que les Tents alises retiennent Totre naTire, •( Dieu sait où , nous eussions Tisité Athènes et ses euTirons sans Toir «Kératia,8eschèTre8et ses mines; tous eussiez surgi du Pirée] à « Oéos, en dépit du Tent Domiez-moi, Je tous prie, de tos nooTdleB, « et faites en sorte de reprendre le chemin de la France par Athènes. « Venei porter^oelqaes offrandes à Minerre pour TOtre heureux re- « |oiir,ao7ei persuadé queToosm vue ferei jamais plus de plaisir

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« qne de venir embellir notre solilade. Agrées ^ Je Toue prie, riseii- « ranoe, etc.

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